de CÉRIS |
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D'azur à
la croix alaisée d'argent. (Maintenu de noblesse par d'AGUESSEAU) |
Famille de Saintonge venue s'établir en Poitou. Il est coutume de faire remonter l'origine de cette maison au XIème siècle. Il y avait alors des chevaliers bannerets de ce nom. |
Noms isolés : |
- de CÉRIS Rose et Reginald, paraissent comme témoins, dans une charte de Simon de BEAUGENCY, confirmative d'une donation faite précédemment par ce seigneur, à l'abbé de Marmoutier, l'an 1149. |
- de CÉRIS Béatrix, épousa vers l'an 1180, Eudes, seigneur de Vendeuvres. |
- de CÉRIS Boson, (de Cerisio), chevalier, seigneur de Menet (Montbron), et de Saint-Laurent La Chaux. (La légende veut que la Comtesse de CÉRIS, l’épouse du Comte de SAINT-LAURENT, fit un vœu à la fontaine du lait (alias du Coudert) : si elle était mère dans l’année, elle donnerait son nom à la commune et ferait édifier une chapelle. Le vœu fut vraisemblablement exaucé puisque St Laurent la Chaux s’appelle désormais St Laurent de Céris.) Il fit un accord avec le prieur de Montbron en 1280. Ce fut de lui que paraît descendre la famille des CÉRIS d'Angoulême. (Notes du comte de MAUSSABRÉ). Il eut pour enfant, au moins :
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- de CÉRIS Guillaume, vivant en 1313. Il fut abbé du monastère de Déols, en Berry. Il y fallait faire des preuves de noblesses et l'on y admettait que des gens des bonnes maisons. |
- de CÉRIS André, trésorier du chapitre de Saint-Hilaire le Grand, eut un procès contre Louis VITAL, qu'il perdit le 26 mars 1355. Il fit appel au Parlement de Paris, mais son jugement fut maintenu le 21 avril 1358. |
- de CÉRIS Guillaume, fut député en 1366, par la ville de La Rochelle, vers le roi Jean, prisonnier des Anglais et détenu à Calais. Ce fut peut-être lui qui le 6 décembre de la même année, était gouverneur pour le prince Thomas de WOODSTOCK, fils du roi d'Angleterre, des terres qu'il possédait en Poitou. (Chartes de Charroux). |
- de CÉRIS Jean, seigneur d'Arfons et de Varennes. Il eut, entre autres enfants :
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- de CÉRIS Claude, écuyer, seigneur de la Mothe (Saint-Claud), rendit un aveu au seigneur de Montonneau, le 3 janvier 1440. |
- de CÉRIS Jean, écuyer, rendit aveu et dénombrement le 4 janvier 1440, à noble Jean FAY, écuyer. (Archives de Nanteuil). |
- de CÉRIS Jeanne, était veuve de Emery ARDILLON, lorsqu'elle épousa en secondes noces Jean PRÉVOST, écuyer, seigneur de Sansac et d'Aizecq. Il était fils de Guillaume, varlet, seigneur d'Aizecq, et de Catherine de SANSAC. Le 28 mars 1447, il transigeait avec Pierre ARDILLON, tuteur des enfants mineurs du premier mariage de ladite Jeanne. Elle était à nouveau veuve le 4 mai 1477, lorsqu'elle rendit un aveu à l'abbé de Nanteuil en Vallée pour la terre de Sansac qu'elle avait en douaire, et pour la seigneurie de Puybottier en novembre 1477. (Généalogie PRÉVOST). |
- de CÉRIS Antoine, écuyer, seigneur de Céris. Il habitait l'élection du Blanc, et servit comme archer au ban de 1491. |
- de CÉRIS Marie, qui épousa vers 1450 Jacques de La MAGDELEINE, écuyer, seigneur de Durfort, premier maître des comptes de Louise de SAVOIE. Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Léger de Cognac, devant l'autel de Notre-Dame. |
- de CÉRIS Clos. En 1376, il était seigneur de Bonnemie (Canton d'Oléron). La seigneurie fut divisée en deux lots, à la suite de deux partages passés entre ses enfants en 1385 et 1388. L'hôtel et "l'hébergement ancien" de Bonnemie furent alors attribués à Jean de CÉRIS, son fils aîné. |
