de VILLEDON |
![]() |
D'argent à trois
fasces ondées de gueules. Pierre de VILLEDON, écuyer, scellait une quittance de gages, à Poitiers, pour les guerres du Poitou et du Limousin, le 5 octobre 1355. Son écu portait trois fasces ondées. |
Famille noble et ancienne du Poitou. (VILLEDON - Asnières sur
Blour - Vienne). Cette famille fut citée pour la première fois de manière indiscutable, en 1078, dans les Archives Historiques du Poitou. La filiation "sérieuse", cependant, ne commence qu'au début du XIVème siècle. - De VILLEDON Hugues, était témoin, en 1078, de la cession d'une terre à Ferraboeuf en Poitou, par Pierre de Mortemer, à l'abbaye de Nouaillé en Maupertuis, près de Poitiers. |
Noms isolés : |
- de VILLEDON Hugues, fut témoin en 1078, de la cession d’une terre à Ferraboeuf en Poitou par Pierre de Mortemer à l’abbaye de Nouaillé en Maupertuis près de Poitiers. |
- de VILLEDON Hugues et Pierre, furent témoins en 1090 avec Pierre evêque de Poitiers, Elie du Teil, Josselin d’Archiac, du don fait à l’abbaye de St Cyprien en Poitou, de l’église de St Christophe de Mortemer par Engelelme de Mortemer. |
- de VILLEDON Pierre, fut témoin vers 1090, de la cession du domaine de Verrières en Poitou à l’abbaye de St Cyprien par Adhémar. |
- de VILLEDON Hugues, fut témoin en 1095,
avec Rainaud de Mauléon, du don fait par Réstis, femme noble,
du bois du Pinier en Poitou et de ce qui en dépendait, à l’abbaye
de Nouaillé. La même année, il fut témoin du don fait par Pierre et Aimeri de Chauvigny, de tout ce qu’ils possédaient dans le dit bois du Pinier à la même abbaye. |
- de VILLEDON Hugues, fut témoin en 1100, de l’accord passé entre Engelelme et Bernard de Mortemer , et Guy moine de St Cyprien, pour la restauration des moulins de Mortemer détruits par une inondation. |
- de VILLEDON Pierre, fut témoin vers 1100, d’un renoncement fait en faveur de l’abbaye de St Cyprien, de coutumes perçues à Villiers, Fougères et au Breuil, par Aubert de Verrières. |
- de VILLEDON Pierre, prêtre, fut témoin le 26 mars 1116, du don fait à l’abbaye de Nouaillé, de la moitié de l’alleu de Ferraboeuf, par Hugues Foucaud époux d’Amélie de Mortemer. |
- de VILLEDON Hugues, en 1147, contesta avec un nommé Bertrand Peaunoire, à Hugues Normand Prieur de St Christophe de Mortemer, la possession du bois de Pierre Lose en Poitou. Conis de St Germain seigneur de Chauvigny et de St Germain, suzerain du seigneur de VILLEDON, était qualifié protecteur du Prieur à cette occasion. |
- de VILLEDON Richard, dans les comptes de la Chandeleur de 1243, figura dans la liste des vassaux d’Alphonse de Poitiers, frère de St Louis. |
- de VILLEDON Jehan, vers 1277 fit un échange de domaines à Melleran en Poitou avec Guillaume Turpin chevalier, seigneur de Jouhé. (Généalogie Turpin de Jouhé ). |
- de VILLEDON Hugues, et ses frères, vers 1300, vendirent à l’évêque de Poitiers des rentes assises sur la paroisse de Vivonne en Poitou, pour 30 livres 30 sols et 8 deniers. |
- de VILLEDON Perrot, valet, seigneur de VILLEDON et de Plibou, le mercredi après la St Vincent 1301, passa un contrat d’arrentement avec Jehan Naffrechou et Perrete Naffrechou sa sœur déguerpie (veuve) de Guillaume Masson d’Aulguin, pour des pièces de terres dépendant de la seigneurie de Plibou. |
- de VILLEDON Marguerite, fille de feu Pierre de VILLEDON valet et d’Isabeau sa veuve, le samedi avant la nativité de St Jean Baptiste 1314, épousa par contrat passé sous le scel royal de la Sénéchaussée de Poitou à St Maixent, Jean Jousserand, valet, seigneur des Moulins en Poitou, en présence de Bourmand de VILLEDON, valet, son tuteur et d’Isabeau sa mère. Dans ce contrat, il fut dit qu’Isabeau aurait la jouissance sa vie durant pour son douaire, de la moitié de l’hébergement de Vitré et des cortillages environ, et que le reste des biens de feu. |
- de VILLEDON N., écuyer, passa revue dans la compagnie de Jean, vicomte de Rochechouard, en 1356, à Châlus Chabrol en Limousin. Il y était dit avec un cheval bai-brun qui labourait des quatre jambes. Il fut à la bataille de Poitiers. Il y fut aussi dit « de non pris ». |
- de VILLEDON Perrot, écuyer, passa revue à Rancon, dans la compagnie de Archambault de Comborn, le 15 mars 1380. C’était probablement le même que Perrot qui servit en 1387 dans la compagnie du Sénéchal du Poitou. |
- de VILLEDON Gilles, valet, seigneur de VILLEDON
et de Plibou, aurait épousé vers
1430, en secondes noces, Marguerite de St Savin, de la Maison des seigneurs
de la Tour aux Cognons. ( Voir la branche des seigneurs de Gournay ) . |
- de VILLEDON Jeanne, fut mariée avec François Farinard, écuyer, seigneur de la Couronne vers 1539. ( Branche Gournay Perefond ? ). |
- de VILLEDON Anne, épousa le 21 juillet 1542, André Laurens, écuyer, seigneur de Pierrefolle. |
- de VILLEDON Jacques, le 21 juillet 1551, fut homme d’armes, et Philippe de VILLEDON fut archer. |
- Entre 1526 et 1556, de VILLEDON Jeanne, épousa Jean de la Rochebeaucourt. |
- de VILLEDON Etienne, en 1559, était curé de
Chérigné.
Il
homologua avec Clément Jourdain, religieux de Charroux,
comme députés dudit couvent, des contrats de baillettes
passés par le Prieur du Theil. En 1580, de VILLEDON Etienne, moine de l’abbaye de Charroux, participa à la réorganisation de la dite abbaye ravagée par les protestants. Le 30 août 1607, une enquête fut faite au sujet d’un échange, par Etienne de VILLEDON, religieux de Charroux, et Jean Courraud, sieur de Peublanc. |
- En 1572, à la montre de monsieur de Sancerre, reçue à Civray, de VILLEDON François, fut archer. |
- de VILLEDON Jacques, écuyer, seigneur de Razes, n’assista pas au ban de 1577, car il ne possédait pas de fief noble et qu’il gisait au lit, malade. Le 27 novembre 1578, il faisait un codicile. |
- de VILLEDON Madeleine. Elle épousa avant 1617, Pierre Thinon, écuyer, seigneur du Petit Chalonne et de Fléac, conseiller du roi au présidial d'Angoulême, lieutenant et juge mage en Périgord, commissaire examinateur en la cour de la sénéchaussée de Périgueux. |
- de VILLEDON Guy, écuyer, seigneur du Breuil,
né en 1597, et décédé
en février 1667. Il épousa en 1630, Isabelle Rouault. Ils eurent pour enfants, au moins :
|
- de VILLEDON Françoise, épousa le 28 janvier 1604, François Dupin, écuyer seigneur de Chez Papot. Elle semble être de la branche des seigneurs de VILLEDON. |
- de VILLEDON Gabriel, de la branche des seigneurs
de Gournay, rameau de Sansais. Il fut parrain à Gournay, le 26 janvier
1605, seigneur de Boisrogier. Il fut archiprêtre de Rom (Deux-Sèvres), et prieur commandataire de Saint-Michel de Champagne-Mouton. Il devint ensuite supérieur des Jésuites de Loudun, et auteur d'un catéchisme conservé à la bibliothèque nationale de France. Il décéda à Angoulême, le 27 octobre 1683. le 27 mai 1670, un acte fut dressé par un notaire à sa demande, pour constater qu'il s'était transporté avec 3 personnes chez le curé de Saint-Pierre des Trois Moustiers, et que celui-ci avait refusé de lui donner à dîner ainsi qu'il y était obligé, et bien qu'il l'eut averti de sa venue, la semaine précédente. |
- de VILLEDON Diane, fut marraine à Availles, de Joseph de Maumillon, fils du seigneur du Bouchet, le 25 avril 1619. (Elle était incontestablement de la branche des seigneurs de VILLEDON). |
- de VILLEDON Oudette, épousa avant le 2 juillet 1623, Claude le Vicomte, écuyer, seigneur de la Bretesche. |
- de VILLEDON Renée, épousa Nicolas de Fontenay, avocat au Parlement. (Sans date) |
- de VILLEDON Antoine et Guy, écuyers, étaient prisonniers ès prisons royales, en 1629. |
- de VILLEDON Marguerite, épousa avant 1632, Jean de Pindray, écuyer, seigneur de Ste Croix, décédé en 1670 à Ste Croix de Mareuil en Dordogne. |
- En 1639, de VILLEDON Guy, seigneur du Breuil,
et Antoine de VILLEDON, seigneur du Bost, assistèrent au ban de
la noblesse de la Marche. - Antoine de VILLEDON, écuyer seigneur du Bost, servit au ban des nobles de la Basse Marche en 1634. |
- Le 20 février 1640, à Trappes, paroisse St Georges dans
les Yvelines, Elisabeth de VILLEDON, fille de Jean
de VILLEDON, originaire de Trappes, épousa Dominique Dabos, fils
de Julian Dabos, sieur de Arnouville les Mantes. de VILLEDON Jean, tuteur de demoiselle Elizabeth de VILLEDON sa fille, fut héritier sous bénéfice d’inventaire, de Gilles de Mauvalet, Receveur au Chapitre de Paris. Il fut probablement le même que celui qui mariait sa fille à Trappes en 1640. (Sans date) |
- de VILLEDON Renée, fut marraine à Asnières le 27/12/1645. |
- Le 2 /07 /1647, à Lathus, fut baptisée Jeanne, fille de Charles Périer, écuyer, seigneur de Signe, et de Marguerite de VILLEDON. |
- de VILLEDON Jeanne, épousa avant 1648, Martin Baguier, demeurant à la Grange VILLEDON. |
- de VILLEDON Jeanne, épousa, le 29 avril 1651, Jean Faubert, écuyer, seigneur d'Oyer (Bioussac). |
- de VILLEDON Pierre, écuyer, épousa
avant 1653, Marguerite Colin et en eut :
|
- Le 1er mai 1653, Jeanne de VILLEDON, épouse
de messire de la Bourdinière
(Joachim de Guillemeau, écuyer, seigneur de la Bourdinière), fut la marraine de André Béquignon, dans la paroisse de
la Croix du Perche. Elle y fit baptiser deux de ses enfants. |
- de VILLEDON Pierre, écuyer, seigneur de Joignac, de la paroisse d’Asnières, épousa, le 26 /11 /1654, Claude Jahan, fille de Maître Jahan. Ce fut surement le même que le seigneur de la Carte, auteur du rameau de la Rivière, et ce mariage serait son second, étant veuf de Suzanne Guiot. |
- Michel de la Tousche, écuyer, rendit aveu de Gasdebois, au XVIIe siècle, à cause de Elisabeth de VILLEDON, sa femme. (ou début XVIIIeme siècle) . (Branche Gournay- Perefond). |
- de VILLEDON Philippe, fut la marraine de François, fils naturel de Jean de VILLEDON, à Oradour-Fanais, le 10 janvier 1664. |
- de VILLEDON Isabeau, épousa à Gajoubert, le 8/03/1666, Léonard Rastaud. |
- de VILLEDON Pierre, écuyer, épousa avant 1665, Marie
Dupuis, et en eut :
|
- de VILLEDON Marie, épousa César de Tranchecerf, écuyer, seigneur de Bougnol, avant 1670. |
- Monsieur de VILLEDON, lieutenant des gardes de monsieur le Maréchal d’Albret en 1675, était à Bergerac à l’occasion de la révolte du papier timbré. |
- de VILLEDON Gabrielle, fut mariée avant 1679, à Léonard Poirier. |
- Marie de Lage, veuve de François de James, chevalier, seigneur de Chantemerle, donna tous ses biens à François de VILLEDON, après le 24 décembre 1690. |
- Le 4 février 1692, à St Martial de Chauvigny, fut célébré le mariage de Jacques du Rochet, chevalier, seigneur du dit lieu, paroisse de Cénan, avec Catherine de VILLEDON, en présence de Catherine Robineau, veuve de Jean de VILLEDON chevalier. |
- de VILLEDON Marie, épousa à Oradour-Fanais, le Ier mars 1683, François Jamet de Barast. |
- de VILLEDON Gabrielle, épousa à Gajoubert, le 1er mars 1683, Mathieu de Maumillon, écuyer, seigneur de la Martinière. |
- de VILLEDON Jacques, écuyer, épousa avant 1696, Louise Audebert, dont
il eut :
|
- François Porcheron, dit la Fleur, cavalier du Sieur de VILLEDON, Lieutenant Colonel du Régiment du Rozel, fut admis à l’Hôtel des Invalides le 9 février 1696.( Probablement Pierre Gabriel de VILLEDON, chevalier, seigneur de Suiré ). |
- de VILLEDON Gabrielle, épousa avant 1698, Pierre Faubert. (d'Oyer en Bioussac ?) |
- de VILLEDON Jacques, chevalier, seigneur de la
Garenne (Cellefrouin), et de la Berlandière. Il était peut-être
fils de Jacques, chevalier, seigneur de Breuillac, et de Antoinette Moteau
(de la branche de Gournay - rameau de Saint-Rhue) Il fut inhumé, le 28 décembre 1701, en l'église de Cellefrouin. Il avait épousé Anne de Salignac, dame de la Garenne, fille de Nicolas, chevalier, seigneur de la Maingoterie et Romagne, et de Jacquette Duplessis. Elle décéda à Chef-Boutonne, le 14 septembre 1741, déjà veuve. Ils eurent pour enfants, au moins :
