de MONTALEMBERT |
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D'argent à la croix ancrée de sable. |
De Monte Aremberti, ou Aramberti. Maison
d'ancienne chevalerie. Elle a pris son nom de l'ancien château de Montalembert (Deux-Sèvres). |
II) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur de Montalembert. Il épousa en 1250, Sibylle de Gourville, dont : |
I) de
MONTALEMBERT Geoffroy, chevalier, seigneur de Montalembert. Il eut quatre fils :
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III) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur du Montalembert. Il fut dit fils de Jean, dans une reconnaissance féodale qui lui fut rendue le lundi après la Saint-Michel (1282). Il épousa Honorée de Liniers, fille de Jean, chevalier, seigneur de Liniers. Ils eurent pour enfants, au moins : |
IV) de
MONTALEMBERT Jean, seigneur de Montalembert. Il fut nommé dans un acte du mardi avant Paques (1317). Il épousa en premières noces, Ailiz de Lisle, et en eut pour enfant :
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V) de
MONTALEMBERT Guillaume, seigneur de Montalembert. Il fut convoqué par le sénéchal de Poitou, le 17 septembre 1332. Ayant affranchi plusieurs serfs qui vivaient sur ses domaines, le roi confirma la charte d'affranchissement. Il décéda avant le vendredi après la Circoncision (1364). Il avait épousé Marguerite d'Appelvoisin. De cette union naquirent :
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VI) de
MONTALEMBERT Jean, seigneur de Montalembert et de Saveilles. Il fut chevalier-bachelier, et commanda une compagnie d'écuyers employée, dans les guerres contre les Anglais, tant à la garde de la ville de Cognac, que dans les expéditions du maréchal de Sancerre. Il existe de Jean, un grand nombre de quittances d'appointements militaires, la plupart scellées de son scel, représentant une croix ancrée, et pour cimier une tête de lévrier ayant un collier. Le 15 juin 1387, il fit montre à Poitiers avec quelques écuyers de sa chambre, au nombre desquels existe un autre Jean de MONTALEMBERT, qui semble être son frère aîné. Il fut encore passé en revue, à Saint-Jean d'Angély, le Ier décembre 1387, puis à Nantes, le Ier août 1380, ayant sous ses ordres un chevalier, et 28 écuyers. Il se qualifiait alors de chevalier-bachelier. En 1401, il fut conseiller et chambellan du duc de Berry, comte de Poitou. Il fut qualifié de chevalier et de Monseigneur, dans deux actes de 1397 et 1411. Il décéda avant le 26 août 1411. Il avait épousé en premières noces, Jeanne de Barrière, aussi appelée Barrère, nièce du cardinal Pierre de Barrière. De cette union naquirent :
De cette seconde union naquirent :
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VII) de
MONTALEMBERT Jean, seigneur de Montalembert. Il donna quittance à son père, le Ier mai 1397, et figura dans plusieurs actes. Il passa une obligation avec Thibault de La Rochefaton, son gendre, le 28 avril 1411. Il commanda une compagnie de quelques écuyers, en 1414, et servit ensuite dans la compagnie de Jean de Bonnay, sénéchal de Toulouse, qui fit montre dans cette ville, le 17 décembre 1421. Il épousa en premières noces, par contrat du 11 janvier 1387, le même jour que Géliotte, sa soeur, Gratine Hélyes, fille de Méry, chevalier, et de Philippe Gérard. Il semble qu'elle décéda sans laisser de postérité. Jean épousa ensuite en secondes noces, vers 1390, Jeanne d'Archiac, fille de Foucauld, chevalier, seigneur d'Availles, et d'Hélix de La Marche. Il épousa enfin en troisièmes noces, Hardouine de Beaumont, veuve de Pierre Manhaut, dit d'Yère. Elle fut nommée dans une donation faite par son époux, le 9 mai 1414. Jean eut pour enfants :
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VIII) de
MONTALEMBERT Jacques, seigneur de Montalembert, Saveilles. Il reçut un hommage, en 1419. Il épousa, Françoise de La Rochefoucauld, fille de Guy, et de Rosine de Montault. Ils n'eurent qu'un fils :
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Branche de GRANZAY : |
VII) de
MONTALEMBERT Méry, écuyer, seigneur de Granzay, Marzay. Il plaida en 1416, et les années suivantes, contre Eléonor de Périgord, vicomtesse d'Aunay, relativement à la possession de la terre d'Aumagne, que Charles VI lui avait assurée. Il vivait encore le 22 octobre 1431, et fut rappelé, comme défunt, dans un acte du 12 mars 1450. Il épousa, vers 1420, Fortunée du Puy du Fou, et eurent pour enfants :
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VIII) de
MONTALEMBERT Gilles, chevalier, seigneur de Granzay, la Rivière, la
Ferté, le Breuil-Millon (devenu le Breuil-Goulard - Londigny), Paizay,
Aumagne, etc... Il figura avec la qualité de chevalier, dans divers actes depuis 1446 jusqu'en 1450. Il servit, en 1451 et 1461, sous les ordres de Jean du Puy du Fou, capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes des ordonnances du roi. Il servit aussi en 1467, au ban de Saintonge. Il épousa avant le 25 juin 1446, Marie Claveau, fille de Jean, seigneur de la Rivière. Ils eurent pour enfants :
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IX) de
MONTALEMBERT Pierre, seigneur de Granzay et du Fresneau. Il fut maréchal des logis du duc d'Orléans. Il succéda à son frère Bertrand dans sa charge de maréchal des logis du roi. Il fut aussi capitaine de Tombelaine, en Bretagne. Il suivit Louis XII dans son expédition d'Italie. Il paraît être décédé vers 1526. Il avait épousé, le 28 septembre 1474, Marguerite de Beauvilliers, fille de Jean, écuyer, seigneur de Ricaudin, et d'Isabeau Poussard. De cette union naquirent :
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X) de
MONTALEMBERT René, écuyer, seigneur du Fresneau. Il épousa Gillette Pastoureau, et eut pour enfant :
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Branche de VAUX (Vaux-Rouillac) et des ESSARTS : |
VIII) de
