LA BRUNYE, LA BRUNIE, puis LABRUNERIE |
D'argent à trois merlettes de gueules. |
Cette famille originaire du Limousin (Rochechouart), s'établit progressivement en Charente, et se ramifia en plusieurs branches : à Rochechouart, à Saint-Christophe de Confolens (alliances de Villeger, Du Petit Mesuras, Desbordes, de Villeflayoux, à Availles-Limouzine (alliances Du Doignon, De Villedary - département de la Vienne), et à Cellefrouin et Saint-Claud. Son nom varia énormément, passant de La BRUNYE, à La BRUNIE, La BRUNERIE, LABRUNERYE, et LABRUNERIE. La difficulté provenant du fait que l'on orthographiait à la fin du XVIème siècle, La BRUNYE, mais que l'on prononçait LABRUNERYE. La particule "De" était ou non présente suivant qu'il s'agissait d'actes du clergé ou de l'état civil, et de la période pré et post-révolutionnaire. |
I) de LA BRUNYE Arnaudon , sieur de la Brunye, "marchand bourgeois" de Rochechouart, propriétaire de la terre de la Brunye (en Corrèze), depuis au moins 1590, et seigneur de la Doradière (Rochechouart). Les membres de cette famille avait droit à être inhumés dans l’église St Sauveur, l’une des plus importante de Rochechouart. Il épousa catholiquement Françoise Soury. Il décédèrent, lui en février 1599, et elle en février 1629. De cette union naquirent, au moins :
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Branche de Saint-Claud - Cellefrouin : |
II) de LA BRUNERYE Jehan. D'une alliance inconnue, il eut : |
III) de LA BRUNERYE Jehan, qui épousa Marguerite de Vérinaud. Ils eurent pour enfant :
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IV) de LA BRUNYE Jehan, né en 1620. Il exerça la profession d'apothicaire à Saint-Claud (Charente). Il avait épousé Simone Marguerite Rainaud (alias Reynaud) le 26 décembre 1644 (âgée de 15 ans), fille de Jean, écuyer, et de Léonarde Merle. L'union fut célébré à Cussac en Limousin, par son frère Louis de LA BRUNYE, alors curé de Saint-Claud. De cette union naquit :
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V) de LA BRUNYE Michel, né en 1645, apothicaire. Il décéda le 27 février 1689, âgé de 45 ans, et fut enterré à Alloue (Charente).
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VI) de LA BRUNYE (La BRUNERYE) René, né en 1671. Il décéda en 1711. Il avait épousé le 7 février 1702, à Champagne-Mouton, Françoise Freduroux (décédée en 1762), fille de Jean et de Marie. Ils eurent pour témoins René Alloncle, Antoine Cathelineau, Antoine de LA BRUNERIE, tous parents des deux parties. Ils déclarèrent ne pas savoir signer.
De cette union naquit : |
VII) de LA BRUNYE (La BRUNERIE) Clément. Il épousa à Saint-Claud, Jeanne de Lognon du Genest. De cette union naquit :
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VIII) de LA BRUNIE (LABRUNERIE) Jean, officier de la marine royale à Rochefort. Il épousa Marie Thareau de Larial (née à Beaulieu sur Sonnette en 1752), fille de Jean, sieur de Lisle, notaire, et de Marie Duboys de La Bernarde. Jean porta et transmit les armes de la famille Hériard dont il était descendant par sa femme.
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IX) de LA BRUNERIE Jean, sieur de la Garenne, né à la Bernarde, à Saint-Amant de Boixe en février 1770.
Sa grand-mère Jeanne Hériard décédait au même endroit un mois plus tôt.
En 1793, il habitait à Chez Vérinaud (Cellefrouin). Il épousa à Cellefrouin en 1786 Anne Servant (Elle avait pour parrain François Mesturas, seigneur de la Coste), et était fille de Louis et de Marie Maret; Dans leur contrat de mariage, reçu Chenioux et Bressure notaires royaux, contrôlé à Rochefort le 27 juin 1786, on pouvait voir que Jean Grosyeux avait une procuration de Jean de LABRUNY, père, pour consentir au mariage. Sa mère, Marie Thareau de Larial était présente. Le mariage religieux fut célébré à Cellefrouin le 18 juillet 1786; Il décéda le 14 octobre 1831, ou 1832, (chiffre mal défini), à 9 heures du matin, acte rédigé par Nadaud, maire de Cellefrouin, en présence de Jean de LABRUNIE et de Louis de LABRUNIE. De cette union avec Anne naquit : |
X) de LABRUNIE Jean, dit Brochet, né le 26 septembre 1793, propriétaire à Cellefrouin.
