de SAINTE-HERMINE |
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D'hermine plein Supports : deux sauvages tenant une massue. |
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D'hermine
plein. |
D'argent
à six hermines de sable, posées trois et trois. (Ce blason est présent dans l'église de Mérignac) |
Cette famille, d'ancienne chevalerie, est originaire de l'Aunis. Elle s'établie en Saintonge et en Angoumois, où elle a possédé les terres du Fa, Tourtron, Saint-Même, Pontbreton, Marsac, la Laigne, Chenon, Mérignac, Coullonges, Saint-Laurent et de la Barrière. Parmi leurs différentes possessions en Charente se trouvaient : - Tourteron (Saint-Simeux) : d'avant 1401 aux environs de 1530. - Pontbreton (Nersac) : des environs de 1400 aux environs de 1479. - Bordeville (Saint-Cybardeaux) : des environs de 1400 au 15 juillet 1417. - Le Fa (Sireuil) : Avant 1467 au 27 janvier 1764. - Saint-Même : Avant 1458 aux environs de 1497. - Hiersac : Aux environs de 1570. - La Barrière (Mosnac) : du 23 août 1679 à la Révolution de 1789. - Mérignac : du 15 août 1661 à la Révolution de 1789. |
Noms isolés : |
- de SAINTE-HERMINE Gérard. Il fut l'un des seigneurs (proceres), nommés dans une charte de l'abbaye de Tonnay-Charente de l'an 1090. |
- de SAINTE-HERMINE N., assista en 1117 à la dotation de l'abbaye de Trizay. |
- de SAINTE-HERMINE Eustache. Il fit partie de la troisième croisade, comme il appert d'une charte donnée à Acre en 1191, indiquée dans l'ouvrage de M. TOGER sur la noblesse de France aux croisades. |
- de SAINTE-HERMINE Hélie, chevalier. Il confirma par une charte de 1218, une donation de certains droits faite sur les églises du Fa et de Lineuil (Sireuil ?), à l'abbaye de La Couronne, par Hugues de SAINTE-HERMINE, son frère. |
- de SAINTE-HERMINE Aymeric. Il assista à la septième croisade, comme on peut le voir dans une charte datée de Damiette de mois de novembre 1249, et qui constate qu'il engagea ses biens présents et à venir à ALPHONSE, comte de Poitiers, en retour de la garantie que ce prince lui avait accordée pour un emprunt fait à Anfreo NICOLAÏ pour subvenir aux dépenses de la croisade. En vertu de cet engagement, la maison de SAINTE-HERMINE fut admise au musée de Versailles, et son écusson placé dans la troisième salle carrée. |
- de SAINTE-HERMINE Guillaume, Monseigneur, fut mentionné dans un acte de 1302, relatif à une vente de bois faite par Hugues de POMPEAU, chevalier paroissien de l'église de Balzac (du diocèse d'Angoulême), à Raimond AUBERT, clerc d'Angoulême. |
- de SAINTE-HERMINE Aymeric, chevalier. Il rendit en 1342, un aveu des fiefs qu'il possédait dans les paroisses de Neusle, Hussau et Chadenac, à AYMARD, seigneur d'Archiac. |
- de SAINTE-HERMINE Héliot, écuyer.