|
- de VILLEDON Marie, épousa avant 1706 à Marc Beau. |
- En 1714, Jacques Robineau, notaire royal, était fermier des cens et rentes de la seigneurie de VILLEDON. |
- de VILLEDON N., épousa avant le 13 juin 1716, Jeanne de Lapisse. |
- Le 10 février 1718, de VILLEDON Henry Gabriel, écuyer seigneur de la Coblière, assista à une assemblée familiale pour François-Florent Duchesne, écuyer, seigneur du Mesnil. |
- de VILLEDON Pierre, écuyer seigneur de VILLEDON, ci devant lieutenant d’infanterie au Régiment de St Germain Beaupré, fut demandeur aux fins de l’exploit de la Grange, le 27 mai 1725, contrôlé au Dorat le 27 par Vacherie, contre Marie Anne de Chamborant, veuve de François Mondain, chevalier, seigneur de Montendre, et lieutenant colonel dudit Régiment, tutrice de ses enfants mineurs, défenderesse. |
- Le 27 mai 1726, Pierre de VILLEDON, écuyer, seigneur de VILLEDON, comparaissait au siège royal du Dorat, assisté de maître Sandemoy son avocat. |
- de VILLEDON Guillaume. Il épousa Marie de La Cour (de la paroisse d'Aunac). Ils eurent pour enfants, au moins :
|
- De 1734 à 1750, le Bataillon de VILLEDON fut sous les ordres de monsieur de VILLEDON, commandant, monsieur d’Escures était Major, et monsieur Chevalier, Aide Major. |
- de VILLEDON Marie. Elle était en 1737, l'épouse de Jean Rénier. Ses soeurs, Jeanne-Marie, et Françoise, demeuraient à Aunac. |
- de VILLEDON Marie, du village de la Loubarière, fut inhumée à Saint-Front, le 26 août 1738. |
- de VILLEDON Anne, épousa avant 1742, Antoine de Villeléger. |
- de VILLEDON VILLEDON, âgée de 70 ans, décéda le 8 mai 1757. Elle avait épousé Louis Bethier, journalier de son état. |
- En août 1759, N. de VILLEDON, lieutenant au Régiment de Piémont, fut blessé à la bataille de Todenhausen. |
- Le capitaine de VILLEDON du Régiment de Vaubecourt, fut blessé sur le pont de Aménébourg, en novembre 1762. Il fut opéré par le chirurgien major Duplessis, d’une grave blessure thoracique, dont il survécut, car il arpentait ses domaines en Poitou 12 ans plus tard, avec l’aide d’une canne. |
- Le 20 février 1770, Jeanne de VILLEDON de la Pierrière, signa la fondation de la Congrégation de la Miséricorde, avec les prêtres de l’Oratoire à Niort, après la célébration de la messe du St Esprit.( Rameau de Lamormartin ) . |
- Le 17 septembre 1781, Joseph de VILLEDON, chevalier, âgé de 29 ans, demeurant en la ville de Magnac, paroisse de St Maximin, fut second témoin dans une affaire qui se déroula dans la ville de Magnac, à la requête de la justice. |
- de VILLEDON N., fut reçu aux écoles royales militaires, le 31 décembre 1787. (Rameau de Lamormartin ). |
- Au XVIIIeme Siècle, N. VILLEDON,
fut l’auteur
de : « Abrégé de l’Histoire de France, en vers,
sur l’air de : « Aussitôt que la lumière » Commençant : Depuis treize cents années Au peuple appelé Gaulois Finissant : Par ses soins veille sans cesse Au bonheur de ses sujets. 15 feuillets sur papier, 184 mm sur 115 mm ; Demi reliure en parchemin, conservé à la bibliothèque de la Rochelle. |
- de VILLEDON N., domicilié et propriétaire à Asnières, district de Montmorillon dans la Vienne, émigra le 2 juin 1792. |
- de VILLEDON N., fut au dépôt du Régiment noble à pied, Armée de Condé. |
- de VILLEDON N., fut lieutenant à la suite, placé au dépôt du Régiment des Grenadiers de Bourbon. |
Branche de VILLEDON : |
I) de VILLEDON N., (Perot, peut-être
prénommé Gilles, cité en
1301 dans la maintenue d'Aguesseau de 1666). Valet, seigneur de VILLEDON (Asnières sur Blour - Vienne), de Plibou (Deux-Sèvres), et de domaines à Château-Larcher, Salles et Mornay (Vienne). Il vivait dans la première moitié du XIVème siècle. Il eut d'une alliance inconnue, au moins :
|
II) de VILLEDON Perrot, valet,
seigneur de VILLEDON, de Plibou, de la Roche et Vitré en Saint-Secondin
(Vienne). Il fit aveu de ses prés des Déffens de Plibou, les 14 août 1352, et 9 mai 1365. Il tenait aussi en fief des biens sur la paroisse de Blanzay, non loin de Civray. Le Ier août 1387, il fut l'un des 50 écuyers présentés par Savary de Vivonne, sénéchal du Poitou, à la montre faite à Poitiers. Il décéda avant le 22 octobre 1398, date de l'hommage fait par Gillet, son fils, au seigneur de la châtellenie de Civray, pour le domaine de Plibou. Il épousa Rose Girarde, dame du Fief Girard, en Aunay en Poitou. Ils eurent pour enfants :
|
III) de VILLEDON Gillet, valet,
seigneur de VILLEDON et de Plibou, de la Roche et Vitré, de Vaille (Saint-Maixent
- Deux-Sèvres)-(Ce fief relevait féodalement de la seigneurie de la Blanchardière
en Poitou), du Fief-Girard comme héritier de Rose Girarde en 1420, seigneur
haut justicier de la Tour de Saint-Secondin, non loin de Gençay. Il tenait en parage de Jehan d'Allemagne, écuyer, seigneur du Puy de La Roche, le village de Millenou à Gençay, avec sa soeur Isabeau, comme héritiers de Perrot de VILLEDON. Gillet apparut la première fois, le 22 octobre 1398, quand il fit hommage pour l'hôtel de Plibou, au seigneur de Civray. Il renouvela cet hommage le 14 janvier 1418, au Dauphin, et reçut de ses vassaux le même devoir en 1404 et 1406, comme seigneur de VILLEDON. Le 18 juin 1405, il servit dans la compagnie de Guillaume de Bouteiller de Senlis, chevalier, seigneur de Saint-Chatriez, chambellan du roi et sénéchal du Limousin, à la montre faite à Saint-Junien. le 18 mai 1423, Jean d'Oradour, écuyer, seigneur de la Forêt, lui fit dénombrement de tout ce qu'il tenait de lui, sous l'hommage de la seigneurie de VILLEDON. Le 3 mai 1429, devant Imbert, notaire à Chef-Boutonne, il procédait à un arrentement. Il fut probablement seigneur de Gournay (Deux-Sèvres). Il semble que ce soit lui qui fit bâtir "l'hôtel et forteresse du Bas Gournay" (dont il ne reste de nos jours que le massif donjon crénelé). Il décéda avant le 24 août 1437, date de la procuration pour l'hommage du Fief-Girard, par Jean, son fils aîné. Il avait épousé, vers 1420, Anne Brun de Cressé, et fut père de :
Ils eurent peut-être pour enfant, Gilles, cité ci-dessus, car dans un acte de 1477, Gilles et Jean son frère aîné, sont qualifiés de frères germains. |
IV) de VILLEDON Jean, seigneur
de VILLEDON, de Plibou, de domaines à Blanzay, de la Motte de Hautefaye,
et autres lieux. Il donna procuration du Fief-Girard à Pierre de Montlouis et Jean de Laborde, le 14 août 1437. Le 9 juillet 1443, il fit hommage pour son hébergement de Plibou, au seigneur de Civray. Il se déclara homme-lige de Bernard d'Armagnac, comte de la Marche, de sa forteresse de VILLEDON, le 10 juillet 1444, et 5 juillet 1447. Il renouvela cet hommage le 7 août 1456 à Jacques d'Armagnac, comte de la Marche, fils de Bernard. Il tenait le Fief aux Charneau, sous l'hommage du seigneur de Mortemer, comme successeur de messire Jean de Cramault, chevalier, à 10 sols de devoir, le 23 septembre 1465. Il servit au ban de la noblesse de 1467, comme homme d'armes dans la compagnie du seigneur de Rochechouard, et le Ier août 1469, le roi Louis XI lui ordonnait la destruction du château de Brillac. Il transigea avec Guyot de Genouillé, et Galahaut de Saint-Savin, écuyer, seigneur de la Tour aux Cognons, au sujet de la grande Dîme de Genouillé, qui lui appartenait aussi à cause de sa femme, Agnès de Montbrun. Il épousa avant le 28 juin 1469, Agnès de Montbrun, dame de la Grande Dîme de Genouillé, (que le comte de Sainte-Maure appelle de Montbreuil). Elle lui donna procuration sous la Cour de l'Isle Jourdain, le 8 novembre 1474. Il décéda avant le 16 juin 1477, date de l'hommage de la seigneurie de VILLEDON, par son fils Jacques. Jean et Agnès eurent pour enfants :
|
V) de VILLEDON Jacques, seigneur
de VILLEDON, de Plibou, de la Motte de Hautefaye, du Fief aux Charneau,
de Chanteloube en Mortemer. Il fit hommage et aveu de l'hôtel et forteresse de VILLEDON, les 16 et 20 juin 1477. Il reçut les mêmes devoirs de ses vassaux, Jean Gendrauld, Jean Vérinaud, écuyers, seigneurs du Mas, et Léonard Gendrauld, les 2 janvier 1488, 2 mai 1491, et 3 mars 1493. Il servit, le 27 octobre 1471, comme homme d'armes dans la compagnie de Gilbert de Chabannes, chevalier, seigneur de Curton, lors de la montre passée à Bassac. Pour une raison encore inconnue, en date 6 avril 1499, la Cour du Parlement rendit un arrêt entre Jacques de VILLEDON et sa femme, Madeleine de Bridiers, veuve de feu Guyot de Seschault, et Guillaume de Saint-Julien, écuyers, contre Léonet et Mathurin Taveau, barons de Mortemer, défendeurs. Le Ier avril 1501, il fut exécuteur testamentaire de son oncle paternel Gilles de VILLEDON, écuyer, seigneur de Gournay. Jean de Laporte, écuyer, seigneur de Pollier, lui rendit aveu le 22 janvier 1503. Par acte du 8 octobre 1503, passé aux Grandes Assises de Calais, tenues à l'Isle Jourdain, il fit sommation à Jean Bonnin, seigneur de Messignac (Messignac, Adriers-Vienne), de faire partage de certains lieux, cens et rentes communs, entre les seigneurs de Messignac et de VILLEDON. Il décéda avant le 17 septembre 1529. Il avait épousé par contrat du 12 décembre 1499, Françoise de Vouhet (du diocèse de Limoges). Le mariage religieux eut lieu avant le 6 avril 1499. (Le comte de Sainte Maure, dans sa généalogie, lui donne deux femmes : 1) Françoise du Bouchet, et en 2) Clémence de Saint-Disant, qu'il aurait épousé dit-il, le 12 décembre 1499). Jacques donna une procuration à Clémence de Saint-Disant, le 29 novembre 1511. Il eut pour enfants de son premier mariage :
|
VI) de VILLEDON François, écuyer,
seigneur de VILLEDON, de Plibou, de la Motte de Hautefaye, de Juignac,
dans la Vienne. Il rendit aveu au roi, pour sa seigneurie de Plibou, au château de Civray, en 1510, et le 10 octobre 1527. Il reçut, le 24 avril 1533, avec François Bonnin, écuyer, seigneur de Messignac, un aveu de l'hébergement de "Jouirnac" en Gajoubert, par Pierre de Losme, écuyer, comme seigneur de la Motte de Hautefaye. Les héritiers de la seigneurie de Beaulieu, Jeanne de Blom, femme de François Audebert et Françoise de Blom, et Jean IV de Blom, firent partage le 23 mars 1523, sous l'arbitrage de Jean Guiot, seigneur d'Asnières, François de VILLEDON, seigneur dudit lieu, François Bonnin, seigneur de Messignac, et d'autres proches parents. Il partagea avec ses frères les successions de leurs père et mère, le 17 septembre 1529. (Beauchet-Filleau) Il épousa par contrat daté de 1526, Catherine Elie, fille de Jacques, seigneur de Surin, et de Pernelle Roux. (D'après de Sainte-Maure, elle se nommait Catherine Le Luc). Ils eurent pour enfants :
|
VII) de VILLEDON François, écuyer,
seigneur de VILLEDON, de Plibou, de la Motte de Hautefaye, de la Grange,
de Juignac. Il naquit en 1533, comme l'indique son contrat de mariage. Il fit une offre d'hommage pour sa seigneurie de VILLEDON, le 10 décembre 1540, et fit aveu pour cette terre et ses dépendances, les Ier et 26 novembre 1561. Il fit aussi hommage, le Ier novembre 1561, au roi, pour la terre, seigneurie et château de Chanteloube, comme tuteur des enfants mineurs de feu Jacques de VILLEDON, écuyer, seigneur de Monteil. Il rendit le même devoir au seigneur de Civray, pour son domaine de Plibou, le 20 octobre 1572. Il fut exempté d'assister au ban de 1577, pour ses services dans la compagnie de Jean de Pérusse, prince de Carency, comte de La Vauguyon, et seigneur de Saint-Germain sur Vienne, son suzerain du moment. Il fut maintenu dans sa noblesse par Claude Malon, intendant du roi, le 15 novembre 1584. Il épousa par contrat du 29 novembre 1573, âgé de 40 ans environ, Louise Bonnin, dame de Messignac, fille de Jean, seigneur de Montaumar, chevalier de l'ordre du roi, et de Jacquette d'Archiac. Il était décédé avant le 5 juillet 1588, date du second mariage de sa femme avec Antoine Guyot, écuyer, seigneur d'Asnières. Un partage de la maison noble de VILLEDON, fut fait par André Joncquet, arpenteur royal, entre les enfants de François et de Louise Bonnin, le 8 mars 1608. Par ce partage, Jean eut les deux tiers, et le reste fut délaissé aux 5 cadets. De son union avec Louise, naquirent :