Il décéda le 3 mai 1849. Il demeurait à Leslots, aujourd'hui les Elots (Cellefrouin). La maison de la famille LABRUNIE date du XVème siècle. Elle était une partie du château. Il avait épousé en 1813 à Cellefrouin, Marie Joubert (née le 26 septembre 1793, et décédée le 23 mai 1849), d'où : |
XI) de LABRUNIE Louis, né à Cellefrouin le 11 octobre 1817. Il épousa à Saint-Claud, en 1850, Marguerite Thomas (née à Alloue le 27 octobre 1818), veuve de Simon Armant, aubergiste à Saint-Claud, et fille de Alexandre Thomas et de Françoise Lévêque. De cette union naquit : |
XII) de LABRUNIE Auguste Pascal, né à Saint-Claud le 27 juillet 1855. Il habitait aux Leslots, et passa sa vieillesse dans la propriété des Lagarde à Ebréon, où il décéda en 1944. Il épousa Juliette Bernard, et eurent pour enfant :
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XIII) de LABRUNIE Henriette, née à Cellefrouin le 11 avril 1898, à la maison des Elots. Elle partit très jeune habiter à Angoulême chez la baronne Jérôme Chabert, et quitta cette ville pour rejoindre Ebréon la veille de son mariage avec Maurice-Emile-Hélie LAGARDE (né le 5 aout 1896 et décédé le 24 juin 1970 à Ebréon). Cette alliance se fit par l’intermédiaire de la baronne Chabert et du général Delouche, ami de Maurice-Emile et maire d’Ebréon. Leur mariage fut célébré à Cellefrouin et fêté à Beaulieu sur Sonnette. Elle décéda le 14 septembre 2000. Ils eurent pour enfant, une fille unique :
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Branche de Rochechouart : |
II) de LA BRUNYE Junien, né en 1581, et décédé en 1634. Catholique, il épousa Anne Fontaneau, calviniste (qui décéda en 1644). Ils eurent pour enfants :
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III) de LA BRUNYE Jean, apothicaire, né en 1622, décédé en 1681. Jean rédigea un "livre de famille", dont voici quelques extraits : "Le 5è jour de febvrier 1599, jour de samedy, environ 5 heures apprès midy, décéda Arnauthon de Labrunye mon grand père, et fut ensevely le lendemain en l'esglise de St Sauveur de Rochechoird, aux tombes de ses prédécesseurs. M. Labeste, prieur des Cordeliers de St Junien, fist l'oraison funèbre, assisté de ses religieux pour faire les funérailles. signé jean de la Brunye" "Le trentiesme jour du mois d'octobre 1656, les soubz signés anciens et autres de l'église réformée de Rochechouart, Louis Reynaud, médecin, Jean Fourgeaud, Daniel Boulesteys, advocats, Abraham Soury, Pierre De la Chaulmette, appothicaires, Jean de La Chaulmette, Louis Boudaud, marchands, David Soury et Jean de Labrunye, bourgeois, se sont tous obligés à haut et puissant François de Roy de Larochefoucaud. Faict par M.Ferant, pasteur de Champagne Mouton." Il épousa Suzanne Boulesteys, calviniste, et en eut pour enfant, entre autres :
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IV) de LA BRUNYE David. Le 11 août 1697, il écrivit, au sujet de souci que le vicomte de Rochechouart et le marquis de Pompadour, deux des plus puissants seigneurs du limousin demeuré dans la foi catholique, générèrent sur sa famille alors protestante :: « Le 11e aoust 1697, il fut passé le contrat de mariage entre Pierre Tillard de Pougodein, de la ville de Barbezieux en Xaintonge, et Suzanne de Labrunye, ma sœur. Ils receurent la bénédiction par les mains de M. Desbordes, curé de la ville de Barbezieux, le mardy 22me octobre 1697 , dans la chapelle du chasteau de Barbezieux (.?.) Le 6e may 1698, par arrest du conseil. Le prévost de la ville de Montmorillon est venu dans nostre maison accompagné de M. nostre sénéchal et M. nostre procureur d’office et quatre archers pour faire la visite chez les gens