de Martreuil
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1) D'argent au chevron de gueules accompagné
de trois tourteaux de sinople, au chef vairé d'or et
d'argent.
(Nicolas de Sainte-Marthe)
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2) De sable fretté d'or. (Blason
d'Itier de Martreuil, évêque de Poitiers, d'après
les notes de M. Tranchant, dans sa notice sur Chauvigny. D'après
Beauchet-Filleau, il est possible que ce soit une erreur.)
Ce nom de Martreuil est parfois confondu avec celui de Mareuil.
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Très ancienne famille du Poitou, probablement originaire
des environs de Montmorillon où se trouve le village de Martreuil.
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Filiation suivie : |
I) de Martreuil Ithier. Il acquit
la seigneurie d'Aizie, en 1394, de Gauvain, alias Germain Chenin. |
II) Martreuil Jean,
seigneur de Martreuil. De son mariage avec N., il eut pour enfants : |
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1) Guillaume, qui suit.
2) Ithier, parfois appelé de Mareuil,
grand chantre de la cathédrale de Poitiers. Il fut nommé
évêque du Puy, puis de Poitiers, de 1395 à 1405,
date de sa mort. Il avait intenté un procès à
Louis d'Orléans, son prédécesseur au siège
de Poitiers, pour les réparations à effectuer aux possessions
de l'évêché. Mais Louis d'Orléans étant
mort en 1395, le procès se termina par une transaction, avec
les administrateurs de ses biens, à la somme de 1250 francs
d'or. Après la mort d'Ithier, en 1405, son successeur se retourna
également contre les héritiers, pour la même raison
de l'entretien du temporel et obtint 2000 francs.
Il fut également chancelier du duc de Berry. En 1396, il tint
un synode à Poitiers. En 1398 il fut choisi par Pierre de Giac,
chancelier de France, pour être avec Simon de Cramaud, l'un
de ses exécuteurs testamentaires. En 1402, il était
en procès contre Jean de Cramaud et Orable de Montléon,
sa femme, à cause de la tour et de la terre de Touffou (Bonnes
-86). Il leur réclamait le devoir qui lui était dû
à mutation de seigneur et il les accusait d'entreprises contre
ses droits. Le Ier février 1402, il reçut du roi un
don de 500 francs d'or pour bons et agréables services.
En 1406, l'inventaire des reliques et joyaux de l'église de
Poitiers mentionnait "une fort belle chappe qu'à donné
le seigneur Ithier de Martreuil, de vénérable mémoire,
évêque de Poitiers, en laquelle est comprise presque
toute la Bible, et enrichie d'un magnifique orfroy. C'est la plus
belle de toutes." Le chapitre de Saint-Pierre de Poitiers célébrait
son anniversaire le 24 juillet, et, en 1632, les chanoines recevaient
encore une distribution d'argent pour la célébration
de cet anniversaire.
En 1562, lorsque les protestants vinrent à Poitiers, ils brisèrent
le mausolée d'Ithier de Martreuil, évêque de Poitiers,
dont la figure, sculptée sur le couvercle, était en
albâtre.
3) Olivier, chanoine de l'église
de Poitiers. Il fut nommé par le roi, en 1365, trésorier
de Saint-Hilaire Le Grand, en remplacement de Roger de Felton. Il
fut ensuite évêque de Chalon sur Saône. En 1404,
il fit son testament, léguant à l'église de Poitiers,
où il avait été chanoine, 20 livres pour la fondation
d'un service anniversaire. Il institua parmi ses exécuteurs
testamentaires son frère Ithier, chantre de Poitiers.
4) Jean, doyen de l'église de
Saintes. En 1426, il reçut de Jeanne Buffeteau, veuve de Pierre
Chasteignier, seigneur de Saint-Georges de Rexe, un aveu, au nom et
comme ayant bail et gouvernement de Mathelin de Martreuil, son neveu. |
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III) de Martreuil Guillaume, chevalier,
seigneur de Martreuil, et Ruffec en partie. Il prêta à Ruffec,
le 28 octobre 1361, entre les mains de Jean Chandos, le serment d'obéissance
au roi d'Angleterre. Le 13 juin 1364, il rendit hommage au seigneur de Ruffec
pour deux fiefs. Le 11 avril 1369, le roi Charles V donna à Louis
de Maillé et à Guillaume de Martreuil tout ce qu'ils pourront
enlever aux Anglais, par exploits de guerre dans le duché de Guyenne,
sauf les villes fermées.
Il épousa en premières noces Jeanne D'archiac, fille d'Aymar,
chevalier, seigneur d'Archiac, Saint-Mégrin, et de Marie Chasteigner.
Ils n'eurent pas de postérité. Il épousa alors en secondes
noces Marie, alias Jeanne d'Argenton, dame de la Roche-Ruffin, Gascougnolle
et Hérisson, fille unique de Jean, seigneur d'Hérisson, et
de Charlotte de Melle. Elle apporta à son mari de nombreuses terres.