MONTALEMBERT Louis, seigneur de la Rivière. Il servit dès 1451, dans la compagnie d'ordonnance de Joachim Rouault, seigneur de Gamaches, et en faisait encore partie en 1461. Il se trouva à la conquête de la Guyenne, aux sièges de Bergerac, Blaye, etc... à la bataille de Castillon où Talbot fut tué, en 1453, ainsi qu'à la soumission de Bordeaux, en 1455. Il fit partie des nobles réunis au ban convoqué en 1467. Il donna une quittance, le 23 juin 1497, de la rente que sa famille possédait sur le grand fief d'Aunis. Il épousa, le 20 février 1450, Jeanne de Vaux, fille unique de Jean, seigneur de Vaux, et de Marie du Mortier. Ils eurent pour enfant : |
IX) de
MONTALEMBERT Jacques, seigneur de Vaux, la Rivière, Varaize. En 1468, il était dit mineur et sous la tutelle de son père. Il assista au ban de 1491, et était encore vivant, le 25 juin 1513. Il épousa, le 30 septembre 1476, Jeanne du Bouchet, fille de François, chevalier, seigneur de Puygreffier, et d'Isabeau du Puy du Fou. De cette union naquirent :
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X) de
MONTALEMBERT Jacques, seigneur de Vaux, la Rivière, etc.. et de
Varaize en partie. Il servit comme homme d'armes dans la compagnie de François, comte d'Angoulême, en 1507, 1512, 1514, et 1515. Il fit la campagne d'Italie de 1515, et était encore en vie en 1543. Il épousa, le 30 juin 1506, Marguerite de Limoges, fille de Martial, dit du Pallet, écuyer, seigneur de Mezgiat, et de Louise de Tersac. Elle paraît comme veuve dans un acte du 22 novembre 1559. Ils eurent pour enfants :
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XI) de
MONTALEMBERT Jean, co-seigneur de Vaux et de Saint-Simon. Il épousa en 1542, Isabeau Isle. Il était décédé avant le 10 décembre 1562, date d'un acte dans lequel son épouse était dite veuve et tutrice de leurs enfants mineurs. Seul fut connu : |
XII) de
MONTALEMBERT Jean, comte de MONTALEMBERT, chevalier, seigneur de Vaux,
Saint-Simon, des Essarts. Il fut lieutenant du roi en Saintonge et Angoumois, capitaine de 100 hommes d'armes. Le 25 février 1567, Il fit un dénombrement du fief de Haute-Moure (Hautemoure), à Nicolas d'Anjou, marquis de Mézières, et Gabrielle de Mareuil, sa femme, seigneur et dame de Vibrac. Il fut tué à Coutras. Il avait épousé en premières noces, le 24 avril 1578, Louise de La Rochefoucauld, fille de Louis, chevalier, seigneur de Montguyon, et de Jacquette de Mortemer. Il épousa ensuite en secondes noces, le 30 août 1581, Anne de Lestang, fille de Jean, seigneur de Rulles, et de Catherine de Barbezières. Les solennités qui devaient valider ce mariage n'ayant pas été observées, il fut argué de faux, et le Parlement de Paris, à la requête de René et d'Aimar de MONTALEMBERT, déclara illégitimes les enfants issus de ce mariage, qui furent ensuite légitimés par lettres patentes du mois de mars 1629. De cette seconde union sont nés :
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XIII) de
MONTALEMBERT Jean, comte de MONTALEMBERT, écuyer, seigneur de Vaux,
Gensay et des Essarts. Il fut successivement aide de camp des armées du roi, capitaine au régiment de Vaubecourt (15 mai 1615), gentilhomme de la chambre du roi (5 juillet 1618), aide de maréchal de camp (15 août 1622), et au siège de La Rochelle, puis capitaine d'une compagnie de 100 hommes de guerre (17 décembre 1625). Le maréchal de Bassompierre lui ordonna, le 14 janvier 1628, de rejoindre l'armée pour marcher contre les ennemis. Il épousa en premières noces, le 16 juin 1609, Marie de MONTALEMBERT, fille d'André, seigneur des Essarts, et de Jeanne de Montbron. Elle décéda sans lui laisser de postérité. Il épousa ensuite en secondes noces, le 25 décembre 1626, Marie de Joubert. De cette seconde union naquirent :
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XIV) de
MONTALEMBERT César, comte de MONTALEMBERT, chevalier, seigneur de
Vaux, Gensay et des Essarts. Il fut maintenu, le 30 août 1667, dans sa noblesse, par M. Barentin, et fit enregistrer ses armes à l'armorial général de La Rochelle, en 1698. Il épousa, le 28 juin 1657, Elisabeth Pascaud, fille de Jean, chevalier, baron de Pauléon, conseiller d'Etat, et de Sara de Picassary. Ils eurent pour enfant : |
XV) de
MONTALEMBERT Charles César, comte de MONTALEMBERT, seigneur des
Essarts. Il entra au service dès son jeune âge, et se distingua durant les guerres de Louis XIV, sous les ordres duquel il remplit les fonctions de major général de la cavalerie au siège de Namur, en 1692. Il avait été promu au garde de mestre de camp, lorsqu'il fut tué au siège de la Mirandole. Il avait épousé Marie-Anne de Mercy de Saint-Just, mais n'eut pas de descendance. |
Branche de VAUX (Vaux-Rouillac), de PLAIZAC, du BREUIL, etc... |
XI) de
MONTALEMBERT André, co-seigneur de Vaux et seigneur d'Estrades. Il fut homme d'armes des ordonnances du roi en 1568. Il épousa en premières noces, le 26 décembre 1559, Jeanne de Montbron, fille de Guy, seigneur des Essarts, et d'Antoinette Ravard de l'Isle. Ils eurent pour enfants :
Il décéda avant le 22 février 1589, ayant eu pour enfants de cette seconde union :
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XII) de
MONTALEMBERT Robert, chevalier, seigneur de Vaux, Villandry,
Chantemerle, Saint-Simon, et Plaizac. Il partagea avec ses soeurs, le 10 février 1592. Il fut tuteur des enfants de feu Jean de Curzay, seigneur de Saint-Mary. Il eut un long procès contre Guy Regnauld de Maumont, commencé par acte de procédure du 26 juin 1616. Il décéda avant le 8 octobre 1621. Il avait épousé, le 22 février 1589, Jeanne de Livenne, fille de Charles, chevalier, seigneur de Verdille, et de Françoise de Livenne. Ils eurent pour enfants :
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XIII) de
MONTALEMBERT Jacques, chevalier, seigneur de Vaux, Plaizac,
Chantemerle, etc... L'abbé Tricoire dans son ouvrage sur le château d'Ardenne, en Moulidars, dit que Jacques, et son frère Guy, seigneur de Saint-Simon, cédèrent le 17 mai 1628, le fief de Saint-Simon, à Jean Thomas, écuyer, conseiller du roi, et l'un des échevins de la ville d'Angoulême. Il épousa, le 8 octobre 1621, Françoise de Festiveau, fille d'Hélie, seigneur des Landes, conseiller au Parlement de Bordeaux, et de Marie Fouchier. De cette union naquirent :