|
VIII) de VILLEDON Jean, écuyer,
seigneur de VILLEDON, de Plibou, de Juignac, de la Motte de Hautefaye,
de la Grange. Il naquit en 1574. Il fut maintenu dans sa noblesse par les intendants Claude Malon, et Charles Huault de Montmaigny, les 5 mai et 4 juin 1590, et le 14 juin 1599. Il rendit hommage pour toute la seigneurie de VILLEDON, au roi, le 12 décembre 1612. En 1634, il servit au ban de la noblesse de la province de la Basse-Marche. Le 7 mars 1638, il s'obligea pour la somme de 100 livres, au profit de Fiacre Guiot, écuyer, seigneur de Saint-Quentin et du Dognon. Le 5 avril 1619, il procéda à un partage d'immeubles communs entre lui-même, comme ayant droit de Martial de Courtaudière, et son beau-frère Joseph Liège, écuyer, et sa femme Anne de VILLEDON, eux-mêmes héritiers de François de Courtaudière et autre François de Courtaudière, père et fils. Il épousa par contrat du 30 décembre 1599, reçu Pinet, notaire, au lieu du Bouchet en Availles, Adrienne de Maumillon, (le 30 novembre 1589, d'après de Sainte-Maure), fille de Jacques, écuyer, seigneur du Bouchet, et de Françoise de Laslier. (D'après Beauchet-Filleau, elle était fille de Guillaume et de Florence de Peyrat). Ils eurent pour enfant :
|
IX) de VILLEDON Antoine, chevalier,
seigneur de VILLEDON et de Plibou, de la Motte de Hautefaye, de Maisonnet
(Maisonnais ?), de la Courtaudière (Asnières). Il naquit en 1602. Il décéda le 25 avril 1670, et fut inhumé le même jour dans la chapelle de Saint-Blaise, sépulture des seigneurs de VILLEDON, dans l'église d'Asnières. Il vendit Plibou à Antoine Chittons, écuyer, seigneur de Monlaurier, le 13 décembre 1645. Il épousa en premières noces, par contrat du 9 août 1628, reçu Jamin, Ludier et Jallade, notaires de la châtellenie de Boucheron, Anne de Lapisse, fille de Charles, seigneur de Londigny, et de feue Louise Igonin. Il épousa en secondes noces, fin 1662, Charlotte de Lescours, fille de N. de Lescours, et de Anne de Lapisse. Il eut pour enfants de sa première union :
|
X) de VILLEDON Jean, né en
1643, chevalier, seigneur de VILLEDON, du Charraux, de la Lande, de la
Courtaudière. En 1672, il était capitaine de 100 hommes d'armes au Régiment d'Anjou Infanterie. Il signa une quittance de gages, pour ses appointements, le 6 décembre 1673, alors qu'il était en garnison à Beaumont. Il transigea avec son frère François, au sujet des successions de ses parents, le 9 avril 1666, par acte reçu Jamet, notaire. Il afferma avec son épouse, en 1668, les dîmes levées sur plusieurs villages dépendant de la seigneurie de VILLEDON. Les 9 et 21 août 1680, il rendit aveu et hommage au roi, pour sa terre et seigneurie de VILLEDON. Il fut maintenu dans sa noblesse en 1667, par Barentin, intendant commis par le roi, pour la vérification des titres de noblesse du Poitou. Il épousa par contrat du 29 mai 1656, (âgé de 13 ans), Catherine de Ladmirault, fille de François, écuyer, seigneur de Vautibault, commissaire des guerres, et de Catherine Jacquet. Elle lui porta 21000 livres de dot. La cérémonie religieuse fut célébrée par Louis Grault, curé de Saint-Martial du Blanc, en l'église des Pères Récollets, sur les cinq heures du matin. le samedi 4 juin 1678, Monsieur de Vautibaut et Madame de VILLEDON, sa fille "sont allez coucher au Dorat pour les affaires de la dite dame de Vildon, qui est le bail de la terre de Vildon". Le dimanche 26 juin 1678, les mêmes retournaient au Dorat pour ledit bail de la seigneurie de VILLEDON, puis à nouveau le mercredi 6 juillet 1678, alors qu'ils étaient depuis 5 à 6 jours au château de VILLEDON. Catherine de Ladmirault décéda le 29 janvier 1684, et fut enterrée en la chapelle Saint-Blaise d'Asnières, le 30. Ils eurent pour enfants :
|
Branche de PERFONS (Boisbreteau): |
IV) de VILLEDON Gilles, seigneur
de Gournay, de la Chevrelière, du Fief Girard en 1477 par partage,
de Perefons (Perfons - Boisbreteau). Il naquit avant 1437. Comme seigneur de Gournay, il arrenta le 3 mai 1469, à Guillaume de Brie, une pièce de terre assise dans la paroisse de Saint-Vencent de Belestre, appelée le Chaumeau. Le 28 juillet 1488, il combattit à Saint-Aubin du Cormier, sous les ordres de Louis de La Trémouille. Il servit au ban de la noblesse en 1491, sous les ordres de Jean de Beaumont, chevalier, seigneur de Bressuire, et comparut à la montre du 26 novembre 1491, à Poitiers. Le 3 janvier 1496, il fit aveu du château de Gournay, au seigneur de Brie les Aunay, reçu par Cholet, notaire à Aunay en Poitou. Le 29 septembre 1494, par acte reçu Thomas et Condomin, notaires des Cours de Paizay-Naudouin, pour l'abbesse de Notre-Dame de Valence et de la Cour de Melle, Valérien, Jean, et Guillaume Frouin, frères, constituaient une rente de 50 sols faite pour la somme de 25 livres, à son profit. Il fit son testament, le 16 mars 1500, devant Thomas, notaire, dans lequel il était qualifié oncle de Jacques de VILLEDON, écuyer, seigneur de VILLEDON. Il nomma Jacques, seigneur de VILLEDON, son neveu, en tant qu'exécuteur testamentaire en partie. Il épousa vers 1475, assez âgé, Françoise de Chabanais, fille de Aymar, chevalier, seigneur de Comporté (Vienne) et de la Maillollière, et de Marie de Saint-Gelais. Par acte du 29 avril 1501, Françoise de Chabanais, veuve, (comme ayant le bail et gouvernement de François, Hugues, Marguerite et Catherine, ses enfants), et noble homme Jacques de VILLEDON, écuyer, seigneur de VILLEDON, cousin germain des mineurs, et exécuteur en partie du dit feu Gilles, son oncle, donnaient pour les dits mineurs à titre de cens, le Chaumeau, à Etienne de Brie, moyennant 15 sols de rente. Ils eurent 4 enfants, dont :
|
V) de VILLEDON François, écuyer,
seigneur de Perefond, du Fief Girard totalement jusqu'en 1511. Il échangea la seigneurie de Gournay, contre celle de Perfons, avec son frère cadet Hugues, par acte du 17 février 1524. Il rendit aveu du Fief Girard, les 23 septembre 1504 et 16 juin 1518, tant pour lui que pour Eustache Fourré, écuyer, son beau-frère. Il partagea la succession de ses père et mère, le 26 avril 1513, sous l'autorité de son tuteur Pierre Fourré, chevalier, seigneur de Beaulieu. Le dit partage fut passé devant Baynier, notaire de la châtellenie d'Aunay. Il épousa vers 1505, Perrette du Chesne, dame du Cluzeau, fille de François, écuyer, seigneur de Romefort. Il décéda avant le 20 juin 1529, date à laquelle ses enfants mineurs furent mis sous la tutelle de Jean David, écuyer, seigneur de Lesteuil. Ils eurent pour enfants :
|
VI) de VILLEDON Madelon, écuyer,
seigneur de Perfond, du Fief Girard en partie. Il passa une transaction, le 25 mai 1559, dans laquelle il céda au seigneur de La Porte, la quatrième partie de la seigneurie de Laurière. Il fut capitaine de 50 hommes d'armes des Ordonnances du Roi, et servit comma maréchal des logis de la compagnie de Monsieur de Vivonne, seigneur de la Chataigneraie (la victime du fameux coup de Jarnac). Dans une montre faite à Chauvigny, le 15 janvier 1555, il servit comme homme d'armes dans la compagnie de Monsieur de Gonnor, et comparut aussi à une montre, le 18 avril 1568. Il épousa vers 1540, Françoise David, fille de Jean, écuyer, seigneur de Lesteuil. De cette union naquirent :
|
VII) de VILLEDON Jean, écuyer,
seigneur de Perefond, de Mailleberchie par son mariage, de Laurière. Il figura comme homme d'armes aux montres des 15 janvier et 18 avril 1569. En tant qu'héritier de son père, il passa un accord avec Jean Jousserand, écuyer, seigneur de Leray dans la Vienne, près de Civray. Le 2 septembre 1598, il passa un accord au sujet d'une rente avec ses beaux-frères, Jean de Boissière, écuyer, seigneur de Gadebaud, et François Redont, écuyer, seigneur de Neuillac. Il épousa par contrat du 5 juillet 1586, Anne (alias Aimée) de La Rebuterie, dame de Mailleberchie (Villebois-Lavalette), fille de Joseph, écuyer, seigneur des Chastellars, et de Marguerite de Makanan de Sallegourde, en Périgord. Il décéda avant 1611. Sa veuve, en 1628, avait en sa possession le lieu de la Croix de Bert (canton d'Archiac- Charente-Maritime). (Frédéric Chasseboeuf). Il eut pour enfants :
|
VIII) de VILLEDON Joseph, écuyer,
seigneur de Perefond, Mailleberchie, Gasdebois, paroisse de Saint-Radegonde
(de nos jours, Gadebors, Baignes Sainte-Radegonde), et de Ronsenac. Il fit défaut en 1635 au ban de la noblesse du Périgord, et fut convoqué à l'assemblée du ban de la sénéchaussée d'Angoumois. Il épousa par contrat du 16 mai 1609, passé à Saint-Angeau, Renée de Barbezières, fille de feu Antoine, écuyer, seigneur de la Soudière, et de Louise de Puyrigaud. Le 28 avril 1637, il s'obligea, conjointement avec sa femme, et Marguerite de Châteaubriand, dame de Montausier, sur la somme de 1600 livres, en faveur de David de La Porte, avocat au Parlement. Il transigea avec Gaston Goullard, chevalier, seigneur de la Faye, le 20 janvier 1641, au sujet d'une somme de 3000 livres que ledit seigneur de La Faye s'était engagé à payer à Jean de La Broue, écuyer, seigneur du Pouyaud, à sa décharge. Il constitua le 7 février 1632, une obligation de 2400 livres, au profit de Léon Baudouin de Fleurac, écuyer, seigneur de Fleurac. Joseph et Renée eurent pour enfants :
|
IX) de VILLEDON Jacques, chevalier,
seigneur de Mailleberchie, de Ronsenac, de l'Augerie (Logerie - Villebois-Lavalette),
de Masguibert. Il transigea le 19 mai 1646, avec Achille de Salignac, comte de Rochefort et vicomte de Rochemeau en Civray, au sujet d'une obligation autrefois consentie à son profit par Françoise de Sainte-Maure, grand-mère dudit Salignac. Il épousa par contrat du 4 mai 1640, Hippolyte de La Place, fille de François, chevalier, seigneur de Torsac, et de Jeanne de Vassoigne. De cette union naquirent :
|
X) de VILLEDON Jacques
Marie, chevalier, seigneur
de la Mailleberchie, de Ronsenac, de Masguibert. Il se vit attribuer par Charles d'Hozier, les armes notées dans l'Armorial Général de France, pour la généralité de Limoges :
Il épousa par contrat du 21 octobre 1665, reçu Dereix, notaire royal, Mathurine de Vassoigne, fille de Philippe, chevalier, seigneur de la Bréchinie, et de Madeleine Houllier. En 1713, demeurant au lieu noble de Mailleberchie, paroisse de Saint-Romain (actuellement Villebois-Lavalette), il constitua avec sa femme, 100 livres de rente volante, au profit de dame Gabrielle Renard, supérieure des Ursulines d'Angoulême. Ils eurent pour enfants :
Située sur la place, au nord de l'ancienne prieurale clunisienne, de nos jours église paroissiale, c'est une grosse tour carrée bâtie en appareil régulier. |
XI) de VILLEDON Antoine François,
né le 25 mars 1688, et baptisé le 30 du même mois, à La
Valette. Il fut chevalier, baron de Courson, Ière baronnie d'Aunis, baron de la Motte-Fraigneau, châtellain de Cramahé en Aunis, seigneur de Mailleberchie, de Ronsenac, de Saint-Cyr, de la Motte-Fraigneau (Saint-Jean de Liversay), et autres lieux, chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Il vendit le Ier décembre 1741, à André Arnaud, de noblesse de robe angoumoisine, et à Anne Navarre, son épouse, les domaines de Ronsenac et de Mailleberchie (55000 livres et une montre en or "pour pot de vin", de la valeur de 500 livres. (Alain Valageas : article sur Mailleberchie -Villebois-Lavalette). Il acheta en 1720, la baronnie de Courson à Angélique Oursel, femme de Michel de Junquières, écuyer, secrétaire du Roi. Le 12 octobre 1733, il constitua solidairement avec sa femme, une rente volante de 80 livres au capital de 2000 livres, au profit de la Communauté de l'Union Chrétienne d'Angoulême.