de la religion, sy nous avions des armes et des livres touchant la religion. Ils en ont trouvé la quantité de 30 ou 35; ils en ont faict inventaire; ils les ont mis entre les mains de Jean Goursaud, maire du dict Rochouard. Le 8e novembre 1698, par une requeste présentée à M. le maréchal d’Estrées portant que l’on ferait la visite chez les gens de la religion [pour voir] s’ils n’avaient point d’armes et [exiger] qu’ils donnassent leurs déclarations de l’année qu’ils avoient faict leurs abjurations, c’est M. de Langalerie, lieutenant du prévost de Montmorillon, accompagné de quatre de ses archers, qui a faict la visite. David de Labrunye. » Voici un autre récit fait par David, au sujet du corps de Pierre Tillard, retrouvé assassiné le 22 décembre 1719 : "Le vendredy et le 22e décembre 1719, entre 9 et 10 heures du soir, sortit de sa maison pour aller en ville Pierre Tillard, sieur de Pontgaudin, mon beau frère; et avons demeuré sans scavoir de ses nouvelles jusque au mercredy ensuivant, 27e du présent mois, qu'un homme en se promenant le descouvrit dans la rivière, entre un lieu appelé la Balangerie et le moulin de Monville, distant de demi-lieue de Barbezieux. Cet homme vint advertir les messieurs de la justice du dict Barbezieux qui s'y transportèrent sur le lieu avecque un médecin et un chirurgien qui firent la visite du corps. On luy trouva un coup de baston sur le bras droit, la cravatte qui avoit deux noeuds fort serrés et que l'on luy avoit tordu le cou. On n'a point encore peu trouver aucune preuve jusque à présent de ses meurtriers." Il décéda le vendredi 7 avril 1747 à 11 heures du soir, d'un mauvais rhume, âgé de 78 ans. Il avait eu pour enfant, au moins : |
V) de LA BRUNYE Raymond. Il écrivit ceci après le décès de son père : "Le 19 mars 1747, dimanche de la Passion, David de la Brunye, mon père, eut une grosse enrhumure jusqu'au jeudy 23e suivant qu'il envoya chercher M. Buisson, curé de St. Auvent, pour le confesser et luy administrer la saint communion le même jour. Le dimanche des Rameaux, il luy prit une fièvre qui ne le quitta point, avec ces redoublements toutes les heures. Le mardy 28, M. Buisson vint le voir pour le maintenir dans sa nouvelle religion, et luy proposa de recevoir le sacrement de l'extrême-onction qu'il reçut avec toute sa connaissance. Le jeudy, 5 avril, à 11 heures du soir, sa fièvre augmenta avec des redoublements à tous les quars d'heure jusqu'à 10 heures du soir (sic), qu'il me donna sa bénédiction et mourut le vendredy 7 avril, à 11 heures du soir, avec les sentiments d'un bon chrestien, âgé de 78 ans cinq mois et quatorze jours. Il fut enterré dans l'église de Rochechouart, sous le banc de la confrérie du St. Sacrement, par M. Marcillat, prêtre, curé de la paroisse, le 9 avril 1747, jour de la Quasimodo, entre 8 et 9 heures du matin." |
Cette branche donnera plus tard un sous-préfet de Rochechouart à la fin du second empire, et au début de la IIIème République. |
Noms isolés : |
- de LA BRUNIE Marie. Elle fut la seconde épouse aux environs de 1750, de François de Montalembert. Ils eurent plusieurs enfants qui décédèrent sans laisser de postérité. |
- de LA BRUNIE Jean, seigneur de Fougeras. Il épousa Jeanne de Lavaud, et eurent pour enfant :
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- Recueil sur le Clergé du diocèse d'Angoulême, par l'abbé Nanglard - Bulletins de la Société Scientifique Historique et Archéologique de la Marche-Limousine, 1880 - Armorial d'Abzac - "Livre de Raison des Sieurs de La Brunye", (1599-1792) - Renseignements et données généalogiques fournies par la famille Gauthier Lagarde et M. Alain Duboys de Labarre |