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XIV) de
MONTALEMBERT Pierre, chevalier, seigneur de Vaux, Plaizac. Il fut maintenu dans sa noblesse en décembre 1666, par M. d'Aguesseau, intendant d'Aunis. Il épousa, le 17 octobre 1668, Jeanne de Sarragan, fille de Jean, chevalier, seigneur du Breuil, d'Esevan, etc..., et de Jeanne de Tessereau. Ils eurent pour enfants :
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XV) de
MONTALEMBERT de VAUX Mathieu, chevalier, seigneur du Breuil. Il naquit le 17 juillet et fut baptisé le Ier septembre 1669. Il fut garde marine en 1683, puis lieutenant de vaisseau. Il décéda avant le 10 septembre 1720. Il avait épousé, le 27 février 1697, Mathurine Gertrude Gay, fille de Jacques, seigneur de la Chartrie, et d'Elisabeth Vitel. De cette union naquirent :
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XVI) de
MONTALEMBERT de VAUX Jean, marquis de MONTALEMBERT, seigneur du
Breuil, de Villars, du Temple, du Tillet, etc... Il épousa, le 6 août 1724, Jeanne de MONTALEMBERT, fille de Pierre, chevalier, seigneur de Vaux, et de Françoise Angélique Poussard. Ils eurent pour enfants :
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XVII) de
MONTALEMBERT Pierre, marquis de MONTALEMBERT, chevalier, seigneur de
Villars, du Tillet, Saint-Amand, d'Aucher, Bonneure, Peurry, etc.. Il fut lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis. Il épousa, le Ier août 1762, Jeanne de Guyot-Mascrany, fille de Jean Baptiste, chevalier, seigneur de Cramahé, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne Marie Gayot. Il décéda le 17 mai 1778, ayant eu pour enfants :
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Branche de la VIGERIE : |
XV) de
MONTALEMBERT Jacob, chevalier, seigneur de la Vigerie, Juignac,
Maumont. Il naquit le 22 mars et fut baptisé le 15 juillet 1672. Il fut capitaine au régiment de la Vieille-Marine, gouverneur du château de Saint-André de Villeneuve lès Avignon. Il décéda le 3 avril 1751. Il avait épousé, le 30 décembre 1705, Marie Jeanne Vigier, fille de Théophile, chevalier, seigneur de la Vigerie, capitaine de vaisseau, et de Marguerite Audier. Elle partagea la succession de ses parents, le 3 avril 1706, avec Elisabeth et Julie, ses soeurs. Ils eurent pour enfants :
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XVI) de
MONTALEMBERT Marc René, marquis de MONTALEMBERT, seigneur de Maumont,
Juignac, Saint-Amand, Montmoreau, la Vigerie et Forgeneuve. Il naquit à Angoulême, le 16 juillet 1714. Il entra comme cornette, le Ier juin 1733, puis devint capitaine, le 25 mars 1734, au régiment de Conty-Cavalerie. Il fit les campagnes de 1733, 1734, 1737 et 1741. Il fut nommé, le 10 juillet 1742, capitaine des gardes du prince de Conty, qu'il suivit à l'armée de Bavière en 1743, et en Italie, en 1744. Il reçut commission de mestre de camp de cavalerie, le 18 octobre 1745, et fit en cette qualité, à l'armée du Bas-Rhin, la campagne de 1745. Il devint chevalier de Saint-Louis, le 15 avril 1746. Il fit la campagne de Flandre cette même année. Il créa en 1750, les fonderies de Ruelle. Il fut pourvu, le 20 mars 1752, de la charge de lieutenant-général en Saintonge et Angoumois. Le 4 juillet suivant, de celle de troisième cornette des chevau-légers de la garde. Il fut encore nommé, le 13 juillet 1747, associé libre de l'académie des sciences. Il fut chargé, lors de la guerre de 7 ans, de la direction militaire et diplomatique des armées de Suède et de Russie, et fut promu, les Ier et 7 mars de cette même année, aux grades de brigadier de cavalerie, et de deuxième cornette des chevau-légers. Il servit toute cette année en Poméranie. Puis, après être venu passer l'hiver à Paris, il rejoignit l'armée de Russie pour la campagne de 1759. Il fut alors élu membre de l'académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Il continua de diriger les armées russes jusqu'au décès de l'impératrice Elisabeth, en 1762. Le 20 février 1761, il fut nommé maréchal de camp, puis Ier cornette de sa compagnie, le 11 juillet 1761, seconde enseigne le 15 octobre 1762, et sous-lieutenant le 13 avril 1766. Créateur d'un nouveau système de fortification, dont le succès fut incontestablement prouvé aux sièges de Hanovre et de Brunswick, il vit avec bonheur le gouvernement en faire l'application. Mais ce système, qui changeait une partie des idées reçues, et qui, en forçant le génie militaire à sortir du terre à terre de la routine, blessait un dangereux esprit de corps, souleva l'opposition et les attaques très vives d'un grand nombre d'adversaires qu'il eut peut-être le tort d'aigrir encore par des réponses imprimées, dans lesquelles il avait trop raison dans le fond pour n'en pas adoucir la forme. Cette polémique et cette opposition causèrent au marquis de MONTALEMBERT des dégoûts amers. Il vit encore l'Etat lui refuser le payement d'une somme de 6 millions, qui lui était due pour l'achat de ses forges du Périgord qu'il avait cédées à l'administration de la marine. Cependant, il n'hésita pas plus tard, à abandonner aux besoins de l'Etat sa pension militaire de 18000 livres. Il décéda à Paris, le 29 mars 1800, doyen des généraux et des membres de l'Académie des Sciences. Il avait publié un grand nombre d'ouvrages, dont le principal, son traité : "De la fortification perpendiculaire, ou l'art défensif supérieur à l'offensif". --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Il possédait, en 1752, la seigneurie de Maumont. Il y fit de temps à autre des séjours, habitant le plus souvent à Paris. Il y passa cependant presque toute l'année 1778. Ayant fait de mauvaises affaires et pressé par des difficultés financières, il fut contraint de mettre en vente cette terre, dont les bâtiments étaient en très mauvais état. La vente, faite par adjudication, eut lieu le 4 prairial an III, et ne lui rapporta que 14000 à 15000 livres numéraires alors qu'elle était estimée alors à près de 200000 livres métalliques. Il avait épousé en premières noces, le 13 avril 1770, Marie de Commarieu, fille de Pierre, chevalier, seigneur d'Hervilly, inspecteur général des domaines de la couronne. Ils n'eurent pas d'enfant. Il épousa en secondes noces, Rosalie de MONTALEMBERT, et eu eut, à 83 ans :