Sa veuve vendit une partie de la baronnie de la Motte-Fraigneau, et des châtellenies de Cramahé et du Petit Courson, pour la somme de 80000 livres, à Félicité Le Mastin, baronne de Nuaillé d'Aunis, le 25 octobre 1764. Elle avait déjà vendu en 1758, l'ancienne maison de Verdon. Elle décéda le Ier février 1789, âgée de 79 ans. De cette union naquirent :
|
XII) de VILLEDON Antoine, né en
1733 à Angoulême, dit le marquis de VILLEDON, chevalier, baron
de Courson d'Aunis, châtelain de
Cramahé, seigneur de Mortagne la Jeune, de Saint-Cyr du Doret, de
Saint-Jean de Liversay, chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Il fut capitaine de cavalerie au régiment de la Reine. Il épousa en l'église Notre-Dame de Fontenay Le Comte, le 17 novembre 1760, sa lointaine cousine Marie-Suzanne de VILLEDON, dame de la Martinière de Doix, et fille de Amable Louis, chevalier, seigneur de la Chalonnière, et de Marie Françoise Béreau de La Jouisière. Il décéda le 31 décembre 1774, à La Rochelle, en son hôtel, rue de Bazoges, et fut inhumé au cimetière de l'église Saint-Barthélemy de la Rochelle, au bas de l'allée de la Vierge, le Ier janvier 1775. Sa femme soutint un procès en 1777, qu'elle perdit, au sujet des droits honorifiques dans l'église de Doix, contre Marie Suzanne de Creil, duchesse de Beauvilliers, Ière dame d'Honneur des dames de France et dame de Doix. Elle émigra avec toute sa famille en Espagne, et alla s'installer à Madrid, où elle trouva la mort en 1795. De ce mariage sont issus :
|
XIII) de VILLEDON Antoine,
né le
14 novembre 1772, rue Bazoges à La Rochelle, et baptisé à Saint-Barthélémy
de La Rochelle, le 16. Il eut pour parrain Louis Recoquillon, et pour
marraine Jeanne Marie Tessier, domestiques de Monsieur de VILLEDON. Il fut capitaine d'infanterie au 24ème Régiment d'Infanterie de ligne. Il avait été reçu de minorité, chevalier de Malte, le 28 mars 1775. En 1802, il fit une demande d'amnistie au gouvernement français, alors qu'il demeurait à Londres. Il devait à l'époque chercher sa femme à la Jamaïque. Il épousa, vers 1800, une anglaise de la Jamaïque, Sara Clinton, fille de John, propriétaire à la Jamaïque, et de Rachel Clagne. Ils eurent pour enfants :
|
XIV) de VILLEDON Antoine Gabriel,
né le 25 mai 1811 au château de l'Herbaudière, à Salles,
dit le marquis de VILLEDON de Courson. Il fut officier de ligne. Il décéda le 16 décembre 1844, à Salles. Il avait épousé, le 11 novembre 1833, Henriette Jeanne Green de Saint-Marsault, fille de Auguste Marie, et de Jeanne Adélaïde de Bonnecarrère de Montlaur. De cette union naquirent :
|
XV) de VILLEDON Antoine Léonce, baptisé à Salles,
le 12 mars 1841, comte de VILLEDON de Courson. Il eut pour parrain Alexandre
Auguste, et pour marraine Cécile
Marie Green de Saint-Marsault. Il épousa en premières noces, les 14 et 15 novembre 1869, à Nice, Maria Strelh, de nationalité suisse, fille de Charles Edouard, et de Jeanne Mérillat. Il épousa plus tard en secondes noces, le 4 mars 1886, à Aytré, Amélie Louise Cloué, veuve de Olivier de Marguerye, fille de l'amiral Georges Cloué, ministre de la guerre, et de Gabrielle Fisot-Lanneau. Est-ce lui qui posséda le lieu des Charmilles en 1879 (canton d'Aytré), et qui fut maire de la commune d'Aytré de 1883 à 1886 ? (Frédéric Chasseboeuf). Il posséda la propriété Becker, et c'est sous les arbres magnifiques de ce domaine, que la tradition fait reposer Louis XIII au milieu des seigneurs de sa cour (1885). Il revendit les ruines féodales de ce domaine, en 1887. Il décéda à Pnom-Penh, le 19 janvier 1895, étant contrôleur des douanes en Cochinchine. Il eut pour enfants de sa première union :
|
XVI) de VILLEDON Antoine Gabriel,
né le Ier mars 1874, à Nice, marquis de VILLEDON de Courson,
chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre à titre posthume. Il demeurait avec sa famille à Marseille, et avait épousé, le 24 avril 1908, Gilberte Gros de Pallares, fille de N., et de N. Baquère. Il décéda à l'hôpital de Laval, dans la Mayenne, le 13 septembre 1914, des suites de ses blessures reçues le 27 août 1914, à la bataille de Jaulnay à Stenay, étant capitaine au 4ème régiment d'infanterie colonial. Citation : "Le 27 août, entraînant bravement sa compagnie à l'assaut de la ligne allemande, a été mortellement blessé à la tête par un éclat d'obus, alors que le premier, il chargeait les allemands". Il avait eu pour enfant :
|
Branche des seigneurs de VILLEDON , rameau du MONTEIL, CHANTELOUBE : |
VI) de VILLEDON Pierre, écuyer seigneur du Monteil, de Chanteloube
en Mortemer, de Chalonneau en Mortemer, et autres lieux. Il partagea avec ses frères, les successions de ses père et mère, le 15 décembre 1534. Le 9 août 1541, étant veuf, il releva comme père et loyal administrateur des enfants nés de son union, toutes les seigneuries apportées par son épouse, au terme de leur contrat de mariage. Pierre épousa, vers 1530, Alix Dizain, fille de Antoine Dizain, écuyer, seigneur de Chanteloube, de Laleu, de la Bazeuge, de Dizain, qui lui porta tous les domaines de sa maison. Chanteloube et Laleu se situaient dans les alentours de Bourg Archambault, et relevaient féodalement de Montmorillon. La Bazeuge se trouvait dans la Haute- Vienne, et le château du Monteil du XVIe siècle, domine toujours à l’ouest du bourg. Ils eurent pour enfants :
|
VII) de VILLEDON Jacques, (décédé vers 1555), écuyer,
seigneur du Monteil, de Chanteloube en Bourg Archambault, de la Bazeuge,
de Chanteloube et Chalonneau en Mortemer, et autres lieux. Le 14 avril 1567, Pierre de Nuchèze, chevalier, seigneur de la Brosse, opéra le retrait lignagé du fief de Laleu. Jacques épousa par contrat du 5 juillet 1553, Magdeleine de St Martin, fille de Pierre de St Martin, chevalier, seigneur de Bagnac, Sénéchal de la Basse Marche, gentilhomme de la chambre du Roi, et de Jeanne de Bermondet. de cette union naquirent :
|
VIII) de VILLEDON Etienne, écuyer, seigneur de Chanteloube en
Bourg Archambault, de Chanteloube et de Chalonneau en Mortemer, du Haut
et
Bas Monteil en la Bazeuge, de l’Alleu. Il fut homme d’armes dans la compagnie de Monsieur Frère du Roi, de 1577 à 1614, et c’est à ce titre qu’il fut exempté de la taxe imposé sur les nobles de la Basse Marche en 1577. Le 6 juin 1603, il vendit les fiefs de Chanteloube et Chalonneau en Mortemer, en la Chapelle, et à Salles, à Pierre Thévin, demeurant à Poitiers, par contrat passé devant J et A Chesneau notaires. Etienne rendit hommage au château de Montmorillon pour son château de Chanteloube en Bourg Archambault, les 20 octobre 1572, 10 septembre 1598, et 14 juillet 1610. Les aliénations faites pendant sa minorité ayant été annulées, une transaction du 20 janvier 1599, ne laissa à Pierre de Nuchèze que la septième partie du fief de Laleu, acquise par son aïeul René de Nuchèze le 1er janvier 1535. Il était dit demeurant en son château du Haut Monteil, paroisse de la Bazeuge en Basse Marche en 1619. Il épousa vers 1580 Claude de Lage, fille de René de Lage, écuyer, seigneur de la Bretollière, et de Françoise Seigneuriau de la Cloître. Ils eurent pour enfants :
|
IX) de VILLEDON Antoine, (décédé avant 1634), chevalier, seigneur de
Chanteloube. Il fut héritier de son père sous bénéfice d’inventaire. Le 9 juin 1632, la seigneurie de Chanteloube fut saisie et adjugée au profit de Jean Gaulthier, greffier, au nom de Marguerite Barbarin, sa veuve. Il avait épousé avant 1619, Marguerite Barbarin, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Borderie et du Chambon, et de Gabrielle Pastoureau. Ils eurent pour enfants :
|
X) de VILLEDON Louis, (né en 1625 et décédé le 21 août
1652 à Bourg
Archambault), chevalier, seigneur de Chanteloube. Il fut assassiné le 21 août 1652, par son voisin Louis Blanchard, chevalier, seigneur châtelain de Bourg Archambault. Son corps ne fut jamais retrouvé, malgré les nombreuses recherches faites à la demande de sa femme. Le jour de sa fin tragique, il était parti chasser dans une lande, non loin de chez lui, et on suppose qu’il avait surpris Louis Blanchard et son valet dans leurs œuvres de faux monnayeurs. « le mercredy … , 21 dudit mois , ( août 1652 ) le sr de Chanteloube , aagé d’environ 26 à 27 ans , estant allé à la chasse après disner , a esté assassiné comme l’on croit ou quoy que ce soit n’a esté veu du depuis .Il c’est trouvé environ à mille pas de sa maison , à l’entrée d’une lande que l’on dit qui en dépend , deux fosses pleines de sang , à un pied et demy l’une de l’autre , et environ 10 ou 12 pieds de bruière toute rompue et foulée et y en avoit beaucoup de senglante . Il y a eu des personnes qui ont tes moigné avoir veu , ledit jour , deux hommes de cheval qui couroient , à une heure de soleil , un homme de pied qui fuioit devant eux dans ce mesme lieu et avoir ouy tirer deux coups , de sorte que l’on s’est persuadé que c’estoit le dit sr de Chanteloube qui y avoit esté tué, sans que du depuis l’on ait pu trouver le corps .Mr de Lage et moy avec Mr Tartarin , greffier criminel , avons esté le dit jour de sabmedy 24 sur le lieu pour en faire procès-verbal et informer , sur la plainte de Mademoiselle de Chanteloube . On a sceu certainement que c’estoit Monsieur du Bourg avec le nommé Scillet son valet , qui l’avoient assassiné . » . En novembre 1653 « le sabmedy jour de la feste de Toussaints , le sr de la Vault Sainte Jame , Grand Prévost de Poictou , est venu au Bourg Archambault pour prendre le sr du Bourg par vertu d’un décret de prise de corps de la Cour sur une information faitte pardevant Mr de Lage , assesseur criminel, à la requeste de la veufve du deffunct sr de Chanteloube , pour le meurtre commis en la personne du dit deffunct sr de Chanteloube , le 21 aoust 1652 , duquel elle accusoit le dit sr du Bourg et son vallet , nommé Scillet … ». Il épousa vers 1650, Françoise de Mont, fille de Christophe, chevalier, seigneur de Maillezac, et de Françoise Phelippot. Ses enfants mineurs, furent mis sous la curatelle de Jean de St Martin de Bagnac, puis de François Barbarin, seigneur de la Borderie et du Chambon, nommé par le conseil de famille réuni à Montmorillon, le 5 août 1661, et composé des parents suivants : Casimir Barbarin, écuyer, seigneur de Fontérou, Jacques Ferré, écuyer, seigneur des Ages, Jean Laurens, écuyer, seigneur de Pierrefolle, François Jacques, écuyer, seigneur de Pruniers, Pierre de VILLEDON, écuyer, seigneur de Juniat, et Pierre de VILLEDON, écuyer, seigneur de la Grange, frère du précédent. De cette union naquirent :
|
XI) de VILLEDON Christophe, chevalier, seigneur de Chanteloube. Il passa un contrat d’arrentement avec Jean Masson et Pierre Mortier, le 26 décembre 1683. En 1678 il rendit hommage pour son château de Chanteloube et sa veuve rendit le même devoir au Roi, comme tutrice de ses enfants mineurs, le 30 janvier 1686. Une messe fut célébrée à son intention dans l’église St Etienne du Mont, à Paris le 16 avril 1684. Il avait épousé vers 1670, Anne de la Cousture Renom. Ils eurent pour enfants :
|
Branche de la RIVIÈRE (en Champniers) : |
IX) de VILLEDON Pierre, né en 1600, écuyer, seigneur
de Juignac en Gajoubert (Haute-Vienne), de la Carte en Asnières (Vienne),
de la Soctière en Asnières (Vienne). Il professa, comme une grande partie de la noblesse, la Religion Prétendue Réformée. Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement rendu par Barentin en 1667. Il logeait ordinairement au logis de la Carte (dont il reste quelques vestiges de nos jours). Il épousa, par contrat du 10 septembre 1631, Suzanne Guiot d'Asnières, fille de Marc, écuyer, seigneur du Cluzeau, et de Renée du Chasteau. Ils eurent pour enfants :
|
X) de VILLEDON Antoine, né en
1631, chevalier, seigneur de la Carte où il demeurait ordinairement, de
la Rivière, en Champniers. Il épousa, par contrat du 11 mai 1654, Eve de Goret, fille de Moïse, écuyer, seigneur de la Barrière, et de Marie Augier. Elle lui porta probablement la terre de la Rivière. Il était de la religion réformée, mais il abjura, comme son père et sa belle famille. Il décéda avant 1681, et fut inhumé dans l'église de Messeux. De son union avec Eve, naquirent :
|
XI) de VILLEDON Daniel, né vers
1655, chevalier, seigneur de la Rivière, de la Carte,
de la Vinière (paroisse de Coussay les Bois - Vienne), des Trillauds,
(Messeux) en Nanteuil en Vallée. Le 15 novembre 1677, il fut parrain de Catherine Regnault. En 1696, demeurant au logis de la Carte, il transigea avec Jean Guiot d'Asnières, écuyer, seigneur de la Pernelle et son épouse Marthe Billon, au sujet de la succession de Dame Elisabeth de VILLEDON. Il transigea de nouveau, le 17 décembre 1699, avec Jean de VILLEDON, chevalier, seigneur de VILLEDON, au sujet de la métairie du Rix, à Millac. Il épousa en premières noces, à Bessay en Vendée, en septembre 1680, Elisabeth Taillefer de Montausier, fille de Jacques, chevalier, seigneur de la Charoulière et des Chasteigners, et de Renée Huylard. Ils n'eurent pas de postérité. Devenu veuf, il épousa en secondes noces, le 29 mai 1686, Jeanne de Grandsaigne, fille de Pierre, chevalier, seigneur des Plats, et de Marie du Pin de Saint-Barbant. Il décéda après 1701. Ils eurent pour enfants :
|
XII) de VILLEDON Charles, né en
1688, il fut baptisé à Nanteuil,
le Ier juin 1688. Il eut pour parrain Charles Prévost, son oncle. Chevalier, il fut seigneur de la Rivière, de la Vinière, des Trillauds, de la Bralière, alias Blachière, paroisse de Moutardon, de la Bobelière, paroisse de Lizant. Il épousa en premières noces, à Mauprevoir, le 23 novembre 1712, Marie de Saint-Savin, fille de François, chevalier, seigneur de Malebusse, et de Salvert, et de Renée Maigret. Ils eurent pour enfant :
Il décéda en 1764. De sa seconde union naquirent :
|
XIII) de VILLEDON Louis, chevalier, seigneur de la Vinière, paroisse
de Coussay les Bois, dans la Vienne, d'Etruchat dans la Vienne, et autres
lieux. Il hérita, le 28 novembre 1744, du sixième dans les biens nobles, et du cinquième dans les rotures, des parents de sa femme. Il épousa, le 19 juin 1740, Elisabeth de Blois, fille de François, chevalier, seigneur de la Soulsotte et d'Orson, et de Antoinette de Pelard. Il décéda avant 1766. Louis et Elisabeth eurent pour enfants :