- de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Bonnemie. Il rendit son hommage à André de VILLEQUIER, seigneur de l'île d'Oléron, le 20 mars 1454. Il eut peut-être pour fille :
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- de CÉRIS Charles, était en octobre 1551, en procès avec Ambroise JOUSSEAUME, qui lui contestait l'aumônerie de Saint-Maixent. Ce fut lui sans doute, qui le dernier jour de février 1572, transigea au sujet de la révocation de la résignation que son oncle lui avait faite. |
- de CÉRIS Jean, moine à Saint-Maixent. Il fut prévôt de cette abbaye en 1554-1579. Il fut en même temps prieur de Romans, en 1575. |
- de CÉRIS Catherine qui, le 16 octobre 1559, était veuve de Jean RAVARD, de son vivant, seigneur d'Oriou. |
- de CÉRIS François, seigneur du Bois. Il épousa vers 1546 Jeanne PRÉVOST de SANSAC, fille de Guillaume et de Catherine GUY. Ils eurent au moins :
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- de CÉRIS Charles, était dit seigneur des Deffends et de Thuré, le 8 avril 1585. |
- de CÉRIS Adam, écuyer, seigneur de Javerzac. Il était vivant à la date du 5 janvier 1608. |
- de CÉRIS Antoinette, était en 1621, veuve de Jean de MATHEFELON, écuyer, seigneur de la Charrière. |
- de CÉRIS Etienne, était cessionnaire de François de VALOIS, comte d'Allais, comme il apparaît dune transaction faite en 1635, au sujet des sommes qui étaient dues à Etienne de VALOIS. (Archives de la Charente). |
- de CÉRIS Jeanne, dite sœur de Saint-Placide. |
- de CÉRIS Suzanne, de Châteaucouvert, dite de Saint-François. |
- de CÉRIS Louise, de Châteaucouvert, dite de Saint-Maur. |
- de CÉRIS Renée, dite sœur de Sainte-Catherine. Elle était avec Jeanne, Suzanne, et Louise (citées ci-dessus), le 5 mai 1654, religieuses au couvent de l'Incarnation à la Mothe-Saint-Héraye. |
- de CÉRIS Gabriel, écuyer, seigneur de Beauregard, et : |
- de CÉRIS Louis, habitant la paroisse de Mauzé, furent maintenus nobles en 1667, par BARENTIN. (GOUGET). |
- de CÉRIS Marie Anne, était le 17 février 1718, épouse de Martial de LONDEIX, chevalier, seigneur de Puyferrier. |
- de CÉRIS Jacques, expatrié pour cause de religion, arrivé à Amsterdam, reparti pour Hambourg, le 20 septembre 1722. (Notes EUSCHÉDÉ). |
- de CÉRIS Marie Anne, épousa Pierre JAY, chevalier, seigneur du Châtelard (paroisse de Saint-Front). Elle fit son testament avec son mari le 18 mai 1723. (Archives de la Charente). |
- de CÉRIS Jean Baptiste, chevalier, seigneur de Châteaucouvert. Il assista le 5 juillet 1725 au mariage de Louis Eutrope BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE. |
- de CÉRIS Jean André, décédé à Pioussay le 7 décembre 1766, âgé de 34 ans. Il était peut-être un petit-fils d'Alexandre, troisième du nom, de la branche de Châteaucouvert. |
Branche de CHÂTEAUCOUVERT : |
Châteaucouvert est situé sur la commune Migron (Charente-Maritime). Cette terre relevait autrefois de l'évêché de Saintes. |
- de CÉRIS Elie, seigneur de la Motte (Saint-Claud) (alias Château Astier), qui vivait en 1374. Il fut l'aïeul, ou le bisaïeul du suivant : |
I) de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Château-Renault, et de la Mothe (Saint-Claud), en Angoumois. (José DÉLIAS : article sur la Mothe dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente). Il rendit un dénombrement à François de La ROCHEFOUCAULD, à cause de sa châtellenie de La Rochefoucauld, le Ier décembre 1486, ou 1496. Il semble qu'il fut père de :
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II) de CÉRIS François, seigneur de la Mothe (Saint-Claud). Il rendit hommage à Louise de SAVOIE, comtesse d'Angoulême, le 10 juillet 1497. Fut-il le père des enfants qui suivent ?