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Première branche de CERS (Sers) : |
XIII) de
MONTAMENBERT Jean, chevalier, seigneur de Cers, la Grange,
Chantemerle, le Plessis, etc... Il fit aide maréchaux de camp en 1626, et fut qualifié de lieutenant de roi des villes et château d'Angoulême, dans un acte du 21 septembre 1644. Il épousa, le 17 février 1620, Charlotte Chesnel, fille de Louis, chevalier, seigneur de Cers, et de Catherine de La Tour. Elle en était veuve en 1659. Ils eurent pour enfants :
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XIV) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur de Cers, de Moissac, etc... Il fut capitaine au régiment d'Estissac, puis d'Angoulême. A la convocation du ban et arrière-ban de 1689 (?), il déclara qu'il ne possédait aucun fief, qu'il avait peu de bien et beaucoup de famille, qu'il était âgé et qu'il avait été estropié à la main droite d'un coup de mousquet reçu au siège de Castello en Catalogne, qu'il était héritier présomptif avec mesdemoiselles ses soeurs, sous bénéfice d'inventaire, de Jean de La Tour de MONTALEMBERT, écuyer, seigneur de Sers, lequel avait laissé ledit fief saisir réellement par ses créanciers pour plus de 30000 livres, quoiqu'il ne rapporta que 600 à 700 livres de revenu. Il épousa, après contrat du 14 janvier 1673, reçu Gibaud, (et dans l'église de Sers, le 2 février 1673), Catherine de La Barrière, d'Angoulême, fille de François, substitut du procureur du roi au tribunal d'Angoulême, et de Jeanne Valette. Elle fut inhumée dans le sanctuaire de l'église de Sers, le 12 février 1696. De cette union naquirent :
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XV) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur de Cers, Chantemerle, la
Grolière, l'île de Rosne. Il fut capitaine au régiment de Beauvaisis. Il demeurais à Angoulême, et épousa après contrat du 5 mars 1710, dans l'église de Torsac, le 3 septembre 1710, Marie-Anne Broussard, (de Cognac), fille de N., écuyer, seigneur de Pontmarais, gentilhomme de la vénerie du roi, et d'Elisabeth Jansen. Il décéda en 1746, ayant eu pour enfants vivants, sur 18 :
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XVI) de
MONTALEMBERT Jean Charles, chevalier, seigneur du Groc, Fouquebrune,
et de Houlme. Il naquit le 9 décembre 1710, et fut baptisé le 18 septembre 1712. Il entra le 9 janvier 1727, dans la compagnie des cadets de Metz, comme aide-major, puis capitaine au régiment de Saint-Simon. Il fit les campagnes d'Italie de 1733 et 1734, et fut blessé d'un coup de feu au visage à la bataille de Gustalla, le 19 septembre 1734. Il se trouva au siège de Fribourg en 1744, et fut nommé chevalier de Saint-Louis en 1758. Il fut aussi nommé la même année, major et commandant des ville et château d'Angoulême. Il décéda en 1786. Il avait épousé après contrat du 18 novembre 1742, Marie-Susanne Hinault, fille de Robert, directeur des tabacs a Angoulême, et en eut pour enfants :
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XVII) de
MONTALEMBERT Nicolas Prosper, né le 24 mars 1761. Il entra à La Flèche en octobre 1770, puis à l'école militaire de Paris. Il fut réformé en 1776, et fut placé dans le régiment de Rouergue. Il passa ensuite comme surnuméraire dans les chevau-légers de la garde, en 1780. Il émigra en 1791, et fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes. Il se trouva avec son frère Casimir, au siège de Maëstricht. Il rentra en France en 1802. Il avait épousé avant, en 1784, N. de La Laurencie, qui lui donna pour enfants :
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XVIII) de
MONTALEMBERT Charles, né en 1789. Il épousa en 1811, N. Bidé de Maurville, et eurent pour enfants, entre autres :
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XIX) de
MONTALEMBERT Nicolas, né en 1811. Il épousa, le 26 septembre 1838, Clémence de Cacquelay. |
Seconde branche de CERS (Sers) : |
XVI) de
MONTALEMBERT Pierre, né le 6 février 1714, et baptisé le 15. Il entra aux cadets de Metz en 1730, puis au régiment de Saint-Simon, en 1734, où il devint capitaine en 1744. Il quitta ce régiment en 1745, pour passer à l'île Royale, où il eut le commandement d'une compagnie franche de la marine et de la grande batterie. Il fut nommé chevalier de Saint-Louis en 1752. Il décéda en 1758. Il avait épousé, à Louisbourg, le Ier septembre 1755, Charlotte Chassin de Thierry, fille de François, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Josèphe Rousseau de Savigny. De cette union naquit : |
XVII) de
MONTALEMBERT Jean Charles, baron de MONTALEMBERT, né à Louisbourg le 6
février 1757. Il fut élève de l'école militaire, et fut pourvu en avril 1775, d'une cornette dans les chevau-légers de la garde. Il remplaça plus tard, son beau-frère, le marquis de MONTALEMBERT, dans sa charge de sous-lieutenant du même corps. A la dissolution des brigades rouges, il fut nommé colonel du régiment de Berri-Cavalerie. Il était à cette époque chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare. Il émigra en 1792, et rejoignit l'armée des Princes à Coblenz. Il y fut chargé d'une mission particulière auprès du roi d'Espagne. Il passa ensuite en Angleterre, et y organisa une légion d'émigrés, composée d'artillerie, cavalerie et infanterie, connue sous le nom de légion de MONTALEMBERT, qu'il conduisit à Saint-Domingue. Le gouvernement anglais, pour le récompenser de ses services, le nomma brigadier-général, grade qui n'avait jamais été conféré à un catholique. Monsieur le nomma, le 26 octobre 1796, chevalier de Saint-Louis, et le 21 novembre 1797, maréchal de camp, pour prendre rang du 6 février 1793. Son corps d'armée fut licencié en 1799. Il décéda à La Trinité, le 20 février 1800. Il avait épousé, par contrat du 23 juin 1775, Marthe-Joséphine de Commarieu, fille de Pierre, chevalier, seigneur d'Hervilly, et de Marguerite-Louise-Césarine Blanchard de Romenel. De ce mariage naquit : |