|
XIV) de VILLEDON Guy André, chevalier, seigneur de Ribagnac en Limousin. Il épousa en janvier 1772, Marie Marthe Igonin, dame de Ribagnac, fille de François, chevalier, seigneur de Ribagnac, et de Marie Anne Phelip de Saint-Viance. Il émigra à la révolution, et sa femme resta seule au château de Ribagnac, avec ses deux filles. Elle divorça "révolutionnairement", pour éviter la saisie de ses biens. Il s'agissait d'un divorce de façade. Il servit dans l'armée des Princes à Mayence. A son retour d'exil, une cérémonie réunit pour toujours les époux qui n'avaient jamais cessé de s'estimer. Ils eurent pour enfants :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY, rameau de SANSAIS : |
V) de VILLEDON Hugues, (né vers 1485, et décédé avant 1557), écuyer,
seigneur de Gournay, de la Chevrelière, de Combefort en Saintonge. Le 26 avril 1513, il ratifia le partage des domaines échus de la succession de ses parents, avec François son frère aîné, sous l’autorité de leur tuteur, Pierre Fourré, écuyer, seigneur de Beaulieu. Il comparut en 1553, en qualité d’archer, au ban des nobles du Poitou. Le 11 septembre 1537, il constitua solidairement avec sa femme, la somme de 200 francs bordelais, pour la dot de leur fille religieuse clarisse à Bordeaux. Hugues épousa par contrat du 30 mars 1514, au château du Puy d’Anché, Catherine d’Anché, fille de Guillaume, écuyer seigneur de la Tour du Puy, et de Marie Turpin de Jouhé. Elle lui porta un fief et hommage mouvant de la seigneurie de la Tour du Puy, et 800 livres de dot. De cette union naquirent :
|
VI) de VILLEDON Pierre, (né en 1515, et décédé en 1576. Il fut
inhumé dans
l’église de Gournay comme tous ses prédécesseurs), écuyer,
seigneur de Gournay, de la Chevrelière, de la
Boitaudrie, de Boisroger, ces 2 derniers domaines non loin de Gournay,
de Magezy près de Saintes, de St Bonnet, de la Tour St Thomas,
de Bors, tous ces domaines en Saintonge. Il était aussi seigneur
de Dangé en Mirebalais, seigneurie qu’il légua à son
fils Ruben. Il avait acquis le fief de St Thomas ou Narcejac, le 27 mai 1571, du consentement de Artus de Cossé, chevalier, seigneur de la Chaume. Dans tous les actes qu’il passa, il fut qualifié de noble et puissant. Il fut capitaine de 50 hommes d’armes des Ordonnances du Roi, et chevalier de l’Ordre du Roi. Pierre eut un procès à soutenir, en la Sénéchaussée de Civray, contre Bertrand d’Aitz, écuyer, seigneur de Mesmi et du Haut Gournay, au sujet des dîmes de Gournay. Pierre servit jusqu’en 1567 en qualité de maréchal des logis de la compagnie de monsieur de Gonnor, comme ses frères. En 1571 il servit, étant guidon, dans la compagnie du comte de la Rochefoucauld. « Nous Pierre de VILLEDON seigneur de la Chevrelière , Guidon de 30 lances fournies des ordonnances du Roy , soubz la charge de Monseigneur le Comte de la Rochefoucault , confessons avoir eu et reçu comptant de monsieur Benoist Milon Conseiller du Roy et Trésorier ordinaire de ses guerres , et des mains de monsieur Henry belin , commis au paiement de ladicte compagnie , la somme de 200 livres tournois , à nous ordonnez et baillez pour nos estats tant de Guidon que place d’homme d’armes de ladite compagnie , pour les quartiers d’apvrhil , may , juing . De laquelle somme de 200 livres nous revient , nous tenant pour contant et bien payé et en avons quitte et quittons ledit sieur Milon trésorier , et Belin payeur et touz aultres . En tesmoing de quoy , nous avons signé la présente de notre main et fait sceller du scel de noz armes . A Cormery le 10 de juillet l’an 1571 . signé P de Vildon sceau à 3 fasces ondées. » Il épousa en premières noces, par contrat du 3 avril 1553, Florence Jay, fille de Philippe, chevalier, seigneur de Boisseguin, Sénéchal de Civray, et de Charlotte Boutou de la Bogissière. Elle était la nièce de Jean Jay, chevalier, seigneur de Moutonneau, chevalier de l’Ordre du Roi, et Gouverneur du Poitou. De cette union naquit :
Ils eurent pour enfants :
|
VII) de VILLEDON Charles, (né en 1554, et décédé en 1609. Il
fut inhumé dans
l’église de Gournay, malgré sa religion) Il fut chevalier, seigneur de la Chevrelière, du Haut et Bas Gournay, de la Roche Elie en Messé dans les Deux Sèvres, de Boisroger, de Tillou (79), de Corignac en Périgord, du Cibioux et de la Vigerie dans la Vienne. Il était dit le comte de VILLEDON. Il fut qualifié haut et puissant seigneur dans tous les actes qu’il passa, et servit dès le 27 juillet 1589, comme lieutenant de la compagnie des gendarmes du comte de la Rochefoucauld. Le 23 avril 1591, Charles signa une ordonnance, étant Gouverneur de Civray au nom du Roi, contre un nommé Berjonneau de Gençay qui avait des relations séditieuses avec les ligueurs. Le 3 mai suivant, il signait une nouvelle ordonnance qui déclarait Berjonneau prisonnier « de bonne prise » et qui permettait de le traiter comme prisonnier de guerre. Le 14 septembre 1591, il transigea avec Isaac d’Aitz, écuyer, seigneur de la Feuillade et du Haut Gournay, au sujet des différends qu’ils avaient à cause des dîmes à prendre sur la paroisse et le lieu de Gournay. Henry de Navarre, futur Henry IV, lui demanda dans une lettre, de se rendre auprès de sa personne au siège de Rouen, le 29 novembre 1591 : « Monsieur de Chevrelière , ayant su par mon cousin le seigneur de la Trimouille , la bonne volonté en laquelle vous êtes de vous acheminer avec lui par deça pour me venir trouver , afin que vous sachiez comme votre voyage sera bien employé , et que vous ne pouvez entreprendre plus à propos pour mon service et pour votre honneur et contentement ; je vous ai bien voulu avertir comme le Duc de Parme a commencé depuis deux jours à entrer en ce royaume avec son armée en intention de s’acheminer droit ici , pour me faire lever le siège que j’ai commencer devant cette ville , que je sai bien qu’il ne fera point , que premièrement , je ne lui ay donné une bataille qui sera peut être la plus mémorable , qui se soit donnée en la Crétienté de longtemps ; c’est ce qui me fait dire que vous n’aurez que toute occasion de vous louer de votre voyage , mais aussi que vous en perdez tout le fruit si vous ne faites une très grande diligence à vous acheminer , car il y a si peu de chemin , d’ici où est le Duc de Parme , qu’il peut être à nous dans bien peu de jours , si sa résolution est telle qu’il l’a publiée . Je vous prie donc , ne vous arrêttez plus aux incommodités qui vous pourraient retenir de partir , pour ne perdre une si belle occasion d’acquérir beaucoup d’honneur en me faisant et à tout cet Etat , un très bon et signalé service , ce que sachant bien que vous saurez assez considérer , je ne vous en ferai celle ci plus longue , priant Dieu , Monsieur de Chevrelière , vous conserver en sa Sainte Garde . Ecrit au camp devant Rouen , ce 29 novembre 1591 . Signé HENRY et plus bas Forget . » Il fut gentilhomme de la chambre du Roi de 1592 à 1595, gouverneur de la ville, château et comté de Civray en 1591, sénéchal de Civray en 1594, fonction où il succéda à son grand-père Philippe Jay de Boisseguin, Conseiller du Roi en 1602, et capitaine de 50 hommes d’armes. Le 3 mars 1595, il achetait moyennant 6016 écus d’or la seigneurie du Haut Gournay, à son oncle Isaac d’Aitz seigneur de la Feuillade et de Mesmy. Les 27 et 29 juillet 1608, il procéda au partage des biens de Louise Jay de Boisseguin, en son vivant comtesse des Cars, avec François de Lusignan, baron de Lusignan, et Marguerite de Nuchèze sa femme, et Léon de Polignac, chevalier, seigneur d’Escoyeux. Par ce partage, il reçut les terres et seigneuries de Cibioux et de la Vigerie. Il revendit le domaine de la Vigerie, vers 1607 à la famille Fradin. Julien Fouchier, écuyer, seigneur de la Randrolière, lui rendit hommage à cause du Cibioux, le 18 avril 1608. Charles fut un huguenot dont l’influence fut grande, car il fit prêcher les pasteurs Coigner et Mars de Chef Boutonne, dans son château du Bas Gournay, ou ils rassemblèrent les protestants du nord de la paroisse. Charles avait épousé, par contrat du 17 janvier 1578, Jeanne de la Motte Fouquet, dame de la Roche Elie, sans doute fille de Gabriel, seigneur de St Seurin, et de Suzanne Bouchard d'Aubeterre. Elle lui porta la terre de la Roche Elie et 48000 livres de dot. Le 10 octobre 1589, Charles transigea avec sa femme, et son beau-père, au sujet du douaire et de la dote de 48000 livres, dont la dite Jeanne de la Motte Fouquet par cet accord, ne pouvait pas disposer au préjudice des enfants nés de son union avec le seigneur de Gournay. Ils eurent pour enfants :
|
VIII) de VILLEDON Abraham, (né en 1590, décédé en 1670, et
inhumé le
27 février 1670, dans l’église de Sansais, dans les
Deux Sèvres). Il fut chevalier, seigneur de la Chevrelière, jusqu’à un partage par lequel cette terre échut à François de VILLEDON, son neveu, de Gournay, de Sansais en Frontenay Rohan, de la Garette, du Gué, d’Aigonnay en Sansais, du Vieux Moulin près la Garette. Qualifié haut et puissant dans les actes qu’il passa, il abjura l’hérésie calviniste avant 1615. Le 27 novembre 1617, il hérita de son père, en accord avec sa mère, comme fils aîné. Le 21 juin 1639, devant Simon et Bernard, notaires de la baronnie de Gascougnolles, Abraham fit l’aveu de l’hébergement, hôtel et maison forte de Gournay, mouvant du château, terre et seigneurie de Brie en Poitou, à Jean Sarrault, écuyer, Conseiller Secrétaire du Roi, Maison Couronne de France et de ses finances, seigneur de St Constant et de Malatrait en Poitou, et de Boin en Agenais, tant pour lui que pour François de Triollon, écuyer, seigneur de Cibioux, et pour les sœurs de ce dernier, Jeanne et Gabrielle de Triollon, dames du Haut Gourna . Par acte du 12 février 1654, il démissionna de tous ses biens, meubles et effets de la maison noble, terre et seigneurie du Bas Gournay, au profit de Dame Marthe Viault, veuve de Louis de VILLEDON, et tutrice de leurs enfants, pour leur conserver les dits biens dont sa caducité et sa vieillesse l’empêchaient de continuer à prendre le soin. A cet effet, un inventaire fut fait le 20 mars 1654, et des conditions furent posées pour l’exécution de l’acte. Marthe Viault dut payer au profit de Abraham de VILLEDON, une rente de 3000 livres au principal due au seigneur de Conti et à sa femme, cessionnaires de François de Vieillechèze, sieur des Essarts, Conseiller du Roi à St Maixent, qui à l’occasion déclara Abraham de VILLEDON quitte de la somme de 4000 livres qu’il lui devait pour reliquat d’un compte de curatelle. Elle lui délaissa aussi une rente due par Charles de VILLEDON et Renée de Hautefaye. Abraham servit au siège de la Rochelle. Il épousa par contrat du 7 juin 1616 à Niort, Renée Sacher, veuve de Jacques de Villiers, écuyer, seigneur de Prinsais, et fille de Charles, écuyer, seigneur de Vaudeleigne, de Lussaudière et de Anne Blouin. Ce mariage se fit en présence et du consentement de Paul de Pontlevain, de Antoine de la Grèze, de Jean de la Tour, Charles de VILLEDON, de Pierre Chevalleau de Boisragon, de Charles Nuelle Fourré, baron de Dampierre sur Boutonne, de Philippe de Bremond, de Jacques Thibaud, marquis de la Carte, de Samuel de Béchillon, gentilhomme de la chambre du Roi, de Amable de Bosquevert, de Jacques de Béchillon, un des favoris du Roi Louis XIII, et autres personnes. Elle lui porta les seigneuries de Sansais, de la Garette et du Vieux Moulin. De cette union naquirent :
|
IX) de VILLEDON Louis, (né en 1618, décédé en 1650, et inhumé le
14 septembre1650 dans l’église de Gournay), chevalier, seigneur
de Sansais, de Gournay, du Vieux Moulin, Aigonnay. Il servit le 13 juin 1639 dans la compagnie colonelle du Régiment de Poitou, commandée par le seigneur de Gautret, lieutenant, et pour cette raison il fut exempté d’assister au ban de la noblesse, cette même année. Louis fut tué en duel en 1650, et ses biens furent confisqués par le Roi. Son père, pour ses services, en obtint la restitution, et sa veuve fut nommée tutrice de ses enfants mineurs. C’est à ce titre qu’elle participa au partage de la succession Grellier, le 18 mai 1654, avec Aimable de Bosquevert, chevalier, seigneur de la Roche du Montet, et François Suirot, écuyer, et sa femme Jeanne Grellier. La famille VILLEDON de Sansais avait la présentation de la chapelle Ste Eutrope à Poitiers. Le 7 février 1650, Louis partagea les biens de feu Philippe Viault, seigneur de Torsay, avec René de Massougne, chevalier, seigneur de la Sablière et de la Tour de Brelou, son beau frère. Il s’agissait entre autres d’une rente en supplément de partage assignée sur la maison du Clou Bouchet, appartenant aux héritiers de François Viault, seigneur de Chamberlon, une rente de 250 livres sur les biens de René Rousseau, seigneur de la Marcadière, et des deux tiers de la maison noble et métairie de la Nouzière, paroisse de Fors. Ce contrat de partage fut reçu par Martin et Pinet, notaires à Niort, dans la maison de Jacques Jouslard, écuyer, seigneur de Chantecaille, de l’avis de Jacques de Setton, chevalier, seigneur de Lavenage, et premier lieutenant de la Garde écossaise. Il avait épousé, par contrat reçu Claude Arnaudeau et Sébastien Assailly, notaires à Niort, en la maison de Dame Marthe Huet, femme de Pierre d’Orfeuille, chevalier, seigneur de Foucault, tante de la future, le 7 septembre 1642, Marthe Viaul, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Torsay et de Perette Grellier. En faveur de ce mariage , Abraham déclara son fils comme aîné et principal héritier, et lui donna entre autres la somme de 250 livres de rente au principal de 5000 livres, du par Charles de VILLEDON, seigneur de Gournay et sa seconde femme, Renée de Hautefaye, et en attendant la succession, la somme de 500 livres tournois pour chaque année, et la somme de 4000 livres tournois qu’il devait se faire payer par les héritiers de sa mère. De cette union naquirent :
|
X) de VILLEDON Gabriel, (né en 1643, décédé en 1698, âgé de
54 ans, et inhumé le 29 mars 1698 dans l’église de
Sansais), chevalier, seigneur de Sansais, de Gournay, du Vieux Moulin,