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III) de CÉRIS Hélie, écuyer, seigneur de Château-Renault (Fontenille), de la Mothe (Saint-Claud), et de divers fiefs mouvants de la châtellenie de Rochefort sur Charente (Charente-Maritime). Il était le 6 juillet 1525, sous la tutelle de François de La ROCHEFOUCAULD, son oncle. (Acte signé REMOND, notaire royal). Il fit un accord en 1525 avec son beau-frère Christophe de La CHAMBRE, écuyer, seigneur de la Jarrie-Audouin. Il épousa Jeanne de SAINT-GELAIS, qui lui donna pour enfants :
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IV) de CÉRIS Hilaire, écuyer, seigneur de la Roche-Coural, Chazel, et de la Mothe. Il épousa en premières noces le 19 juillet 1564, (alias par contrat du 10 juin 1554), Jeanne de COUCHAUD, fille de Louis, écuyer, seigneur de Crèvecœur, etc., et de Louise GRAND. De ce mariage naquit :
Ils eurent pour enfants :
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V) de CÉRIS Jean, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, la Roche-Coural. Il épousa par contrat passé le 26 avril 1593, (par P. AUDAYER, notaire), Jeanne de PUYVERT, veuve de Jean TURPIN, écuyer, seigneur de Bouin, et fille de Barthomé, écuyer, seigneur de Cerzé, et de Claude AISSE. Ils eurent pour enfants :
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VI) de CÉRIS Alexandre, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, et de Boissec (Canton de Matha - Charente-Maritime). Il épousa par contrat du 11 ou 13 juin 1617, Madeleine Le ROYER, fille de Louis, écuyer, seigneur des Bordes, la Liardière, et de Suzanne de CALNARD. (Le contrat fut passé aux Bordes, par PORCHERON, notaire). Il avait acheté en 1618, avec son beau-père les deux tiers du logis de Boissec, de Philippe de GRANGES. Le 10 juin 1629, il partagea avec son frère Abraham la succession de leurs père et mère. De son union avec Madeleine naquirent :
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VII) de CÉRIS Alexandre, écuyer, seigneur de Châteaucouvert, (paroisse de Migron, élection de Saint-Jean d'Angély), et de Boissec. Il épousa par contrat du 5 mars 1658 (acte reçu GUÉRET, notaire), Marguerite des GITTONS de PUYVERT, fille de Barthélémy, écuyer, seigneur de Chenay (Mairé-Levescault - Deux-Sèvres), et de Catherine PENIGAULT. Il fut maintenu dans sa noblesse par M. d'AGUESSEAU, intendant du Limousin, le 7 avril 1668, sur le vu de ses titres remontant à 1473. Lui et sa femme étaient décédés lors du mariage de leurs enfants, qui étaient :
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VIII) de CÉRIS Alexandre, chevalier, seigneur de Châteaucouvert et de Chenay. Il rendit hommage les 28 février 1695 et 11 mai 1716, à Civray, pour la Vigerie, et les terres sises à Sauzé. Il épousa par contrat du 22 juillet 1693 (reçu CHABOT et SURREAU, notaires), Charlotte de BROUILLAC, fille de Charles, chevalier, seigneur de la Mothe-Comtais, et de Marie Anne de TORCHART de La PANNE. Le Ier février 1700, il fut maintenu dans sa noblesse. Dès 1721, il était déclaré décédé, car à cette date, un aveu fut rendu par sa veuve au château de Civray, pour ses fiefs de la Vigerie et de la Font Chaude. Elle était alors tutrice de ses enfants mineurs, qui étaient :
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IX) de CÉRIS Louis André, chevalier, seigneur de Chenay. Il épousa par contrat reçu le 13 avril 1737 (par DROUINEAU et GUENY, notaires), Catherine d'ANCHÉ, fille de Charles, seigneur d'Anché, et de Louise CHAPELLE. Le 18 novembre 1743, il retira de René COULLAUD, écuyer, seigneur de l'Houmée, le fief de la Salle-Barrin, que lui avait vendu le 11 août précédent, Philippe, son frère. Il rendit aveu au château de Civray, le 31 août 1744, du fief de Méry Martin, paroisse de Vaussay (Deux-Sèvres). Il était décédé avant le Ier octobre 1757, ayant pour enfants :