XVIII) de
MONTALEMBERT Marc-René-Anne-Marie, marquis de MONTALEMBERT, pair de France. Il naquit à Paris le 10 juillet 1777. Il émigra en 1792, et devint capitaine dans la légion de son père. Au licenciement en 1799, il obtint du service dans l'armée anglaise, devint cornette, lieutenant de cavalerie, puis fut employé à l'école d'état-major formée par les soins du général français Jarry. Distingué par ses talents et ses connaissances, il fut attaché à l'état-major des armées britanniques, en Egypte d'abord, puis aux Indes-Orientales, où il passa 4 ans avec le grade de capitaine. Il revint en 1808 avec le grade de major, et passa aussitôt aux armées d'Espagne et de Portugal, où il fit les campagnes de 1808 et 1809. Il devint chef d'état-major d'une division de l'expédition de Walcheren (1809, et fut nommé lieutenant-colonel en 1811, puis chef d'état-major du corps d'armées rassemblées sur les côtes méridionales de l'Angleterre. Il fut chargé, en 1814, par le prince régent, d'aller annoncer à Louis XVIII, retiré à Hartwel, son rétablissement sur le trône de France. Il rentra en France avec le roi, fut nommé colonel dans l'armée française, et reçut les croix de Saint-Louis et d'officier de la Légion d'Honneur. Il fut envoyé à Londres comme secrétaire d'ambassade. Pendant les Cent Jours, il eut la mission d'aller à Bordeaux veiller au départ de Mme la duchesse d'Angoulême. Il retourna à nouveau à Londres, après la seconde Restauration, comme premier secrétaire de l'ambassade. Il fut nommé en juillet 1816, ministre plénipotentiaire, et envoyé extraordinaire auprès de la cour de Wurtemberg. Il fut élevé à la pairie le 5 mars 1819. Il fut plus tard nommé ministre plénipotentiaire au Danemark. Après avoir payé de sa destitution l'opposition qu'il fit aux lois qui furent proposées, lors de l'assassinat du duc de Berri, par le ministre Pasquier, contre la liberté individuelle et la liberté de presse, il soutint l'expédition d'Espagne, (1823), comme source de la juste influence de la France dans la péninsule, la septennalité de la chambre des députés comme garantie de stabilité gouvernementale, le milliard d'indemnité comme un acte de réparation et de conciliation, qu'il voulait rendre plus politique par un amendement qui avait pour but d'affecter l'indemnité aux héritiers ayant droit au moment de la promulgation de la loi, et non au décès des propriétaires émigrés. Il appuya aussi la loi sur le droit d'aînesse, qu'il voyait comme nécessaire sous une monarchie. Il fut nommé, en 1826, ministre plénipotentiaire en Suède. Il revint en France en 1829, pour l"inhumation de sa fille, et fut destituer en 1830, de ses fonctions diplomatiques. Il se voua dès lors à défendre à la tribune les droits et les libertés de son pays, etc... Il épousa, le 25 mai 1809, Elise-Rosée Forbes, d'une très ancienne famille des pairies d'Ecosse et d'Irlande. Ils eurent pour enfants :
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XIX) de
MONTALEMBERT Charles-Forbes, marquis et comte de MONTALEMBERT. Il naquit le 29 mai 1810. Il fut pair de France, et membre des deux assemblées nationales de 1848 et 1849. Il fonda après la Révolution de Juillet, le journal l'Avenir, dont il était l'un des plus actifs rédacteurs, en compagnie de MM l'abbé Lacordaire et de Coux, ses amis. A 21 ans, il ouvrit sans autorisation une école publique, qui fut fermée deux jours après. Sur le procès-verbal d'un commissaire de police, il fut traduit avec ses complices, devant la chambre haute au sein de laquelle la mort de son père venait de l'appeler. Il fut condamné à 100 francs d'amende, et fit imprimer sa défense, avec ce titre : "Discours prononcé par Charles, comte de Montalembert, pair de France, maître d'école". A 25 ans, il siégeait à la haute chambre, avec voix délibérative.... Il épousa, le 18 août 1836, Marie-Anne-Henriette-Ghislaine, comtesse de Mérode et du Saint-Empire. De cette union naquirent :
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Branche de SAINT-SIMON : |
XIII) de
MONTALEMBERT Guy, chevalier, seigneur de Saint-Simon. L'abbé Tricoire dans son ouvrage sur le château d'Ardenne, en Moulidars, dit que Guy, et son frère Jacques, seigneur de Vaux, cédèrent le 17 mai 1628, le fief de Saint-Simon, à Jean Thomas, écuyer, conseiller du roi, et l'un des échevins de la ville d'Angoulême. Il épousa en premières noces, avant 1624, Marguerite de Condran. Ils eurent pour enfants :
De cette union naquit :
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XIV) de
MONTALEMBERT Pierre, chevalier, seigneur de Montjaugé, Saint-Simon. Il épousa en premières noces, le 16 décembre 1659, Joachine de Condran, fille de Charles, écuyer, seigneur de Lileau, et de Gabrielle de Ronchaux; puis en secondes noces, le 5 février 1671, Marie Gaillard, fille de Simon, conseiller du Roi, et d'Anne de Montis. Il eut pour enfants de cette seconde union :
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XV) de
MONTALEMBERT Pierre, chevalier, seigneur de Montjaugé et de
Saint-Simon. Il épousa, en 1723, Catherine Tison, dame de Coulonges. Ils eurent pour enfants :
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XVI) de
MONTALEMBERT N. Il épousa N. Beaupoil de Saint-Aulaire. Ils eurent pour enfants :
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La branche de Saint-Simon, s'éteindra à Saintes, en la personne de M. Justin de MONTALEMBERT de SAINT-SIMON, décédé sans enfants de son mariage avec demoiselle Anna Deschamps de Brêche. |
Branche de VARAIZE : |
X) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur de Coulonges et de Varaize en
partie. Il épousa vers 1520, Jeanne de La Chambre, et eurent pour enfants :
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XI) de
MONTALEMBERT Pierre, seigneur de Coulonges et de Varaize. Il exerça la charge de gouverneur des villes et château de Cognac. Il épousa Renée Desmier, fille de Guyot, écuyer, seigneur du Breuil de Blanzac. De cette union naquirent :