d’Aigonnay, et de St Cyr en Talmondais par son mariage. Il acquit la métairie de l’Alleu en 1655. Le 23 février 1666, il partagea les successions de ses parents, après le décès de sa mère, sous l’autorité de maître Philippe Gauguin, avocat au Parlement de Paris, son curateur aux causes. La portion de Charles son frère montait à 26160 livres tournois, moins 350 livres, pour l’aliénation faite par Marthe Viault, d’une pièce de pré proche Néron, en paiement de la pension de Marie Catherine de VILLEDON, religieuse bénédictine. Les 19 août 1672 et 9 mai 1673, Gabriel partagea avec Charles de VILLEDON son frère, et René de Massougnes, chevalier, seigneur de la Sablière et de la Tour, les biens de la famille Viault de Torsay. Le 12 septembre 1696, Gabriel paya à Claude Louis Raoul, chevalier, seigneur des Chastelliers, la somme de 1200 livres, en liquidation de la succession de Jean Baptiste de VILLEDON. Il épousa par contrat du 29 octobre 1664, à Pissotte en Vendée, Magdeleine Dorin, dame de St Cyr en Talmondais, qui lui porta entre autres ce domaine, fille de feu Jacques, chevalier, seigneur du Poiron, de la Motte Voussault, de St Cyr en Talmondais, et de Louise Grellier. (Elle fut inhumée dans l’église de Sansais le 3 janvier 1681.) Ils eurent pour enfants :
|
XI) de VILLEDON Gabriel Aimable, (né en 1665, décédé le 13 mars
1705 au château de Sansais, et inhumé dans l’église
de Sansais le 17) , dit Aimable, chevalier, seigneur de la Motte Sansais,
des Bertinières, de la Chalonnière et du Pin, par son mariage. Il partagea avec son frère Louis, et Claude Louis Raoul, les biens de feu son père, le 17 juin 1698. Michel Begon, Intendant du Roi dans la Généralité de la Rochelle, le maintint dans sa noblesse par jugement rendu le 26 mars 1699. A son décès, l’inventaire qui fut fait de ses biens, révéla que diverses personnes lui devaient des rentes, dont le seigneur de la Sénardière en Bas Poitou. (Les archives du château de Sansais inventoriées à cette occasion conservaient différentes pièces, parmi lesquelles se trouvait un sac dans lequel étaient les titres de la fondation de la chapelle St Eutrope desservie dans l’église de la Résurrection de Poitiers, dont les seigneurs de Sansais avait la présentation. Dans un autre sac, se trouvaient de nombreuses lettres écrites par le Roi Henry IV à Charles de VILLEDON, seigneur de la Chevrelière. On y apprend que le dit Roi séjourna au moins deux fois au château de la Chevrelière, et que le dit Charles était du nombre des compagnons d’armes du béarnais.) Aimable avait épousé par contrat du 24 avril 1695, Anne Jousseaume, dame de la Chalonnière, fille unique de Antoine, Chevalier, seigneur de la Chalonnière, et autres places, et de Charlotte Chevalier de la Frappinière, qui lui porta tous les biens de sa maison. (Elle fut inhumée dans l’église de Sansais le 6 septembre 1721.) Ils eurent pour enfants :
|
XII) de VILLEDON Gabriel, (né en 1696, décédé en 1764, et inhumé le
1er septembre 1764 dans l’église St Pierre de Fenioux), chevalier,
seigneur de Sansais, des Chastelliers par son mariage, des Bertinières,
de la Proustière en Moncoutant, du Poiron et de la Motte Voussard,
comme héritier de Gabriel Dorin. Etant propriétaire du passage de la Garette, et des eaux et pêcheries dudit lieu, il paya au Roi la somme de 30 livres. Le 22 juin 1735, Gabriel fit hommage, comme principal héritier de Gabriel Dorin, des fiefs du Poiron et de la Motte Voussard, qu’il vendit les 3 et 5 août 1746, à René de Mouillebert, chevalier, seigneur de Puisec. Le 10 juin 1751, il fit aveu de la Proustière, à Marie Sophie de Courcillon, dame de Moncoutant. En 1764, il était dit demeurant en son château des Chastelliers à Fenioux. Il épousa au château des Chastelliers, le 1er octobre 1729, sa cousine, Marguerite Raoul, dame des Chastelliers et de la Proustière, fille de Claude Louis, chevalier, seigneur des Chastelliers, et de Marie de VILLEDON. Marguerite Raoul était inhumée dans l’église de Fenioux le 14 février1772. De cette union naquirent :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY , rameau de GOURNAY SANSAIS : |
XI) de VILLEDON Louis Alexandre, chevalier, seigneur de Gournay, du
Vignaud, paroisse de Nieul sur l’Autize, de St Cyr en Talmondais
en Bas Poitou. Le 17 juin 1698, il passa un accord avec Aimable de VILLEDON, son frère et Claude Louis Raoul, son beau frère, au sujet de la succession de ses parents. En 1739, il vendit à Victor Gourdeau, écuyer, sa seigneurie de St Cyr en Talmondais. Il épousa, à Fontenay le Comte, par contrat du 11 avril 1714, reçu Baillard et Train notaires, Marie Marguerite de Mouillebert, dame du Vignaud, fille de Charles, chevalier, seigneur du Lys, et de Marie Babin. Elle lui porta la terre et seigneurie du Vignaud, et 20000 livres de dot. (Elle fut inhumée dans l’église Notre Dame de Fontenay le Comte, face à l’autel de Ste Anne entre le 2ème et le 3ème pilier du Chœur, le 10 avril 1741. Louis Alexandre assista au baptême de Angélique 4èmee cloche de Notre Dame de Fontenay le Comte, le 5 septembre 1730 . De son union naquirent :
|
XII) de VILLEDON Louis Vincent, (né en 1719, décédé rue Mellaise,
en son hôtel à Niort, le 25 septembre 1779, et inhumé dans
le cimetière de Sansais le 26), chevalier, seigneur de Gournay,
de Sansais, de Boissoudan en Segondigny, de la Barraudière, de
la Burelière en Pamplie, des Châtelliers en Fenioux. Il fut capitaine de cavalerie au Régiment d’Egmont puis de Charrost, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, décoré au début de 1747 avant la bataille de Lawfeld. Lieutenant réformé dans Dampierre Cavalerie en 1738, cornette en 1740, Capitaine de Cavalerie en 1743, il se retira du service en 1760. Il avait été reçu page du Roi dans la Grande Ecurie le 26 mai 1734. Il céda à Jacques de Mouillebert, 5 parties sur 8, de la métairie de la Grange Bruslon à Puisec, à charge pour l’acquéreur de lui constituer une rente de 560 livres, par acte reçu Tabourin et Milouin notaires. Le 15 avril 1763, il vendit avec sa femme, à madame Martineau du Plessis Mauclerc, une métairie au village de Darlais, paroisse de Xanton Chassenon, et d’autres immeubles et plusieurs rentes, moyennant la somme de 9000 livres. Le 7 février 1769, au château des châtelliers, avant midi, il afferma à Jacques Robin, marchand, et à Marie Quillot, femme dudit Robin, demeurant à la Barrelière, paroisse de Segondigny, le logis de Boissoudan, sans réserve, sauf les bois taillis dudit Boissoudan et des Michettes, qu’il se réservait, plus la métairie de la Burelière et celle de la Maison Neuve. (AVi E2 225). Il épousa, par contrat du 16 juin 1753, au Busseau, Marie Marguerite Céleste de VILLEDON, dame de Sansais, sa cousine, fille de Gabriel de VILLEDON, seigneur de Sansais, et de Marguerite Raoul, qui lui porta tous les biens de sa famille. Ce contrat stipulait que les époux seraient communs en tous biens, à l’exclusion de la compagnie de cavalerie du futur. Elle trépassa le 14 mai 1779, rue Mellaise, en son hôtel à Niort, et fut inhumée dans le Chœur de l’église de Sansais, le 15 mai 1779. Ils eurent pour enfants :
|
XIII) de VILLEDON Gabriel Henry, (né en 1754, décédé en 1817 à Sansais),
chevalier, seigneur de Sansais, de Gournay, dit le comte de VILLEDON
Sansais. Il épousa le 15 janvier 1782, dans la Chapelle domestique
du château de la Chevrelière, Louise Charlotte de VILLEDON,
fille de Charles François Joseph de VILLEDON, seigneur de la
Chevrelière,
comte de Gournay, et de Marie Louise de la Rochebeaucourt. |
Branche des seigneurs de GOURNAY , rameau du MAGEZY : |
VIII) de VILLEDON Ruben (décédé avant 1633), chevalier, seigneur de
Magezy, d’Arsejac, de St Bonnet, de Bors, de la châtellenie
de Richemont en Saintonge. Il fut capitaine de 50 hommes d’armes, et fut le lieutenant de Monsieur de Rohan Soubise. Il partagea avec Benjamin de Lestang, la châtellenie de Richemont en 1603, et devint héritier aîné de ses parents, au décès de Samuel son frère. Il fut sous la tutelle de sa mère du 20 octobre 1578 au 20 novembre 1583. En décembre 1619, il assista au mariage de Henry de la Motte Fouquet, seigneur baron de St Surin, fils de Charles de la Motte Fouquet, et de Elisabeth de la Cassaigne, dame de Tonnay Boutonne, remariée à Isaac Martel, Comte de Marennes, gentilhomme de la Chambre du Roi, seigneur de Lineboeuf, son beau frère, avec Suzanne de Bretinaud, fille de Jean, seigneur de Pampin, et de Suzanne de Puy Rousset. Par contrat du 1er mars 1595, il épousa Jeanne de Lestang, fille de Charles, chevalier seigneur châtelain de Richemont, seigneur de Dion, de Chaussat et autres lieux, et de Suzanne de la Motte Fouquet, petite fille de Suzanne Bouchard d’Aubeterre. Ruben fut maintenu dans sa Noblesse par Messieurs de Marillac et Benoît, en 1598. Le 10 juin 1598, à l’occasion du mariage de sa sœur Anne, il vendit, tant pour lui que pour sa dite sœur, tout ce qui lui revenait dans la succession de Méry Chevalier seigneur de Doix. Veuve, Jeanne de Lestang rendit aveu de la seigneurie d’Arsejac au château de Taillebourg, le 1er avril 1633. De cette union naquirent :
Sa veuve, au jour du contrat de mariage de son fils aîné, le 29 septembre 1637, reçu Charlot, notaire à Tonnay Boutonne, nomma le dit fils, son héritier universel, à charge pour lui de payer 5000 livres à chacune de ses sœurs, Gabrielle, Catherine, et Jacquette. |
IX) de VILLEDON Charles (né en 1611, et inhumé dans le
cimetière
protestant du faubourg St Germain le 12 juillet 1699), chevalier, seigneur
de Magezy, de St André, des Forges, haut justicier d’Arsejac. Il fut capitaine commandant la compagnie du prince de Tarente, et fut très considéré parmi la noblesse de sa Province, pour sa magnanimité et sa probité. Il vendit en 1643 une grande maison située à St Martin de Ré, à Pierre de Beaucorps, son beau frère. En 1649, il fut sollicité et proposé pour la Députation aux Etats Généraux. Charles fit son testament le 3 octobre 1650, devant Limouzin notaire à Saintes, en la maison de Pierre Fourestier, marchand, demeurant en la rue et paroisse de Ste Colombe, au canton des Forges, et en présence de Thomas le Breton, écuyer, seigneur d’Hautmont, de Etienne Soullet, Conseiller en l’Election, Jean You, écuyer, seigneur de Beauchail, demeurant paroisse de Chaniers. Les 16 octobre et 9 novembre 1648, André Audayer, chevalier, seigneur de St Hilaire en Montournais et de la Bénatonière en Poitou, demeurant à la Bénatonière, paroisse de Grosbreuil, principauté de Talmond, épousa par contrat passé dans la maison noble de Magezy, Françoise de la Rochefoucault, fille de feu Charles, et de Sara de Veyrière, seigneur et dame de la Renaudie et de Font Pastour, demeurant en la maison noble de Magezy près de Saintes, le futur assisté de Hector Audayer, écuyer, seigneur de la Bénatonière, son fils d’un premier mariage, et la future de François de la Rochefoucaulg, seigneur de Fontpastour et de la Grenoullière, et de Charles de VILLEDON, seigneur de Magezy et de Narcejac. Lors de la convocation et députation aux Etats d’Orléans, le 27 février 1649, Charles favorisa par son influence, en lui fournissant 40 voix de ses amis, le comte de Lussan cadet de la Maison d’Aubeterre, de sa parenté d’ailleurs, puisque sa grand mère était une Aubeterre, contre monsieur de Boisron. Cela fit grand bruit parmi la Noblesse pendant deux jours, puis tout se calma, par la nomination de Léon de Boscals. Il était de la RPR, et suivit le parti de Condé, car il servit le prince de Tarente, un la Tremouïlle, cousin issu de germain du prince de Condé. Le 27 septembre 1651, il assista aux Etats de Bretagne, tenus par le prince de Tarente, et le 12 avril 1669, à l’émancipation de Dlle Uranie de la Cropte, avec Charles de la Motte Fouquet, baron de St Seurin, Louis de Bassompierre, évêque de Saintes, Hector de la Motte Fouquet, baron de Tonnay Boutonne, et Renaud de Pons, marquis de Thors. En 1652, Charles fut fait prisonnier au combat des Arènes de Saintes, pendant la Fronde. Pour cette raison, le 3 avril 1652, le Roi écrivit une lettre au marquis de Montausier, Gouverneur de Saintes, dans laquelle il lui commanda, d’ordonner aux Dlles de Magezy de se retirer de la ville de Saintes, pour aller hors de son gouvernement. Charles avait épousé par contrat du 29 septembre 1637, Marie de la Rochefoucauld, fille de Charles, baron de Fontpastour et de la Renaudie, et de Sara de Vérrières. Par son testament du 19 mai 1681, elle légua à son mari l’usufruit de ses biens et nomma héritiers ses enfants. « Considérant l’affection singulière que m’a toujours portée ledit seigneur de Magezy , mon mari , les bons et agréables services qu’il m’a rendu en l’état déplorable ou il est réduit par le malheur de sa fortune , je donne et lègue audit seigneur l’usufruit de tous mes biens , nomme héritiers , Charles de VILLEDON écuyer seigneur de St Thomas , son fils , Judith de VILLEDON , et Elisabeth de VILLEDON femme de Henry de Reigner seigneur de Vaujompré , ses filles … » . Elle révoquait ainsi le testament mutuel du 27 mai 1680. De ce mariage naquirent :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY, rameau de ST RHUE : |
VIII. de VILLEDON Charles (décédé après
1667, date de sa maintenue de noblesse par Barentin),
chevalier, seigneur de Gournay, de la Chevrelière, après
accord passé avec Abraham son frère aîné, de
St Rhue en St Médard, de Chaignepain, de Boisroger, de la Motte
aux Gentilshommes à la
Peyratte (79), comme successeur de la famille de Loubeau. Il revendit le château de la Motte aux Gentilshommes, qu’il possédait depuis 1633, à Jean Nicolas, seigneur de la Taupelière. Le 23 avril 1627, il reçut des déclarations de domaines, en tant que seigneur de Gournay, de St Rhue, et de St Médard, de la part de Louis de Sauzay, avocat à Poitiers, pour une grange. Il s’opposa au curé de Gournay, au sujet des dîmes, et on apprend dans un des mémoires, qu’il fit tirer des coups de fusil sur un curé qui s’opposait à ce qu’il leva les dîmes de ladite paroisse, et que ledit curé fut blessé par les coups tirés, mais légèrement. Charles épousa en premières noces, Sébastienne de Chergé, par contrat du 31 mai 1615, reçu Amiraut, notaire à Melle. Ils eurent pour enfants :