Il servit en 1356, à la tête d'une compagnie de 4 écuyers et d'un archer, dans l'armée que le roi Jean avait en Angoumois. Il donna, le 22 janvier 1356, une quittance scellée de son scel, à Jean CHAUVEL, trésorier des guerres, de la somme de 45 francs 5 sols tournois, pour ses gages militaires, et pour ceux de 4 autres écuyers et d'un archer, sous le gouvernement de GUILLAUME, seigneur de Montleçun, chevalier, capitaine et sénéchal d'Angoulême. Sur une quittance de gages datée du 21 janvier 1357, d'Angoulême, était apposé son sceau avec un écu d'hermines à 6 merlettes. (Germain DEMAY). Héliot servit encore comme écuyer, le 3 février 1358. Il rendit un aveu à GUILLAUME, évêque d'Angoulême, en 1399, de sa terre des Gouffiers-Malatrais, qu'il tenait en fief du chef d'Isabelle de DOMPT, sa femme, héritière de Pétronille de GOUFFIER. |
- de SAINTE-HERMINE Jean, servit en Languedoc en 1358, comme écuyer dans la compagnie d'Aymeri, bâtard de La ROCHEFOUCAULD. |
- de SAINTE-HERMINE Suzanne. Elle épousa, le 24 juin 1656, Henri GUITON de MAULÉVRIER. (NADAUD). |
Branche du FA : |
I) de SAINTE-HERMINE Arnaud, écuyer. Il était en 1354, capitaine de Châteauneuf, avec une compagnie de 4 autres écuyers et d'un archer. Il donna quittance de ses gages en cette qualité, à Barthélémy de DRACH, trésorier des guerres du Roi, le 11 juillet 1354, sous le gouvernement de Monseigneur Guillaume de NÉELLE, sire de Souchi, capitaine d'Angoumois, la somme de huit vingt dix livres, huit sols tournois, monnaie courante, laquelle quittance était scellée de son scel représentant :
Il épousa, vers 1335, Isabelle de LÉOTARD (alias LEUTARD), fille de Seguin, chevalier, qui lui donna pour enfants, au moins : |
II) de SAINTE-HERMINE Guillaume, valet, (écuyer), seigneur
de Tourteron et de Pontbreton. Il rendit hommage de sa terre de Tourteron, mouvant de la châtellenie de Châteauneuf, à Louis, duc d'ORLEANS, comte d'Angoulême, en 1401, et en 1411 à Jean, comte d'ANGOULÊME. Guillaume en avait rendu un autre le Ier août 1401 à Aimard ODARD, seigneur de Lignières, pour son fief de Bouteville, qu'il possédait du chef de sa femme Isabelle DUSSOLIER, fille de Pierre et de Jeanne DUMAS. Isabelle DUSSOLIER, dame de la Frécellière (plus tard la Filière), hérita de la terre de Saint-Même en Angoumois. Le 15 juillet 1417, Guillaume fit un acte de vente, avec son fils Jean, à Elie BERTRAND, prévôt, moine, un fief appelé Bordeville, (Saint-Cybardeaux). Il déclarait tenir ce fief de Seguin LEUTARD. Ils eurent pour enfants :
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III) de SAINTE-HERMINE Jean, valet. Il naquit après le mariage de sa sœur, c'est à dire après 1383. Jean rendit en 1400 à Aymard, seigneur d'ARCHIAC, son aveu des terres que possédait en 1342, paroisses de Neusle, Neuillac, et de Husseau, Aymeric de SAINTE-HERMINE. Il les lui vendit en 1429. Jean servit en 1418 dans la compagnie de Pierre BOUQUET en qualité d'écuyer. Il épousa Marguerite de La DUCH, qualifiée de noble, dame du Fa. (Elle était veuve en 1435, et épousa en secondes noces GALEAS de PLUVIERS, chevalier). Le 10 mai 1435, elle rendit un aveu de son ménement et dépendance de la Liège (Mosnac), à l'abbé de La Couronne. (Acte signé Jean BOMPART). En 1445, Marguerite rendit un dénombrement de sa terre de Marsac, au devoir d'un fer de lance doré, au comte d'Angoulême. Elle était alors qualifiée de demoiselle, et veuve de Pierre GALEAS de PLUVIERS, chevalier, seule et unique héritière de Gaillard de La DUCH, seigneur de Chadenac. Elle