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X) de CÉRIS Jean Alexandre, chevalier, seigneur de Chenay. Il fut baptisé à Pioussay le 24 septembre 1743. Il fut officier au régiment de Vexin-Infanterie. Il épousa, étant en garnison à la Guadeloupe, à la Grande Anse, le Ier mai 1770 (acte reçu MERCIER, notaire), Marie Désirée LAURIOL, fille de Thomas, écuyer, et de Marie Madeleine MARRE, de l'île de la Martinique. De ce mariage naquirent :
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XI) de CÉRIS Louis Charles Thomas, né le 17 avril 1773 à la Guadeloupe. Il fut sous-lieutenant au régiment de Champagne-Infanterie, et émigra en 1791. Il fit la campagne de 1792, se rendit en Vendée, y servit en qualité d'officier d'état-major, puis de général en second, breveté sur le champ de bataille, et placé à la tête de la division de Cerisay, forte de 7000 hommes. Etant maréchal de camp, il protesta contre le premier traité de Jaunais (1795), cependant un peu plus tard, il fut contraint lui même, par la supériorité du nombre, de signer à Montglonne un traité de paix. Il fut chargé par les princes et le conseil de l'armée de missions importantes de 1797 à 1807. Il fut nommé en 1804 lieutenant-général, puis en 1816 chevalier de Hohenlhoe, étant chevalier de Saint-Louis depuis 1799. En 1808, il avait épousé Adeline Eugénie de FOUQUEAU, qui lui donna pour enfants :
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Seconde branche issue de celle de CHÂTEAUCOUVERT : |
XI) de CÉRIS Marie Joseph Charles, né à la Guadeloupe le 12 janvier 1775. Il fut capitaine de cavalerie, et servit en Vendée. Il décéda à Poitiers le 13 février 1854. Il avait épousé en 1798 Marie Thérèse Eulalie de SAVATTE de GENOUILLÉ, fille de Gabriel Louis François Mathieu, écuyer, seigneur de Genouillé, et de Marie Henriette Suzanne de BOSQUEVERT. De cette union naquirent :
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XII) de CÉRIS Louis Benjamin, né à Poitiers le 26 octobre 1802. Il devint officier de cavalerie, et fut démissionnaire en 1830. Il épousa à Poitiers le 25 mars 1831 (BONNIN, notaire), Marie Pauline Hélène BEAUVISAGE de MONTAIGU, fille de Cyr François, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Victoire DUTILLET. Il décéda le 5 mai 1886, ayant eu pour enfants :
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XIII) de CÉRIS Isidore Gaston, né le 28 octobre 1848, au logis de la Fougeassière (commune de Nouaillé - Vienne). Il fut avocat à la cour d'appel de Poitiers. Il épousa le 3 avril 1875 (LANGEVIN, notaire), Marie Radegonde Amélie TEXIER d'ARNOULT, fille d'Henri Emile et de Marie Eloïse KIARO. |
Branche de JAVERSAC (alias JAVREZAC) : |
VI) de CÉRIS Abraham, écuyer, seigneur de Javerzac. Il fit le 10 juin 1628, partage avec son frère Alexandre, devant RANÇONNET, notaire royal. Il épousa en premières noces le 15 novembre 1631, à Loubigné (par contrat reçu BOUTAU, notaire), Renée de La COUTURE-RENON, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Couture et de Loubigné, et de Marguerite de SAVATTE. De cette union naquirent :
Ils eurent pour enfant :
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- BEAUCHET-FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou. - Gérard VIGIER et Patrice SÉPULCHRE : article sur Menet, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Editions Bruno SÉPULCHRE. - José DÉLIAS : article sur la Motte, dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente ; Editions Bruno SÉPULCHRE. - Frédéric CHASSEBOEUF : Châteaux, manoirs et logis de la Charente-Maritime. Editions Patrimoines et Médias. - P. LACROIX : Chroniques de l'Angoumois Occidental. |
Cette page a été mise à jour le 26 septembre 2009. |