De cette union naquirent :
|
IX) de VILLEDON Gabriel, (né en 1616, et inhumé dans
l’église
de St Gelais, le 27 septembre 1683), chevalier, seigneur de St Rhue, de
Suiré en St Gelais comme successeur de Moïse de Loubeau, décédé
en 1670. De vénérables parchemins attestèrent que depuis le Moyen Age, le seigneur de Suiré partagea avec celui de la Carte, la propriété du moulin de Chalusson, distant de quelques centaines de mètres du château. Par jugement du 16 août 1667, rendu par monsieur de Barentin, il fut maintenu noble comme tous les VILLEDON, et sa Barentine était aux mains de monsieur Riffault, juge de la Monnaie à Poitiers, en 1755. A la demande de Joseph de VILLEDON, seigneur de la Chevrelière, une copie de cette maintenue fut délivrée par Clairambault, généalogiste des Ordres du Roi, le 19 août 1700. Le 17 mai 1654, il fut parrain catholique à Ste Blandine, et donc avait abjuré l’hérésie calviniste avant cette date. Le 20 juin 1665, il s’accorda avec son père au sujet du partage des biens familiaux, et il lui revint les domaines de St Rhue et St Médard. Il épousa en premières noces, après abjuration de l’hérésie calviniste, par contrat du 22 juillet 1652, Marie Anne de Bosquevert, fille de Amable, chevalier, seigneur de la Roche du Montet et de Marie de Villiers. Elle descendait de Daniel de Bosquevert, qui avait reçu l’ordre de Richelieu, pour la destruction des fortifications du château de Talmont en Vendée. Elle fut inhumée dans l’église de St Gelais le 1er mai 1677, et on peut encore y lire son épitaphe : « Cy gist le corps de Dame marie Anne de Bosquevert en son vivant femme de haut et puissant Gabriel de VILLEDON escuier sieur de St Rue âgée de 43 ans décédée le premier de may 1677 Priez Dieu pour son ame » . Ils eurent pour enfants :
de cette union naquirent :
|
X) de VILLEDON Pierre Gabriel (né à Hanc en 1670, décédé
le 26 août 1727, en son hôtel à St Maixent, et inhumé le
27 dans l’église St Saturnin de St Maixent), chevalier, seigneur
de Suiré, de St Rhue, domaine qu’il laissa à son
frère germain, Urbain Hector, de Fayolle en Ste Pezenne, de la
Sachetière à Clavé, de la Bobetière en Beaulieu
sous Parthenay, du Bois des Prés près de St Maixent, commune
de Souvigné, par son mariage. Il fut maintenu dans sa noblesse par Quentin de Richebourg, par sentence de 1715. En 1691, il était lieutenant de la compagnie colonelle du Régiment de la Carte, et à cette époque, il servit le Roi en Italie sous les ordres du Maréchal de Catinat. Le 28 mai 1710, il fit un accord avec ses frères et sœurs germains, et la deuxième femme de son père, au sujet de la succession de ce dernier, dans lequel il était qualifié de seigneur de Suiré. Le 13 août 1717, il constitua sur Jacques Faudry, sieur de Cholette, une rente au profit de son fils André Gabriel, seigneur de la Bobetière. La dite rente était assise sur la seigneurie de la Bobetière, que Pierre Gabriel avait délaissée à son fils. Il épousa à St Maixent, par contrat du 6 mai 1687, Marie Gogué, dame du Bois des Prés, fille de Hilaire, conseiller et Procureur du Roi à St Maixent, seigneur de Geoffret et de Perette Favier, qui lui porta le domaine du Bois des Prés avec son élégant château Louis XIII, commune de Souvigné dans les Deux Sèvres. Hilaire Gogué était du cercle des amis du chevalier de Méré, un des beaux esprits du règne de Louis XIV. La famille Gogué était de l’ancienne bourgeoisie de St Maixent, et la collection des lettres du chevalier de Méré en contient deux, adressés à Hilaire. Elles témoignent des relations d’affectueuse estime et d’amitié qui existaient entre eux. Marie Gogué fit son testament le 2 août 1728, par lequel elle donna ses meubles et une rente à sa fille Catherine Scholastique, religieuse. Elle décéda le 18 février 1730, et fut enterrée dans l’église St Saturnin de St Maixent le 19. De cette union naquirent :
|
XI) de VILLEDON André Gabriel (né en 1691 à St
Maixent, décédé le 17 mars 1743 en son hôtel à Niort,
chevalier, seigneur de la Bobetière, des Rivières et des
Naides en Souvigné, près de Niort, de Lamormartin en Aiffres. Il entretint de bons rapports avec son cousin Joseph de VILLEDON, seigneur de la Chevrelière, qu’il voyait le plus souvent possible à l’occasion des fêtes de famille. Il fut probablement encore seigneur de Suiré, car dans l’aveu du marquis de St Gelais en 1742, un sieur de VILLEDON est cité comme étant propriétaire à St Gelais. En 1711, il hérita de son oncle et parrain André Gogué, seigneur des Rivières, prêtre, qui lui laissait les petites seigneuries des Rivières et des Naides, sa chambre à coucher et diverses rentes. Il fit son propre testament le 15 juillet 1714, et le 1er mars 1724, il passa un contrat d’arrentement avec Jacques Anselme Ureau de la Boucherie. Le 27 août 1726, André Gabriel fut nommé curateur des enfants mineurs de Amable de la Fitte, et de Marie Louise de Roulin. Il épousa en premières noces, à l’Abbaye de Celles, le 10 avril 1714, Jeanne Marie Suirot, dame des Champs, fille de Pierre Suirot, chevalier, seigneur d’Angles, et de Jeanne Marie Dupont. Jeanne Marie Suirot décéda le 12 août 1715, en mettant au monde sa première fille. Elle fut inhumée dans l’église paroissiale de Celles le 13. De ce mariage naquit :
Elle décéda et fut enterrée le 2 juillet 1726 à Aiffres. De cette union naquirent :
De cette union naquit au moins une fille :
André Gabriel fut inhumé dans l'église d'Aiffres. Geneviève Bouchet décéda le 18 août 1764 et fut inhumée dans la chapelle de la Vierge de l’église Notre Dame de Niort, sépulture des VILLEDON, le lendemain. |
XII) de VILLEDON Pierre Gabriel (né à Aiffres en 1716,
décédé en son domaine de Sechebec, et inhumé dans
l’église St Germain de la Revêtizon Chabot, le 24 septembre
1768), chevalier, seigneur de Lamormartin, de Fayolle, des Rivières,
des Naides, de Sauzay et la Blotière en Marigny, de Sechebec ou
Fief Royal en la Revêtizon Chabot. Il servit en 1758 dans la première Brigade de l’escadron de VILLEDON, commandé par son cousin Hugues Gabriel de VILLEDON de la Chevrelière. Il acquit le domaine de Sechebec de François Poudret, avocat à Niort le 31 août 1766. A cause de sa terre de Sechebec, il devait une rente aux Révérends Pères Minimes de la Rochelle, qu’il s’était engagé à verser comme tous ses prédécesseurs, au moment de l’acquisition. Le domaine de la Blotière en Marigny, fut possédé dans les années 1960 par Louis Segondy, beau frère de Marc de VILLEDON de Naide. En premières noces, il épousa à Niort, le 21 février 1735, Jeanne Marie Audigé, fille de Jacques Gaspard, Conseiller du Roi et Receveur des tailles de la ville de Niort, et de Marie Boisseau, qui lui porta des immeubles à Niort, dont une maison rue des Hyvers. Monsieur Audigé était un des notables les plus influents de la ville de Niort à cette époque, et il avait marié une autre de ses filles dans la maison de Nossay. Ils eurent pour enfants :
Veuf, Pierre Gabriel épousa en secondes noces, le 6 novembre 1747 à St Symphorien, Marie Magdeleine Jarry des Vallées, fille de Louis Alexandre Jarry, chevalier, seigneur de Grandchère, et de Suzanne Reigner de Champeau. Pendant la Terreur, elle fut comme beaucoup, incarcérée à Brouage. Elle décéda avant 1800. C’était une famille de Vendée, et leur domaine patronymique des Vallées se situait paroisse de Corps. De ce mariage naquirent :
|
XIII) de VILLEDON Pierre André Gaspard, (né à Niort
en 1742, et décédé le 26 septembre 1790 à Centuri
en Corse), chevalier, seigneur de Lamormartin, des Naides, paroisse de
Souvigné dans
les Deux Sèvres, et autres lieux. Il fut Chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis (2 février 1773), colonel d’infanterie. Il demeura ordinairement à Niort rue des Hyvers, jusqu’à son mariage en Corse en 1778. Il avait été envoyé sur l’île de Beauté avec son Régiment au moment des troubles causés par le fameux Paoli. En 1779, il reçut une pension de retraite, comme capitaine commandant au Régiment de Piémont infanterie. Il fut donc capitaine commandant au Régiment de Piémont infanterie, et demanda les Honneurs de la Cour par une lettre écrite de Vierzon, le 24 septembre 1776. Ce fut lui et non son cousin Charles Marie de VILLEDON la Chevrelière, trop jeune, 10 ans ?, qui fut blessé aux batailles de Berghen et de Minden en 1759, où son Régiment était engagé; mais peut être est ce son cousin ? (voir en annexe, son brevet de chevalier de St Louis). Il avait épousé à Rogliano, au Cap Corse, le 12 avril 1778, Maria Livia Doria, fille du marquis François, Patricien génois, des Doges de Gênes, et de Louise Castagnola Negroni, dame du tiers de San Colombano et Cap Corse. Elle décéda et fut inhumée à St Maixent le 2 juin 1815. Elle avait affermé avec Geneviève Maixente de VILLEDON, sa belle sœur, la terre des Naides, et une métairie sise à Montaillon, près de Mougon dans les Deux Sèvres, le 1er octobre 1806. De cette union naquirent :
|
XIV) de VILLEDON Simon Romain Hugues, comte de VILLEDON, né à Centuri
en Corse en 1788, décédé à St Maixent en 1864,
et inhumé au
cimetière de St Maixent. Il possédait les Naides, le Chizon à Ste Pezenne près de Niort, Savelle à Souvigné, la Gascougnolière à St Georges de Noisné, le Moulin du Roc près de Niort, et une maison rue des Hyvers à Niort. Etant officier au 34eme Régiment d’infanterie légère, il reçut du Duc de Berry, l’autorisation de porter la décoration du Lys, le 1er août 1814. Il était militaire en garnison à Toulouse le 5 mars 1817. En 1820, il était lieutenant de la Légion des Deux Sèvres, et le 14 novembre 1845. il afferma avec sa sœur Marie Charlotte, la terre des Naides. Il avait épousé le 10 avril 1820, Thérèse de Jouslard, dame de Chantebuzain, fille de Etienne, maire de Saivre, et de Louise Gigou. Ils eurent pour enfants :
|
XV) de VILLEDON Antonin Auguste Louis, comte de VILLEDON, né en
1826 à St
Maixent, décédé le 29 septembre 1872, à Parthenay.
Il fut percepteur des contributions directes à Beauvoir sur Niort et à Parthenay. Il épousa à Fontenay le Comte, le 9 novembre 1858, Marie Palustre de Virsay, fille de Charles, et de Henriette de Grimouard, et eurent pour enfants :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY , rameau de NAIDES : |
XIII) de VILLEDON Pierre Alexandre (né à Aiffres en
1750, décédé le jeudi 10 mars 1825 à 3 h du
matin, à l’hôpital
d’Orléans). Il fut major au Régiment de Piémont infanterie avant la Révolution, et ainsi ne dut pas se trouver trop isolé de son Poitou, car de nombreux membres de sa famille et de sa belle famille y servirent. Il donna des cours d’équitation à Strasbourg, pendant la tourmente révolutionnaire. Pour échapper aux recherches, il prit le nom de : VILLEDONDE NAIDE, ce qui lui évita d’être arrêté, car le nom VILLEDON figurait sur la liste des suspects. Sa mère fut internée à Brouage, avec de nombreux membres de la famille. Par acte des 6 brumaire An IX, et 16 floréal An X, il laissa les portions d’héritages qui lui venaient de son père, aux enfants de Gaspard son frère consanguin. (Il y était nommé Pierre de VILLEDON de Naide). Le 5 mars 1817, étant absent, il donna pouvoir pour le partage de la terre des Naides. Pierre épousa en premières noces à Soultz les Bains en Alsace, où il était en garnison avec son Régiment, le 14 octobre 1790, après consentement de sa mère en date du 22 octobre 1786, Marie Barbe Wurmser, fille de Michel, ancien maire de Soultz les Bains, et de Marie Boxberger. Ils eurent pour enfants :
|
En secondes noces, Pierre épousa Anne Berthelot. |
XIV) de VILLEDON de NAIDE Pierre Gabriel
Valentin, (né à Strasbourg
en 1799, décédé avant 1870), propriétaire,
et adjudant de cavalerie, dit Valentin. Il quitta le service de l’armée peu après son mariage, au moment de la Révolution de 1830. Il épousa le 29 septembre 1829, Françoise Heim, propriétaire, veuve de Jean Dolot, et fille de Joseph, commerçant, et de Thérèse Baby. Il décéda le 9 août 1842 à Toul (54). Ils eurent pour enfants :
|
XV) de VILLEDON de NAIDE Alexandre Paul
Emile, (né à Toul
le 10 juillet 1830, décédé à Sousse, en Tunisie
le 20 avril 1890), dit Emile. Il travailla à la Compagnie algérienne du télégraphe, et fut élu maire de Sousse. Au moment de la Révolution de 1848, il choisit de s’expatrier et d’aller tenter sa chance en Tunisie, où il arriva cette même année. Il avait été chargé des fonctions de Consul de France à Sousse et à Sfax, de 1850 à 1884, et fut un des grands propriétaires immobiliers de la ville de Sousse, dans le sud tunisien. Il accueillit protocolairement les troupes de l’amiral Krantz en 1881 à Tunis. A ce titre, il aurait du venir à la rencontre de l’amiral à cheval, mais la maladie qui devait l’emporter, le fatiguait déjà, et il vint en voiture. Cela lui coûta la légion d’Honneur, et « en consolation », il reçut la médaille pro patria. En premières noces, il épousa en 1863, à Ste Croix en Tunisie, Elise Saccoman, dont il n’eut pas de postérité. Veuf, Alexandre épousa en secondes noces, le 28 septembre 1870, paroisse de la Goulette, diocèse de Carthage, Marie Thérèse They, fille de Alexandre, chevalier de St Louis, et de Marguerite Preca, de la famille du bienheureux père Georges Preca. Ils eurent pour enfants :
|
XVI) de VILLEDON de NAIDE Ernest (né le
28 septembre 1875, décédé le 14 juillet 1941 à Sousse). Il fut comptable à la compagnie algérienne, assesseur au Tribunal de Sousse du 21 février 1907 au 26 juin 1939. Il épousa au Consulat de France de Sousse, le 17 août 1907, Marie Amélie Dauphin, fille de Auguste, ingénieur des Mines, et de Rose Duperrier de Larsan. Elle décéda le 31 mai 1960 à Paris. De cette union naquirent :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY, rameau de la CHEVRELIÈRE : |
IX) de VILLEDON François (né en 1631, décédé en 1708,