rendit encore deux autres aveux, l'un du 19 mai 1430, et l'autre du 14 novembre 1437, au seigneur de la Sirerie de Pons, en Saintonge, pour sa terre d'Usson, au devoir d'un chapel de rose Un aveu lui fut rendu en 1451, par Jean BERTRAND, écuyer, pour les fiefs et moulins de la Vergne, le fief de la Sablière, et autres fiefs. Marguerite, par son mariage, apporta dans la famille de SAINTE-HERMINE, les terres d'Usson, fiefs et dépendances; la prévôté de Marsac, paroisse de Sainte-Leurine, châtellenie d'Archiac; ainsi que la produit de la vente faite le 11 juin 1414, à Jacques POUSSARD, (seigneur de Paire), de la Forteresse et de la Tour de Chadenac, avec toutes ses dépendances et appartenances, pour le prix de 200 écus d'or. Jean de SAINTE-HERMINE décéda jeune, laissant pour enfants, au moins : |
IV) de SAINTE-HERMINE Jean, écuyer,
seigneur du Fa, Tourteron, Pontbreton, Saint-Même, Marsac, Usson,
etc.., Il rendit et reçut un grand nombre d'aveux, d'hommages et dénombrements pour ces différents terres. (Tourtron en 1445, Saint-Même en 1458, Pontbreton, relevant du château de Lignières, en 1448, etc.) Jean rendit un dénombrement de la terre et seigneurie du Fa, le 4 juin 1467, à RAMNULPHE, évêque d'Angoulême. Il épousa le 25 octobre 1435 Marguerite GOUMARD, fille de Bertrand, écuyer, seigneur d'Echillais, et d'Anne BONNELLE. Par ce contrat de mariage, (passé devant Guillaume REAL, archidiacre de Saintonge), Bertrand et sa femme devaient donner à leur fille la somme de 40 livres assignée en la terre et seigneurie de Tonnay-Charente, et sur la terre qui fut jadis à dame Marguerite d'ARCHIAC, etc. Jean décéda après 1467, ayant eu pour enfants :
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V) de SAINTE-HERMINE Hélie,
chevalier, seigneur du Fa, Marsac, Tourteron, Pontbreton, Saint-Même,
etc. Il rendit aveu pour Saint-Même, à la comtesse d'Angoulême, en 1464. Hélie fut qualifié de "nobilis" et "potens vir dominus", dans un aveu qu'il reçut le 3 septembre 1483, de Gallant DRIET, écuyer, seigneur de Saint-Simon, pour le fief d'Herbault, relevant de Marsac. Cet acte fut passé à Châteauneuf. Jeannot PEYRIER, écuyer, seigneur de Lamotte, lui rendit aussi aveu pour son fief relevant de la prévôté de Marsac, dans un acte passé à Saint-Même le 27 avril 1481. Comme seigneur du Fa, il donna son dénombrement à l'évêque d'Angoulême, le 28 juillet 1509. Il avait également fait un hommage au comte d'Angoulême, en 1476, à cause de son fief de Marsac. Hélie passa une transaction avec la famille de CORLIEU, où il apparaissait que le seigneur du Fa avait cédé ses droits dans Hiersac, Champmillon, Saint-Saturnin, moyennant un hommage pour la Filière. Hélie revendit aussi à Guillaume II de La ROCHEFOUCAULD, la moitié de la terre du Parc d'Archiac, qui lui était échue de la succession de Blanche d'ARCHIAC, son aïeule maternelle. Il passa aussi une transaction avec frère Hélie FAYARD, procureur, religieux de l'abbaye de La Couronne, pour le maisnement, moulins, terre au lieu de la Liège, paroisse de Mosnac, le dernier jour de mai 1471 (acte signé DUPUY). Il décéda en 1513. Le nom de sa femme est inconnu. Il eut pour enfants :
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VI) de SAINTE-HERMINE Claude, écuyer,
seigneur du Fa, Tourteron, Saint-Simeux, etc. Il acheta en 1502 les 2/5ème du fief de Marsac de Jacques de RABAINES, seigneur d'Usson. Claude fit avec Hélie, son père, des inféodations à divers particuliers, le 20 juillet 1500. Il décéda avant 1508, laissant de Cécile JOUBERT, dame de la Vergne et Saint-Simeux, son épouse (Elle se remaria en 1527, avec Estienne FOREAU, écuyer, sieur de Tesson) : |