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XII) de
MONTALEMBERT Guy, seigneur de Coulonges. Il épousa Madeleine Rigou, et en eut pour enfant :
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Branche d'ESSÉ et d'EPANVILLIERS : |
VII) de
MONTALEMBERT Jacques, seigneur de Beauregard. Il naquit vers 1380. Il servit avec Mérot, son frère, comme écuyer dans la compagnie d'Eimar de Pressac, qui fit montre à Saint-Jean d'Angély, le 30 juin 1405. Il servit plus tard, en 1412, sous Amauri de Craon, comme écuyer banneret, puis en 1414 sous le comte de Richemont. Il avait épousé, dès 1434, Marguerite de Varaize, d'où au moins: |
VIII) de
MONTALEMBERT Charles, écuyer, seigneur d'Essé. Il épousa Jeanne Bertrand. Il était encore vivant à la date du 18 février 1496. Il eut pour enfants, au moins : |
IX) de
MONTALEMBERT Charles, seigneur d'Essé, d'Epanvilliers et de la
Rivière. Il épousa le 20 juillet 1478, Charlotte Jay, fille de Jean, chevalier, seigneur de Boisseguin. Ils eurent pour enfants :
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X) de
MONTALEMBERT André, chevalier, seigneur d'Essé, d'Epanvilliers, de la
Rivière. Il naquit en 1483, et fut connu sous le nom du "brave d'Essé". Il accompagna, âgé de 12 ans, en qualité de page, à l'expédition de Naples, André de Vivonne, seigneur de la Chataigneraye, son parrain, et se trouva à la bataille de Fournoue. Il fut plus tard attaché à la personne de François Ier, étant encore enfant. François Ier, se rappelant toujours le fait d'armes de 1520, dans lequel il était un de ses tenants, disait : "Nous sommes quatre gentilhommes de la Guyenne qui combattons en lice, et courons la bague contre tous allants et venants de la France, moi, Sansac, d'Essé, et La Chataigneraye". A la campagne d'Italie, en 1535, commandant 1000 chevau-légers, il se jeta dans Turin et n'en sortit en 1536, que pour emporter par escalade Landrecies (Nord), que François Ier venait de conquérir. Mais à son tour Charles Quint menaça de reprendre cette ville. Il fut alors nommé lieutenant de la compagnie de 50 lances du duc de Montpensier, pour la défendre. Assiégé par 50000 hommes commandés par l"empereur lui-même, malgré une brèche qui n'avait pu être réparée, il repoussa les attaques, culbuta les retranchements, encloua les canons, jusqu'au moment où François Ier vint ravitailler la place et renouveler la garnison. Le roi, pour récompenser la garnison qui pendant trois mois et demi avait tenu en échec l'empereur, accorda à tous les soldats, leur vie durant, tous les privilèges et exemptions de la noblesse, et nomma leur chef, gentilhomme de sa chambre, ce qui fit dire : "qu'il était plus propre à donner une canonnade à l'ennemi qu'une chemise au roy". Il fut chargé en septembre 1544, de défendre le fort d'Outreau, près de Boulogne sur Mer. Il repoussa les attaques des anglais, malgré la peste qui désolait la garnison. Il fut maintenu, à l'avènement de Henri II, dans sa charge de capitaine d'une compagnie de 50 lances. Lors des attaques que le duc de Sommerset dirigea contre l'Ecosse, Henri II envoya au secours de ce pays, 6000 hommes qu'il mit sous les ordres d'André de MONTALEMBERT (28 avril 1548), avec le titre de lieutenant-général. Il parti de Brest le 22 mai et arriva à Dunbar le 18 juin. Il fit passer en France Marie Stuart, alors âgée de 6 ans, marcha sur Hadington, et battit le duc de Sommerset qui voulait lui en faire lever le siège. N'ayant que 5000 hommes à opposer à l'armée anglaise (renforcée de 20000 hommes de troupes fraîches), il leva le siège, en culbutant dans les fossés de cette place la majeure partie de la garnison qui était sortie pour l'insulter. Il chassa les ennemis de Jedbourg, leur enleva plusieurs forteresses, et sacrifia sa fortune pour faire subsister son armée. Il fut rappelé par Henri II, qui le décora du collier de Saint-Michel, et ordonna par lettres du 20 septembre 1549, qu'il serait payé "à son cher et amé cousin André de Montalembert, dix mille livres sur les biens des rebelles de Guyenne, en considération de ses bons et agréables et très recommandables services, et pour le relever et récompenser des grands frais qu'il avait faits pour le service de S. M au pays d'Ecosse". Il participa à la conquête de la Picardie, en 1549, par Henri II, et fut nommé gouverneur d'Ambleteuse. Il revint dans sa terre d'Epanvilliers à la paix, en 1550. Il testa le 2 juin 1551. Il reprit du service, quand Henri II attaqua Charles Quint. Au cours du siège de Thérouanne, il fut frappé d'un coup de feu et décéda, le 20 juin 1553. Il avait épousé, le 7 octobre 1540, Catherine d'Illiers, fille de Jean, baron des Adrets, et de Madeleine de Joyeuse. Ils eurent pour enfant : |
XI) de
MONTALEMBERT Gabriel, chevalier, seigneur d'Essé, d'Epanvilliers, et
la Rivière. Il fut gentilhomme d'honneur du Dauphin. Il fut tué à l'affaire de Provençay. Il avait épousé en 1568, Françoise des Essarts, qui mit au monde le 5 octobre 1568, un fils posthume nommé : |
XII) de
MONTALEMBERT Gabriel, seigneur d'Essé. Il fut tué à Coutras, le 20 octobre 1587, sans avoir contracté d'alliance. |
Branche de FERRIÈRES, puis de ROYER : |
VII) de
MONTALEMBERT Guillaume, écuyer, seigneur de Ferrières. Il accompagna le comte de Nevers en 1396, et se trouva à la bataille de Nicopolis, le 28 novembre 1396. Il épousa Isabelle de Combarel, et en eut pour enfants :
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VIII) de
MONTALEMBERT Etienne, seigneur de Ferrières. Il fut chevalier du Saint-Sépulcre, capitaine d'une bande de francs-archers, et combattit à la bataille de Formigny, le 15 avril 1450. Il épousa, le 18 janvier 1441, Marie d'Estouteville, fille de Nicolas, seigneur de Torcy, et de Jeanne de Mauequenchy. Ils eurent pour enfants :
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IX) de
MONTALEMBERT Jean, seigneur de la Mothe, Villemort. Il fut capitaine d'une compagnie de gens de pied. Il épousa vers 1500, Jacquette de Bueil, fille d'Edmond, seigneur de Marmande, et de Françoise de Laval. De cette union naquirent :