Elle se remaria avec Jean de Torsay, sénéchal du Poitou, puis
avec Jean Arignon, seigneur de l'Espinaye.
Le 14 août 1408, Guillaume rendit hommage, à cause de sa femme,
Jeanne d'Argenton, pour Argentières (Prailles -79), mouvant de Saint-Maixent,
et le 21 août suivant, il fit un aveu au duc de Berry, pour le domaine
d'Argentières, ainsi que pour des terres, paroisse de Prailles. En
1413, Jeanne Aynard rendait à l'abbé et au couvent des Châtelliers,
et à Guillaume de Martreuil, seigneur des Heszirs, (Aizie ?), à
cause de sa femme, un aveu pour l'hébergement de Charrioux.
En 1413, Guillaume faisait un don à l'abbaye de Nanteuil en Vallée.
Le 9 juin 1419, des lettres de Charles, fils du roi de France, comte de
Poitou, donnée en faveur de Simon de Cramaud, cardinal de Reims et
administrateur du diocèse de Poitiers, lui permettaient d'ajourner
au Parlement siégeant dans cette ville, Guillaume, héritier
de feu Ithier de Martreuil, évêque de Poitiers, pour l'obliger
de payer 100 livres tournois de rente perpétuelle dues par cet évêque
pour une fondation.
Il avait eu de son second mariage : |
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1) Mathelin, alias Mathurin,
seigneur d'Hérisson. Le 8 novembre 1424, Ithier de Martreuil,
son tuteur, donnait procuration pour faire l'hommage du fief Hérisson,
relevant du duché de Thouars, à devoir de rachat. Le
Ier février 1430, Jean d'Argenton et Charlotte de Melle étant
décédés vers 1429, Mathurin, son frère
Jean et sa soeur Jeanne réclamaient une part de l'héritage
de ceux-ci, leurs grands-parents, contre leur mère, Jean Arignon,
son troisième mari, et Jeanne de Torsay, sa fille du second
lit. Il dut mourir sans postérité.
2) Jean. Le 6 avril 1434, il poursuivait
Jean Arignon et Marie d'Argenton, sa femme, le sieur de Mortemart
et Jeanne de Torsay en restitution d'une somme de 3000 livres qu'Ithier
de Martreuil avait jadis prêtée à Jean d'Argenton
et à Charlotte de Melle, père et mère de Marie
d'Argenton, et ce en qualité d'exécuteur testamentaire
du dit Ithier.
3) Jeanne, dame d'Aizie, Hérisson
et de la Saisine (Vautebis -79), la Liborlière (Pamproux -79),
Leigné (Lhoumois -79), Argentières, le Plessis-Olivier
(Chiché -79).
Elle épousa en premières noces Antoine de Vivonne, qui
fut décapité à Poitiers en 1431, pour avoir voulu
d'emparer du roi Charles VII en arrêtant Georges de La Trémoille,
puis en secondes noces, vers 1436, avec Aymar de La Rochefoucauld,
seigneur de Montbazon, à qui elle apporta ses terres. Il rendit
hommage lige au comte d'Angoulême, à cause de son château
d'Angoulême, le 14 avril 1436, pour son château d'Aizie
et la moitié indivis de la haute, moyenne et basse justice
de Ruffec. Il fit aveu d'Argentières le 25 juin 1443, à
Charles d'Anjou, comte du Maine. Le 21 avril 1447, il fit aveu de
Leigné et de Mauvergne (Beaulieu sous Parthenay -79). Le 18
mars 1451, il transigea, devant Autanet et Georget, notaires à
Ruffec et Bouin, avec Micheau Turpin, écuyer, seigneur de Jouhé
et autres, au sujet des différents qu'ils avaient pour la dîme
de Bouin (Deux-Sèvres). Il dut mourir en 1455, car le 14 novembre
de cette année, Jeanne de Martreuil, dite veuve d'Aymar, rendit
hommage à Jean du Fouilloux pour les terres de la Rairie et
de la Sanelière, paroisse de Beaulieu.
En 1459, elle tenait de Secondigny son fief du Plessis-Olivier, à
foi et hommage lige et à rachat.
Jeanne vivait encore en 1467.
4) Guillemette, qui épousa Guy
de Vivonne, seigneur de Fors et de Saint-Gouard. Le 6 octobre 1405,
étant veuve et ayant bail et gouvernement de ses enfants mineurs,
elle fit aveu à Niort pour le château et châtellenie
de Fors, et le 6 décembre suivant, aveu et dénombrement
pour la même terre. |
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Beauchet-Filleau : Dictionnaire historique et généalogique
des familles du Poitou.
- abbé F. Jacques : Taizé-Aizie,
notes monographiques. |
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