VII) de SAINTE-HERMINE Joachim,
chevalier, seigneur du Fa. Il fut l'un des 100 gentilshommes de la maison de François Ier. Joachim épousa le 27 janvier 1527 Anne GUIBERT, fille de Jean, maire de La Rochelle, juge des traites de Saintonge et de La Rochelle, et de Jacquette FOREAU, dame de la Laigne, et de Champdeniers. Devenue veuve, elle vendit en son nom et au nom de ses deux fils, la seigneurie de SAINTE-HERMINE, à Guillaume GÉLINARD, écuyer, seigneur de Malaville. Ils avaient eu pour enfants :
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VIII) de SAINTE-HERMINE Jean, chevalier,
seigneur du Fa, la Laigne, etc. La reine de NAVARRE et les princes de NAVARRE et de CONDÉ aliénèrent en sa faveur les terres et seigneuries d'Hiersac, Moulle (Mioulle), et village de l'Habit, dépendant de l'abbaye de La Couronne et maison de la maîtrise d'école d'Angoulême, en 1570. Jean fit ses premières armes dans la compagnie d'Ordonnance sous les ordres de M. de BURY. Il joua un certain rôle dans les guerres de religion. Lorsqu'à la fin de 1567, le prince de CONDÉ recommença la guerre, Jean fut nommé par ce prince, gouverneur du Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge. Il se jeta dans la Rochelle, où il avait quelques alliances, chassa CHABOT de JARNAC qui y commandait pour le roi, s'empara de tous les postes de la ville, fit prêter serment de fidélité aux habitants, répara les fortifications, et forma des compagnies d'infanterie et de cavalerie. Les gentilshommes protestants accoururent alors pour se joindre à lui. Se sentant plus fort, il fit sortir ses troupes qui s'emparèrent de Luçon, Maillezais, Marans, l'île de Ré, etc. Mais la paix de Lonjumeau, en mars 1568, vint mettre un terme à ses succès, et le 19 mai suivant, il remit à CHABOT de JARNAC, le gouvernement de La Rochelle. Le 7 décembre 1556, Jean fit cession de la seigneurie de Beaulieu à Pierre DEXMIER, et le 27 décembre suivant, ce fut au tour de la seigneurie de Mirande (maison noble dans Marthon), d'être céder à Martial Le BESSON, demeurant à Marthon. (François ROUSSEAU : Données généalogiques sur les familles de SAINTE-HERMINE et DEXMIER). Jean épousa, par contrat de 1560, Lucrèce de LUSIGNAN, veuve de Jean de LOMAGNE, sieur de Montaigu, fille de Jean, seigneur de Lusignan en Agenois. Le 14 février 1557, suite à une offre de retrait lignager contre Pierre DEXMIER, il fit une transaction avec ce dernier. Il était représenté par Nicolas PÉROCHEAU. (Louis JOUSSELIN, notaire). (François ROUSSEAU : Données généalogiques sur les familles de SAINTE-HERMINE et DEXMIER). En 1555, Jean avait vendu à Pierre BAUDOUIN, la seigneurie de Beaulieu. Ce dernier l'ayant revendu 2 ans plus tard à Pierre DEXMIER, Jean porta à nouveau une offre de retrait lignager contre ledit Pierre DEXMIER. il était représenté par messires MARTIN et PÉROCHEAU. Une transaction fut à nouveau signé sur ce point le 27 juin 1558 (JOUSSELIN, notaire). (François ROUSSEAU : Données généalogiques sur les familles de SAINTE-HERMINE et DEXMIER). Etant veuve, son procureur remit pour Lucrèce de LUSIGNAN, comme tutrice de ses enfants, un hommage, le 25 octobre 1570. Ils eurent pour enfants, au moins : |
IX) de SAINTE-HERMINE Joachim, chevalier,