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X) de
MONTALEMBERT Sylvestre, chevalier, seigneur de Roger, la Mothe,
Villemort. Il fut enseigne de 100 archers de la garde du roi, sous Antoine Raffin dit Pothon, puis en 1553, lieutenant de la compagnie française des gardes du corps, commandée par M. de Talaru. Il testa le 18 décembre 1551, et fut tué à Paris, et inhumé dans l'église Saint-Honoré. Il avait épousé, le Ier février 1529, Jeanne de Morlhon, fille de Pierre, seigneur de Saint-Venza, et de Delphine de Marvéis. Ils eurent pour enfants :
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XI) de
MONTALEMBERT Christophe, seigneur de Roger, Montgaillard, des Rouets. Il fut chevalier de l'ordre du Roi, conseiller d'Etat, conseiller et maître d'hôtel de la reine de Navarre. Il fut nommé capitaine de 50 hommes d'armes le 19 juin 1576, puis colonel de quatre compagnies de pistoliers, enfin gouverneur des ville et château de Penne d'Agenais. Il testa le 21 avril 1602. Ce fut à lui que Henri II donna la devise : "Ferrum fero, ferro feror". (L’abbé Mondon dans son histoire de Marthon, dit que Froidefont de Boulazac donne pour devise : "Ferrum fero, ferrum ferret" (Je porte le fer, le fer me portera). Je n'ai cependant pas retrouvé cette référence dans l'ouvrage de Froidefont de Boulazac en ma possession). Il épousa le 28 octobre 1558, Anne de Malvin, fille de Charles, conseiller au parlement de Bordeaux, et de Jeanne de Gaillard. Ils eurent pour enfants, au moins : |
XII) de
MONTALEMBERT Charles, seigneur de Roger, et des Rouets. Il fut nommé, le 19 juin 1596, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi. Il fut capitaine au régiment de Picardie, puis gouverneur des ville et château de Penne en Agenais, le 25 avril 1611. Il testa le 11 mars 1624. Il épousa, par contrat du 26 novembre 1579, Françoise de Ferrand, fille d'Etienne, baron de Mauvesin, et de Marguerite de Beaune. De cette union naquirent :
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XIII) de
MONTALEMBERT François, seigneur de Roger, Montgaillard. Il fut gouverneur de Penne d'Agenais, et capitaine de 100 hommes de pied. Il épousa, le 20 mai 1613, Melchiore de Lart, fille de Bertrand, chevalier, seigneur des Rigoulières, et de Marguerite de MONTALEMBERT. Ils eurent pour enfants :
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Branche des ROUETS et de la MOTHE. |
XIII) de
MONTALEMBERT Pierre, seigneur baron des Rouets. Il fut nommé capitaine de 100 hommes de pied, et gouverneur de Penne d'Agenais, le 14 janvier 1636. Il testa le 29 décembre 1650. Il avait épousé, le 19 novembre 1624, Françoise d'Escorailles, fille de Jacques, seigneur de Saint-Gruères, et de Marguerite de Burre. Ils eurent pour enfants :
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XIV) de
MONTALEMBERT Bertrand, chevalier, seigneur de la Mothe et des Rouets. Il fut capitaine de 100 hommes de pied du régiment de Lauzun en 1641. Il servit au ban d'Agenais de 1674. Il testa le 17 mai 1694. Il épousa le 7 avril 1664, Madeleine de Masparault, fille d'Octavien, seigneur de Terrasson, et de Jeanne de Castillon. De cette union naquirent :
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XV) de
MONTALEMBERT Claude, chevalier, seigneur de Mures et de Montmarets. Il naquit le 17 janvier 1670. Il fut successivement cornette au régiment de Cervon, sous-lieutenant au régiment de Saint-Mauris, puis dans les carabiniers, colonel d'infanterie et chevalier de Saint-Louis. Il se trouva à Staffarde, où il fut blessé, commanda l'arrière-ban de la noblesse de sa province, en 1704. Il avait épousé Louise de Barattet, veuve de François de La Goutte, comte de Poujade, et fille de Jacques, seigneur de Villebeau, président au parlement de Bordeaux. Ils n'eurent pas d'enfants. |
Branche de la BOURLIE : |
XIV) de
MONTALEMBERT Jean, chevalier, seigneur de Mures. Il fut maintenu dans sa noblesse le 4 août 1698, par M. de Bezons, intendant de Guyenne. Il épousa le 29 avril 1672, Susanne de Saint-Ours, fille de Henri, seigneur de la Bourlie, Lancénade, etc..., et de Françoise du Puy. Ils eurent pour enfants :
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XV) de
MONTALEMBERT Bertrand, chevalier, seigneur d'Urval, la Bourlie, Mures. Il fut capitaine d'infanterie. Il épousa le 16 juin 1701, Marguerite de Baudet, fille d'Antoine, seigneur de Cardou, et de Marthe de Laval. De cette union naquirent :
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XVI) de
MONTALEMBERT Joseph, chevalier, seigneur d'Urval, la Bourlie,
Montmarets. Il servit dans le régiment de Nivernais, et devint chevalier de Saint-Louis, et lieutenant des maréchaux de France en Périgord. Il épousa, par contrat du 27 octobre 1731, Anne d'Arlot de Frugie, fille de Jacques, seigneur de la Lande, et de Marie-Claire de La Doyre. Ils eurent pour enfants :
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XVII) de
MONTALEMBERT Joseph-Henri, vicomte de MONTALEMBERT. Il fut lieutenant, puis capitaine aux gardes lorraines, devenues régiment de Lorraine à la mort du roi Stanislas. Il devint capitaine de grenadiers et chef de bataillon dans le même régiment, nommé chevalier de Saint-Louis en 1776. Il assista, au début de sa carrière militaire, au bombardement du Havre. Il fit toute la guerre de 7 ans. Il émigra en 1792, avec toute sa famille. Il servit dans les vétérans de la Châtre, et fut blessé à la sortie de Menin. Il fut nommé colonel en 1795, et de 1799 à 1800, il servit en Normandie, sous le comte de Flotté. Il décéda le 15 janvier 1815. De son mariage avec Jeanne-Ravelle-Adélaïde Dodeman de La Cour, il eut pour enfants :
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XVIII) de