et inhumé dans l’église de Gournay le 29 mai 1708). Il fut officier de cavalerie, chevalier seigneur de la Chevrelière, de Lavault, de la Boitaudrie, de la Touche Augier, de Boisroger. De 1632 à 1635, il eut à soutenir un procès contre le Commandeur d’Ensigné, au sujet des dîmes de Gournay. Le 21 juillet 1667, il fut maintenu dans sa noblesse par Barentin intendant du Poitou. Le 10 février 1682, il fit le dénombrement de la seigneurie de la Chevrelière, à Philippe de Montault de Bénac, duc de Navailles. Un arpentement de la seigneurie de Gournay, fait en 1685, le condamna au sujet des dîmes de Gournay, à partager avec le Commandeur d’Ensigné et le curé de Gournay. En 1701, âgé de 70 ans, il possédait le manoir de Bois le Bon en St Sauvant, et déposa à cette date avec son valet, Jean Désiré, sur l’inhumation clandestine de la femme Rubin. François épousa à Maisonnais le 22 avril 1654, pour le mariage religieux, et au château de Monts à la Génétouze, près de Niort par contrat du 1er janvier 1654, Gabrielle Richier, fille de Claude, chevalier, seigneur de la Pimpelière, et de Catherine de Rechignevoisin. Catherine de Rechignevoisin, dame de la châtellenie de Monts en St Genard, veuve de Louis le Pelletier, écuyer, seigneur des Mardelles, et avant de, Claude Richier seigneur de la Pimpelière, fit le partage de ses biens entre tous ses enfants, par contrat du 10 octobre 1664, reçu par Bidault notaire à Melle. De cette union naquirent :
|
X) de VILLEDON Joseph, (né en 1673, décédé en 1729, et inhumé le
11 avril 1729, dans l’église de Gournay), chevalier, seigneur
de la Chevrelière, de Lavault, de Bois le Bon, de Vançais
(79), de la Séguinière, paroisse de Salignac en Saintonge,
de la châtellenie des Combes en Saintonge. Il transigea en 1712 avec sa sœur Françoise, au sujet du partage des biens familiaux. Le 30 juillet 1702, une sentence fut prononcée entre Louis de VILLEDON, seigneur de Gournay et lui même, au sujet des droits honorifiques dans l’église de Gournay. Cette sentence se trouvait aux archives communales de Civray, et a été brûlée dans un bombardement en 1944. Néanmoins, il est probable que Joseph eut gain de cause, puisque le seigneur de la Chevrelière était considéré comme le fondateur de la paroisse. Il fut maintenu noble par jugement du 9 mars 1715, prononcé par Quentin de Richebourg, Intendant de la Généralité de Poitiers, sur présentation des titres de Pierre Gabriel de VILLEDON, seigneur de Suiré, son cousin germain. La même année, il fit aveu et dénombrement pour sa seigneurie de la Chevrelière à la duchesse d’Elboeuf. Ses beaux parents lui délaissèrent, outre tous leurs biens de Saintonge, tout ce qu’ils possédaient sur l’île de Ré, à la condition qu’il paya à leur décharge, la somme de 3000 livres à leurs créanciers, au nombre desquels étaient les enfants de monsieur Montaut de la Garde, leur beau frère. Joseph épousa par contrat du 21 août 1697, passé à la Séguinière devant Mayaud, notaire à Salignac en Saintonge, Françoise du Perier, fille de Jean Paul, chevalier, seigneur châtelain des Combes, de la Séguinière et autres places, et de Marie Rose Richard. Ce contrat fut signé en présence de Anne Green de St Marsault, de Geffroy de Blois Roussillon, de André Green de St Marsault, et du consentement de François de Bonnevin, chevalier, seigneur de Jussas et de Soumoulins, cousin au 3ème degré de la future, de François Potier, chevalier, seigneur de Cazaux, de Elisabeth Potier, sa cousine au 3ème degré, de Jean de St Maurice, chevalier, seigneur de Favière, de Bourgneuf, de la Chapelle Bâton et de Vaudelaigne. Françoise du Périer était fille unique, et de ce fait, elle porta tous les biens de sa Maison à son mari. De cette union naquirent :
|
XI) de VILLEDON Joseph, (né au château de la Chevrelière,
et baptisé le 29 août 1699 à Gournay, filleul de
Jean et Marie Godin, décédé à Melle le 25 avril
1772), dit marquis de la Chevrelière, chevalier, seigneur de la
Chevrelière, de Gournay, seigneur châtelain des Combes,
de la Séguinière, des Plats, et autres lieux. Il fut reçu avec son frère Joseph, page du Roi dans la Grande Ecurie à Versailles, le 1er avril 1715. Il possédait à Melle la maison située au coin de la rue du Bourgneuf, près de l’église St Savinien. Le 6 mars 1745, il hérita du chef de sa femme, d’une partie des biens laissés par Charles Stanislas de Rochechouart, marquis de Montpipault, à concurrence de 32400 livres. Ce contrat de partage fut passé devant Darbez, et son confrère, notaires royaux à Poitiers. De 1750 à1752, il transigea avec Jacques François Guinebaud de la Grossetière, Commandeur d’Ensigné, et Louis Armand de Laubier, curé de Gournay, au sujet des dîmes de la paroisse de Gournay. Le 3 juin 1763, il signa au contrat de mariage passé devant Desmeures et son confrère, notaires au Châtelet à Paris, entre Auguste Jean François de la Broue, avec Elisabeth de la Barre de Martigny, en présence de Guy André, Duc de Laval Montmorency, lieutenant général des Armées du Roi, et de son épouse, Marie Jacqueline de Bouillon, Anne Alexandre Marie Sulpice Joseph, marquis de Laval, de Pons Faron de Laurières de Cardaillac, comte de Thémines, oncle de la future, Monseigneur Guillaume de Lamoignon, Chancelier de France, de Louis César Maréchal Duc d’Estrées. En 1758 , il servit dans l’escadron de VILLEDON, commandé par son frère Hugues. En 1768, Joseph, demeurant à Melle, vendit la Séguinière pour 25000 livres à Léon de Beauchamp. Il avait épousé par contrat du 3 janvier 1731, à Melle et à Sommières, Charlotte Louise de la Broue, dame des Plats en Asnières, dans la Vienne, fille de Louis, marquis de Vareilles, baron de Sommières, Brigadier des Armées du Roi, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, et de Marie Monique de la Broue, qui lui porta la seigneurie des Plats, et 30000 livres de dot. Charlotte Louise de la Broue décéda au château de Lavault, le 6 décembre 1779, étant veuve depuis sept ans. De cette union naquirent 19 enfants, dont, (Les registres paroissiaux ne donnent que) :
En 1750 Joseph assistait à la cérémonie de confirmation de Pierre Moyau, et de Pierre Chaigneau, domestiques à la Chevrelière. |
XII) de VILLEDON Charles François Joseph, (baptisé à Gournay,
le 18 novembre 1733, filleul de Charles de VILLEDON, seigneur de Lavault,
représenté par Gabriel de VILLEDON, et de Françoise
du Périer, sa grand mère, représentée par Mathurine
Viollet). Il décéda à Poitiers le 18 juillet 1796.
Il était dit comte de Gournay, chevalier, seigneur de la Chevrelière, de Luchapt, des Plats, de Fanet, de la Mondie. Il fut reçu page du Roi dans la Grande Ecurie à Versailles, pour y être élevé, en 1747. Il fut comblé par Louis XV, d’un intérêt particulier, car lorsque son tour de service revenait à Versailles, le Roi le faisait demander pour être du nombre de ceux qui l’approchaient pendant son dîner. Louis XV l’avait surnommé, « mon petit poil de vin le joufflu », et le faisait parler du Poitou et redire le nombre d’enfants qu’avait mis au monde sa mère. Il entra au service du Roi dans la 2eme Compagnie des Mousquetaires noirs de la Garde du Roi, avec le grade de Brigadier jusqu’à la réforme de Louis XVI. Il fut nommé lieutenant colonel de cavalerie au Régiment de Charrost, et reçu chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis le 15 février 1773. Il fut décoré à Niort, et sa croix lui fut épinglée par son cousin Louis Vincent de VILLEDON de Sansais, chevalier du même Ordre. Charles enterra son beau père dans l’église de Gournay, le 16 septembre 1770, lequel était décédé au château de la Chevrelière. Il fut électeur de la Noblesse au Baillage de Civray. Il épousa à Millac dans la Vienne, le 3 mai 1766, Marie Louise de la Rochebeaucourt, fille de Philippe, chevalier, seigneur de la Mondie, et de Louise Catherine Guyot du Fanet. Le contrat de mariage du 12 octobre 1766, fut reçu par Rougier, notaire à Chef Boutonne. Elle lui porta entre autres, les seigneuries de la Mondie, du Fanet et de Luchapt, et fut enterrée au cimetière de Gournay, le 14 mai 1784. Le fief de la Mondie relevait de l’abbaye de St Martial de Limoges. Une lettre du ministre des Finances aux administrateurs de la Vienne, nous apprend qu’en prairial an IV, Charles VILLEDON avait fui les deux Sèvres sous la Terreur, pour se réfugier à Poitiers. Le 16 Frimaire an X, Louise Charlotte et Gabrielle de VILLEDON, vendirent les terres de Gournay et de la Chevrelière à Jacques René Aymé, dit Alexandre. Ils eurent pour enfants :
|
Branche des seigneurs de GOURNAY , rameau de CHAIGNEPAIN : |
IX) de VILLEDON Pierre, (né vers
1635, décédé au Pas des Chaumes, paroisse St Cybard d’Aubigné,
le 8 mars 1686, et inhumé le lendemain dans l’église
d’Aubigné),
chevalier, seigneur de Chaignepain, paroisse de St Vincent de la Châtre,
du chef de son père, et du Pas des Chaumes et la Gaillarderie
du chef de sa femme. En 1682, il rendit hommage au seigneur de Chef Boutonne, pour sa seigneurie de la Gaillarderie. Il épousa par contrat du 25 avril 1674, passé au lieu noble du Pas des Chaumes, devant Lalle, notaire de la baronnie de Chef Boutonne, Henriette de St Martin, fille de Jacques, chevalier, seigneur de Pezay, et de feue Renée Gaudin. Ils eurent pour enfants :
|
X) Pierre de VILLEDON (né à Chaignepain
le 7 juin 1680 et baptisé à St Vincent de la Châtre
le même
jour, mort en 1766) chevalier seigneur de Chaignepain, du Pas des Chaumes, de la Gaillarderie, et des Loges et des Egaux du chef de sa femme. Le 9 mars 1715, il était maintenu noble par jugement rendu par Quentin de Richebourg. Pierre faisait aveu de sa seigneurie des Loges le 28 avril 1743. Il épousait par contrat du 9 juin 1715 passé au village des Loges, devant Garderat notaire à Néré, Suzanne Rochier fille de René Rochier écuyer seigneur des Loges et de feue Marie Anne Meschain. Le mariage religieux fut célébré à l’église de Néré le 15 juillet 1715. Ils eurent :
|
XI) de VILLEDON Gabriel, (baptisé à Aubigné le
9 août 1718, décédé après 1773), chevalier,
seigneur de Chaignepain, des Loges, du Bouchaud. Il fut capitaine aide Major de la Citadelle de l’île d’Oléron, avec rang de Major, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, décoré en 1759. En 1759, il acquit le fief de la Touche (canton de Marennes - Charente-Maritime). (Frédéric Chasseboeuf). Par acte du 7 juillet 1763, Gabriel Rochier, écuyer, seigneur de la Rue Franche, lui céda, car il était aux droits de monsieur de la Ferrière, par acte du 3 avril 1763 reçu par Hillairet, notaire à St Jean d’Angély, l’usufruit et les droits qu’il avait de jouir des biens du Bouchaud et des Loges, moyennant 100 livres de rente par an, et de payer à ses créanciers, la somme de 1141 livres dans le cours de 3 ans, à quoi se trouvaient monter ses dettes et l’en garantir envers les dits créanciers. Il assista avec Henry de la Porte d’Estrade, Jacques de St Martin des Granges, et Gabriel Rochier de la Rue, à l’inventaire du château de la Barde, le 3 juillet 1765. Le 9 décembre 1767, sa mère le nomma son procureur général et spécial. Il avait épousé par contrat du 29 août 1752, Elisabeth Barbier, fille de Jean, avocat à la Cour, et Bailli de la ville et principauté de Soubise, et de Jeanne le Begue. De cette union naquirent :
|
XII) de VILLEDON Gabriel, dit comte de VILLEDON Chaignepain, (baptisé au
Château d’Oléron, le 1er février 1756, filleul
de Gabriel Claveau, contrôleur des Fermes, et de Françoise
Patry, épouse de Joseph Provôt, capitaine de navire, décédé au
château de Moragne en 1820), chevalier, seigneur de Chaignepain. Il fut chevalier de l’Ordre de la Réunion, lieutenant au Régiment Provence infanterie, et fut reçu aux Ecoles militaires le 13 octobre 1766. Le 16 juillet 1774, il vendit à Gabriel de Félix, seigneur de la Barde, des marais salants près du Château d’Oléron, et le 28 mai 1778, demeurant à Saintes, il arrenta la métairie de la Barde. Gabriel partagea avec son beau frère Bernard Bidé de Maurville, capitaine des Vaisseaux du Roi et chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, la moitié de la baronnie de Moragne, la moitié de la seigneurie de la Prévôté, la prairie de la Palud près de Saintes, la moitié d’une rente seconde de 36 livres sur une borderie au Port des Barques, le 8 octobre 1786. Il eut 19949 livres 10sols, et 750 livres de rente viagère. Il fut présent à l’assemblée provinciale de la Noblesse en 1789, et fut élu lieutenant de gendarmerie le 19 juin 1791. Il reçut commission pour cette charge, dans le département de la Charente inférieure, le 28 septembre 1791. Nommé commissaire chargé de la formation des gardes nationales, il démissionna de ce poste le 10 octobre de la même année. Sous le régime de la Terreur, Gabriel fut détenu à Brouage, comme ci devant noble. En 1809, il était capitaine de la Gendarmerie impériale, commandant des gendarmes maritimes, et on le retrouva à la Restauration, aide de camp du général Muller, qui se flattait de ne compter dans son état major que des gentilshommes d’Ancien Régime. Gabriel fut maire de Moragne, et racheta le château en l'an II (vendu comme bien national, saisi sur Marguerite Guinot de Soulignac, sa belle-soeur), avec 40 journaux de bois, 8 hectares de prés, 2 journaux de terre, et 20 gerbes de vigne. A son décès, la famille renonça à la succession, et sa femme avec sa fille aînée demeurèrent à Tonnay Charente. Etant capitaine de gendarmerie royale en retraite, demeurant 62 rue St Charles à Rochefort, il vendit le 2 mars 1816, la métairie du Poteau, commune de Moragne. Il avait épousé à la Valette en Angoumois, le 4 juin 1785, Marie Anne Sidonie Guinot de Soulignac, fille de Jacques, baron de Moragne, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, Major au Régiment de Beaujolais, et de Sidonie d’Eptingen. En 1825, il vendit le château de Moragne, à Pierre Delafond, cultivateur. (Frédéric Chasseboeuf). De cette union naquirent :
|
XIII) de VILLEDON Hyacinthe François, capitaine au bataillon
de St Louis du Sénégal, chevalier de la légion d’Honneur,
demeurant à Saintes. Il avait épousé le 29 mai 1814, à Andover, dans le comté de Hampshire en Angleterre, Mlle Jane Rumsey. Le 16 février 1831, Hyacinthe hérita de son oncle, Jean François de L’Aage, seigneur de la Grange, et lieutenant colonel, petit fils de Marguerite Aimée Guinot de Soulignac. |
-
généalogie
complète envoyée
par M. Michel de VILLEDON de NAIDE.
|