seigneur du Fa, la Laigne, etc. Il suivit d'abord le parti de la Religion Réformée, puis il se convertit à la religion catholique. Joachim était en 1596, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV. Il épousa le 10 juin 1581, Barbe GOUMARD, dame de Fuvellien (Finelière ?) et du Chay, fille de Charles, chevalier, seigneur d'Ardillère, et d'Hardouine de BARBEZIÈRES. Devenue veuve, représentant ses enfants, il y eut un arrêt du Parlement de Paris, avec ladite de LUSIGNAN, mère de Joachim, le 11 juillet 1606. Joachim décéda le 9 septembre 1597, ayant eu pour enfants :
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X) de SAINTE-HERMINE Hélie,
chevalier, seigneur du Fa, la Laigne. Il épousa le 9 octobre 1607 Isabeau de POLIGNAC, fille de François, chevalier, seigneur de Fontaines et de Saint-Aigulin, et de Louise de LANES. Ils eurent pour enfants :
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XI) de SAINTE-HERMINE Joachim, chevalier,
seigneur du Fa, Saint-Laurent, colonel d'infanterie. Il fut tué au siège du château Trompette, à Bordeaux, en 1649. Joachim épousa le 17 juin 1635 Anne de POLIGNAC, fille de Louis, baron d'Argence, et de Suzanne GEOFFROY. Etant veuve, elle vendit par acte du 2 mai 1662 (CLADIER, notaire), le fief de Chenon, à Antoine DEXMIER, chevalier, seigneur de Chenon, Domezac. De cette union naquirent :
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XII) de SAINTE-HERMINE Hélie,
chevalier, seigneur du Fa. Il fut maintenu dans sa noblesse par Mr. BARENTIN le Ier septembre 1667. Hélie se convertit à la religion catholique, le 30 novembre 1668. Il fit, le 16 janvier 1669, purifier et réconcilier l'église de son château du Fa, fondée et dotée d'un revenu considérable par ses ancêtres, sous le nom de Sainte-Bénigne, martyre. Cette église avait été profanée de plusieurs manières, depuis que CALVIN en personne, par sa funeste induction, avait fait tomber dans l'hérésie Jean de SAINTE-HERMINE, l'un des ancêtres dudit messire Hélie. Hélie épousa le 6 août 1663 Suzanne de GUIBERT, fille de Henri, sieur des Landes, et de Diane de POLIGNAC. Elle lui donna pour enfants :
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Branche de MÉRIGNAC et de COULONGES : |
XII) de SAINTE-HERMINE Louis, chevalier,
seigneur de Chenon, Mérignac, et de Foucherolle. Il abjura la religion protestante, entre les mains du prieur de La Couronne, en 1688. Louis fut maintenu dans sa noblesse, par M. d'AGUESSEAU, intendant de Limoges, le 21 janvier 1667. Il épousa par contrat du 15 août 1661 passé en la maison noble de Mérignac, (alias 1665), Marie (alias Françoise) de LIVENNE, fille d'Isaac, chevalier, seigneur des Brosses, de Mérignac, et de Françoise de SAINTE-HERMINE. Ils eurent pour enfants :
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XIII) de SAINTE-HERMINE Louis,
chevalier, seigneur de Mérignac. Il fut nommé colonel du régiment de Caylus-Infanterie le 18 juin 1704, puis le 17 octobre suivant, colonel du régiment Royal-Vaisseaux Infanterie. Louis assista aux sièges de Mons, Namur, Verceil, au combat de Luzzara, et à celui de Steinkerque où il fut blessé d'un coup de baïonnette, etc. Il fut nommé chevalier de Saint-Louis le Ier janvier 1705 "pour avoir, dit le brevet, pendant de longues années, dans les divers emplois de guerre qui lui ont été confiés, et en toutes occasions qui s'en sont offertes, donné des preuves d'une valeur singulière, aussi bien que de son expérience et capacité au fait de guerre, activité, sage conduite, zèle et affection au service du Roi, et avoir reçu plusieurs blessures, etc." Louis fut constitué procureur général pour madame de SAINTE-HERMINE, au cours de l'inventaire du feu sieur de GOUSSÉ, son mari, aux date du 8 au 20 août, et 21 septembre 1715. (ROCQUET, notaire), (Bulletin de la société Aunis et Saintonge : 1886 (II-1880) Louis épousa le 22 octobre 1708, Blanchefleur-Geneviève de GUIBERT, dame de Coulonges, fille de Louis, écuyer, sieur des Landes et de Coulonges, diocèse de Saintes, gouverneur de Saint-Jean d'Angély, et subdélégué des maréchaux de France dans la même ville. De cette union naquit : |
