ROSSIGNOL |
Déterminer le blason de cette famille n'est pas une chose aisée. Suivant les armoriaux, on trouve des descriptions réellement différente. Pour ma part, je pense que le blason au chevron, décrit en 1 semble être le véritable. Jacques Dumont (dans l'article sur Suaux - Châteaux, manoirs et logis de la Charente) décrit ces armoiries placées au dessus d'une cheminée. Voir la page sur la commune de Suaux. |
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D'azur au chevron de gueules, accompagné de trois merlettes d'or, posées deux et un. (Jacques Dumont - article sur Suaux). |
D'azur à trois épées d'argent en pal, les pointes en bas, rangées en fasce. (Henri Jougla de Morenas Grand Armorial de France). |
D'or à la plante de fougère de sinople. (ROSSIGNOL de la COMBE Armorial de La Rochelle - d'Hozier). |
Famille maintenue noble en 1697. Elle a fourni deux présidents trésoriers de France à Limoges, au XVIIIème siècle, ainsi qu'un conseiller secrétaire du Roi, en 1711. Elle comparut à Civray et Saint-Yrieix en 1789. |
I) ROSSIGNOL Pierre, sieur de la Combe. Il fut procureur de la sénéchaussée d'Angoulême, puis conseiller secrétaire du Roi en la chancellerie, près le Parlement de Paris, le 7 juin 1711. (Cette dernière charge était anoblissante). Il décéda âgé de 76 ans le 15 juin 1713, et fut enterré aux Carmes de La Rochefoucauld. L'amorial d'Hozier lui attribua d'office pour blason :
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II) ROSSIGNOL Louis, écuyer, sieur de la Combe. Il eut la charge de juge magistrat au présidial d'Angoulême. Le 20 juillet 1705, il acheta pour 20100 livres la seigneurie de Suaux, qui avait été saisie sur Philippe de Saint-Georges, chevalier, et de dame Marie de Rocquart qui avaient quelques problèmes financiers. (Il eut un procès avec Louis XIV, qu'il perdit, et qui le condamna à l'arasement des tours du château de Suaux et à la confiscation totale de ses biens). Devenu seigneur de Suaux, il épousa Anne de Villemandy. Ils eurent pour enfants, au moins :
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III) ROSSIGNOL Louis Antoine, écuyer, né vers 1723, seigneur de la Combe, de Suaux, et de Montebrides (alias Montauvet), paroisse de Cherves. Il devint trésorier général de France au bureau des finances de Limoges. Il vendit le 8 septembre 1767 à Louis Joseph de Fornel, chevalier, seigneur de Limérac, pour 8740 livres, le tiers de la justice haute, moyenne et basse, et les rentes de l'enclave de Montermue, Montgoumard, des Ombrais et de Chez Touchet. Il épousa Marie Rose Petiot, et eurent pour enfant : |
IV) ROSSIGNOL Louis Marc Antoine, chevalier, seigneur de Suaux,l'Epinassouse. (La famille fut dispensée du "Marc d'or", le 6 septembre 1772.) En 1789, il se qualifiait de seigneur de l'Epinassouse (Nieuil), (à dire vrai, depuis déjà 1780), demeurant à Suaux. Le 19 mars, lors de la réunion de l'Ordre de la noblesse d'Angoumois, en l'église du couvent des Jacobins d'Angoulême, il représenta MM François et Pierre Poitevin de Fontguyon, barons de l'Empire Germanique, pour leur fief de Fontguyon. Le 30 septembre 1796, le citoyen Louis Marc Antoine ROSSIGNOL, acheta "la maison presbytérale de la commune de Sceaux (Suaux), provenant de l'adjudication des domaines nationaux. Il épousa à Angoulême le 11 novembre 1772, sa cousine germaine, Françoise Pommet de Boistizon. Un inventaire fut dressé à la requête de Louis Marc Antoine au sujet de la Devignère (aliàs Davinière - Lussac), ayant appartenu à la nièce de sa femme, Thérèse Pommet, (épouse et veuve de Pierre de Fornel), décédée au logis de la Devignère. Le 4 juin 1790, un procès-verbal suivit, puis un partage qui fut fait le Ier thermidor an II (19 juillet 1794). La Devignère devint alors la propriété de Louis Marc Antoine. Il fut encore acquéreur le 8 avril 1790, du logis de la Pérelle (Nieuil), lors du vente faire par Jeanne de Jullien de La Pérelle, épouse séparée quant aux biens de Jean de Rocquart, écuyer, seigneur de Menejoye. Il décéda sans postérité à La Rochefoucauld le 11 prairial an VI. Le château de Suaux fut alors divisé en deux moitiés, dont l'une devint la mairie, et l'autre ainsi que les communs échurent à divers propriétaires. |
- Personnes non rattachées, peut-être de la même famille : |
- ROSSIGNOL Jean, sieur de la Tour, de la ville de La Rochefoucauld. En 1676, les revenus de la terre de Marthon lui furent affermés pour 5 ans, moyennant 5000 livres par an. Il décéda en 1693. Il avait épousé Marguerite Dumas (décédée âgée de 40 ans en 1693), qui lui donna pour enfants :
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- ROSSIGNOL Jean, sieur de la Tour. Il vendit en 1710 les maison et terres des Dumas (Chazelles), à Louis Penot, procureur fiscal habitant à Touvre. Il épousa en 1707 Jeanne Tourette. De cette union naquirent :
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- ROSSIGNOL, vicaire, curé de Saint-Germain de Montbron en 1664. |
- ROSSIGNOL L., desservant de Marthon, en 1735. |
- ROSSIGNOL Louis, vicaire perpetuel, curé de Chazelles de 1739 à 1742, puis curé de Mazerolles. Il était fils d'André, et de Marguerite Gauvry. (Note envoyée par Mr Antoine DORCIER (*)). |
- ROSSIGNOL, desservant à la vicairie perpetuel de Grassac en 1759, puis curé de Marsac. |
- de ROSSIGNOL Martial Barthélémy, écuyer, seigneur de Combier, reçut le Ier septembre 1784, devant Bersac, notaire, de Pierre de Tessières de Beaulieu, la somme de 10800 livres, due par son frère aîné, M. de Beaulieu, pour ses droits légitimaires, à la charge de le nourrir, et de l'entretenir dans son château de Combier, sous la charge d'une pension annuelle de 120 livres. |
- ROSSIGNOL Anne, épousa aux environs de 1830, Auguste Piot de Beaurepaire. |