XIV) de SAINTE-HERMINE Louis-Clément,
seigneur de Mérignac et de Coulonges, né à Coulonges
le 26 août 1710. Il fut reçu le 14 août 1725 page de la reine, puis fut capitaine au régiment de Vibray-Dragons. Louis Clément décéda à 45 ans, et fut inhumé le 13 janvier 1766. Il avait épousé Elisabeth GUITON de MAULÉVRIER, dame d'Agonnay, et en eut pour enfants :
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Branche de la BARRIÈRE : |
XII) de SAINTE-HERMINE César,
chevalier, seigneur de Saint-Laurent, la Barrière. Il épousa en 1687, Marie Le GRAND, fille de Louis, chevalier, seigneur des Gallois. César décéda le 23 octobre 1719, ayant eu pour enfants :
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XIII) de SAINTE-HERMINE Hélie,
chevalier, seigneur de Saint-Laurent, la Barrière. Il fut garde de la marine en 1705. Hélie épousa Madeleine FÉ, fille de Jean, écuyer, seigneur de Boisragon, et de Madeleine de LESTOILE. Il décéda le 3 mai 1758, ayant eu pour enfants :
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XIV) de SAINTE-HERMINE Jean, dit
le marquis de SAINTE-HERMINE, chevalier, seigneur de la Barrière. Il fut lieutenant au régiment de Beauvoisis (1747), reçu chevalier de Saint-Lazare en 1769, et nommé en 1771 commandeur de Saint-Philippe. Jean épousa en 1755 Louise-Angélique de ROULLIN, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Templerie. Il décéda le 15 octobre 1792, ayant eu pour enfants :
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XV) de SAINTE-HERMINE Emmanuel-Armand-Jean-Bénédicte,
né le 19 décembre 1770. Il fut reçu âgé de 2 ans, chevalier de minorité dans l'ordre de Malte le 30 mars 1772, entra aux pages du roi Louis XVI en 1781, et en sortit le Ier mars 1789, après avoir été deux ans premier page. La même année, il monta dans les carrosses du Roi, et fut nommé à l'âge de 18 ans, capitaine au régiment de Picardie-Cavalerie, puis en 1791, lieutenant dans la garde constitutionnelle de Louis XVI. Forcé de se cacher après la journée du 10 août, il réussit à s'échapper de Paris. Il fut arrêté à Morlaix au moment où il allait passer en Angleterre. Emmanuel fut détenu pendant plusieurs mois au château du Taureau, puis mis en liberté par le tribunal révolutionnaire, en considération de sa grande jeunesse. Revenu dans sa famille, il lui fallut partir pour être incorporé dans les bataillons mobiles. Cependant, sur la demande du colonel de gendarmerie des Deux-Sèvres, qui avait été sous-gouverneur des pages de Louis XVI, il fut attaché à la gendarmerie de Niort, comme volontaire. Emmanuel fut envoyé dans la Vendée avec ce corps, et fut fait prisonnier à Fontenay, lors de la prise de cette ville par les Vendéens. Reconnu par Henri de La ROCHEJACQUELEIN, qui avait été sous-lieutenant dans la garde constitutionnelle, il partagea et sa chambre et son lit. Lors de la visite des départements de l'Ouest par NAPOLÉON, en 1808, il fut désigné pour commander la garde d'honneur à cheval destinée à recevoir l'empereur, qui le gratifia d'une boîte d'or à son chiffre. Emmanuel fut appelé en 1817 à la présidence d'une des sections électorales du département des Deux-Sèvres, présida le collège électoral de ce département en 1820 et en 1830. Nommé le 25 février 1818, maire de la ville de Niort, il réalisa le projet formé depuis plus de trois siècles, d'amener au sein de cette ville les eaux de la fontaine du Vivier, ce dont le conseil municipal lui témoigna hautement sa reconnaissance le 18 juillet 1822. Il fut nommé en 1820, chevalier de la Légion d'Honneur, puis en 1827, membre de la chambre des députés par les Deux-Sèvres, et membre du conseil général de ce département par ordonnance royale du 20 août 1828. Emmanuel fut encore nommé en 1830, préfet de la Vendée, puis en octobre 1832 de l'Allier, qu'il quitta en 1834, officier de la Légion d'Honneur en 1838, et pair de France le 7 novembre 1839. Il décéda à Niort le 18 mars 1850. Emmanuel avait épousé en octobre 1795 Marie-Agathe BERTHELIN de MONTBRUN, fille de Jean-Gabriel-Simon, seigneur d'Aiffres, et de Marie-Henriette BROCHARD de la ROCHEBROCHARD : De cette union naquirent :
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XVI) de SAINTE-HERMINE Pierre-Hélie-Madeleine,
comte, puis marquis de SAINTE-HERMINE, par la mort de ses frères aînés, né le 10 décembre 1774. Il était à l'âge de 12 ans chanoine, comte de Brioude, (sans être dans les ordres). A la Révolution, Pierre rentra dans sa famille, et fut pendant plus de 20 ans maire de la commune de Saint-Liguaire, près de Niort (Deux-Sèvres). Pierre épousa le 17 février 1808 Catherine-Emilie HUGUETEAU, fille de Jean-Etienne-Alexandre, et de Marguerite-Henriette CHARRIER de La MARCADIÈRE. Ils eurent pour enfants :
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XVII) de SAINTE-HERMINE Jean-Hélie-Emile,
naquit le 22 janvier 1809. Il faisait son droit à Poitiers, en 1829, lorsqu'il adressa à l'académie royale de Bordeaux un mémoire sur "l'influence du divorce de Louis VII sur les destinées de la France", question que cette société avait mise au concours depuis plusieurs années, et obtint le 22 juillet 1830, une couronne et une médaille d'or. Jean Hélie entra en 1830 dans la carrière administrative, et fut d'abord secrétaire particulier du comte de SAINTE-HERMINE, préfet de la Vendée. Il le suivit à Moulins et fut nommé en mars 1835 membre du conseil de préfecture, puis secrétaire général du département de la Vendée. Jean Hélie fut désigné en 1840 par le conseil d'arrondissement de Bourbon-Vendée pour être membre du comité supérieur d'instruction primaire et membre du jury d'examen des aspirants aux fonctions d'instituteurs des deux sexes. L'association des départements de la Charente, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Vienne et Vendée, le choisit pour son président, et il dirigea en cette qualité les travaux des congrès d'Angoulême (1847), Bourbon-Vendée (1848), Niort (1849), La Rochelle (1850), et Angoulême (1851). Nommé en mars 1850 membre du conseil général de l'agriculture, du commerce et des manufactures, il fit partie des commissions chargées d'examiner les réformes proposées par le gouvernement à la législation sur les marais salants, à l'importation des bestiaux étrangers, et aux engins fabriqués. Il fut nommé rapporteur par ces commissions. Il fut désigné par plusieurs comités électoraux, en 1849, comme candidat à l'assemblée nationale, et obtint une honorable minorité. Aux élections du corps législatif, en mars 1852, il fut également présenté par le gouvernement comme candidat pour le département de la Vendée, où il fut élu. Jean Hélie fut l'auteur, outre le mémoire précédemment évoqué, de plusieurs autres ouvrages : 1° Traité de l'organisation et des élections municipales (première partie en 1835). 2° Respect au tombeau de nos pères. 3° De quelques questions d'économie agricole intéressant les départements de l'Ouest. 4° De l'organisation des conseils de préfecture et des améliorations qui pourraient être apportées dans la magistrature administrative. (extrait de la Revue de législation et de jurisprudence) 5° Des biens communaux. 6° Du libre échange et des effets qu'il produirait dans notre pays. 7° Historique de l'administration départementale. 8° Notice historique sur l'Ile-Dieu. (Extrait des annales de la société royale académique de Nantes). 9° Notice sur la ville des Sables d'Olonne. Jean Hélie publia également plusieurs autres mémoires et articles dans différentes revues et mémoires de sociétés savantes. Fondateur de la Revue de l'Ouest, il en fut rédacteur en chef pendant plusieurs années. En récompense de ses services, il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur. Jean Hélie épousa le 17 juillet 1839 Marie-Aglaé Le GAGNEUX, fille de François, ancien magistrat au Cap-Français (Saint-Domingue). De cette union naquit :
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Branche de PUYBOLLIER (ÉCHALLAT). (André AUDOUIN : Echallat, notre village). |
XV) de SAINTE-HERMINE François André, né à la Barrière le 8 octobre 1783. Il avait épousé à Echallat le 10 septembre 1806, Marie Victoire GÉRARD, fille de Jean-Marie, écuyer, seigneur de la Guerene et des Collines, et de Marie QUANTIN de FESSOU. François André décéda à Le 6 avril 1834 à Saint-Surin, près de Châteauneuf, ayant eu pour enfants :
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XVI) de SAINTE-HERMINE André François, né à Puybolier le Ier juillet 1814. Il épousa à Angoulême le 15 décembre 1847, Caroline Mathilde PARLON, âgée de 17 ans, née à Limoges le 26 octobre 1830, fille de Martial et de Marie BERGER. De cette union naquirent :
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XVII) de SAINTE-HERMINE Jules Antoine, marquis, né à Angoulême le 19 avril 1864. Il devint officier d'Infanterie. Jules Antoine épousa le 30 octobre 1913 Renée Marie MOUSSAUD, et eurent pour enfants, au moins :
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Branche de la LAIGNE : |
XI) de SAINTE-HERMINE Hélie,
sieur de la Laigne. Comme curateur des enfants mineurs de feu Benjamin de LIVENNE, seigneur de Laudray, il fut en procès en 1666, contre Philippe de CERZÉ, écuyer, seigneur de Choisy, en son nom et celui de son épouse, Paule de LIVENNE. Hélie épousa Madeleine Le VALOIS de VILLETTE, fille de Benjamin, seigneur de Villette, et de Louise-Artémise d'AUBIGNÉ, dame de Murçay, tante de Mme de MAINTENON. Hélie décéda après 1677, ayant eu pour enfants :
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XII) de SAINTE-HERMINE Henri-Louis,
chevalier, seigneur de la Laigne, dit le marquis de SAINTE-HERMINE. Il fut incarcéré à la Bastille en 1686, comme protestant, puis expulsé du royaume en 1688. Henri Louis se retira alors en Hollande et suivit Guillaume en Angleterre, avec le grade de major dans le régiment de Schomberg. Il fut également capitaine de vaisseau, et décéda en 1715. Henri Louis épousa Marie-Marguerite-Geneviève de MOREL, fille d'Achille, marquis de Putanges : Ils eurent pour enfants :
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- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles
de l'ancien Poitou. |