MONTALEMBERT d'ESSE Jacques-Joseph-Louis, comte de MONTALEMBERT. Il naquit le 6 juillet 1788. A l'extinction de la branche d'Essé, il fit revivre, d'un commun accord avec les autres représentants de la famille de MONTALEMBERT, ce nom, comme étant le représentant de la branche la plus proche de celle du grand capitaine. (le brave d'Essé). Il rentra en France, après avoir suivi ses parents en émigration. Il servit de bonne heure dans le 8ème hussards où il devint officier en passant par tous les grades, puis lieutenant au 9ème régiment de chevau-légers polonais. Il passa avec le même grade, le 14 juillet 1813, au Ier régiment de chevau-légers polonais de la garde impériale. Il fut condamné à mort par contumace pendant les Cent jours, pour avoir signalé son attachement aux Bourbons. Devenu adjudant-major aux 21ème et 6ème chasseurs, capitaine commandant au Ier lanciers, il se retira avec un traitement de réforme et le grade de chef d'escadron en 1826. Il fit la campagne d'Alger comme chef d'escadron attaché au grand quartier général, les campagnes de 1809 en Autriche, de 1812 en Russie, de 1813 en Saxe, de 1814 en France, et de 1815 à l'armée royale de Normandie, pendant lesquelles il reçut de nombreuses blessures. Il fut fait chevalier de l'ordre militaire de Pologne, le 15 octobre 1813, et de Saint-Louis, le 24 août 1824. Ses opinions politiques lui ont suscité de nombreuses persécutions de la part du gouvernement de juillet, qui n'oublia pas que, lors de l'arrestation de madame la duchesse de Berri, il s'offrit en otage lui et les siens pour cette princesse. Il épousa le 8 février 1821, Caroline-Fernande-Eléonore de Wavrin-Villiers au Tertre, comtesse du Saint-Empire romain. De cette union naquirent :
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Branche de MONBEAU, marquis de LOSTANGES : |
XI) de
MONTALEMBERT Antoine. Il fut nommé capitaine de 100 arquebusiers à cheval, le 5 mars 1574, et de 50 pistoliers à cheval, le 8 août 1582. Il fut honoré de l'estime et de l'amitié des rois Henri III et Henri IV, de Marguerite de Valois et du duc d'Alençon. Il épousa le 28 décembre 1576, Isabeau de La Veyssière, et ils eurent pour enfants :
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XII) de
MONTALEMBERT Charles, seigneur de Monbeau. Il fut capitaine de 50 chevau-légers en 1614. Il épousa en premières noces, Françoise de Tieurac, fille de noble Balthazar, chevalier, seigneur de Cauzac; et en secondes noces, le 11 janvier 1633, Marguerite de Bar, fille de Pierre, baron de Maussac, et de Marguerite Le Sellier. Devenue veuve avec ses enfants mineurs, elle montra une grande énergie dans les guerres civiles, et défendit glorieusement son château de Monbeau contre les ennemis du roi. Il fit son testament le 12 septembre 1642. Ils eurent pour enfants :
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XIII) de
MONTALEMBERT Jacques, chevalier, marquis de Monbeau et de Touroël. Il devint lieutenant des maréchaux de France en Agenais. Il épousa, le 20 janvier 1664, Anne de Belzunce, fille de Jacques, seigneur de Born, et de Jeanne de Leffe du Coudray. Il fit son testament le 28 mai 1674, et laissa pour enfants :
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XIV) de
MONTALEMBERT Jean, comte de MONTALEMBERT, marquis de Lostanges en
Agenais, comte de Gion en Auvergne, seigneur de Monbeau, etc... Il fut capitaine au régiment de Normandie, et lieutenant des maréchaux de France en Agenais. Il épousa, le 24 février 1694, Jeanne-Blanche de Pierre-Buffière, fille de Claude, marquis de Lostanges. De ce mariage naquirent :
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XV) de
MONTALEMBERT Gratien. Il fut capitaine au régiment de Normandie. Il épousa Françoise de La Goutte, fille de Henri, marquis de la Poujade. Ils eurent pour enfants :
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XVI) de
MONTALEMBERT Henri-Ignace, comte de MONTALEMBERT, marquis de Monbeau. Il épousa en premières noces, N. de Raffin, et en secondes noces, N. de Marbotin. Il eut pour enfant de son premier mariage :
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Seconde branche de MONBEAU : |
XIV) de
MONTALEMBERT Gratien. Il devint lieutenant-colonel au régiment de Vassé-Cavalerie. Il épousa Anne de Bidaud du Dognon, et en eut pour enfants :
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XV) de
MONTALEMBERT Gratien, né en 1732. Il fut capitaine au régiment du Roi-Infanterie. Il épousa, le 26 avril 1768, Susanne-Tulette de Croismare, fille de Marc-Antoine-Nicolas, baron de Lasson, et de Susanne Davy de La Pailletrie. Il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, le 25 juillet 1794. Il péri le même jour qu'André Chénier et le baron de Trenck. Il avait eu pour enfant :
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Branche de NAJEJOULS : |
XII) de
MONTALEMBERT Melchior. Il épousa Jeanne de Bap, et en eut pour enfants, au moins : |
XIII) de
MONTALEMBERT François, chevalier, seigneur de Najejouls. Il épousa Marguerite de Chateigner, fille de Méric-Melchior, et de Marquise de Gauléjac. Ils eurent pour enfants :
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XIV) de
MONTALEMBERT Jean. Il épousa Marie de Guilhem, et en eut :
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XV) de
MONTALEMBERT François, seigneur de Catus. Il épousa en premières noces, Françoise de Pontagion, fille de N., chevalier, seigneur de la Chapelle-Trentel. De cette union naquirent :
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Branche de GOULAINE : |
IX) de
MONTALEMBERT Guillaume. Il alla s'établir en Bretagne en 1462. Il y épousa Jeanne de Goulaine, fille de Jean, chevalier, seigneur de Goulaine. Ils eurent, entre autres enfants :
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X) de
MONTALEMBERT Artus, seigneur de Bellestre. Il épousa Anne de Liré, et en eut pour enfants :
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XI) de
MONTALEMBERT Gilles, écuyer, seigneur de la Bourdelière. Il épousa en 1535, Marie, alias Jeanne Le Bouteiller. De cette union naquirent :
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XII) de
MONTALEMBERT André, seigneur de Bellestre. Il épousa Marguerite de Bataillé, et eurent pour enfants :
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XIII) de
MONTALEMBERT Tobie, seigneur de Bellestre. Il épousa Claudine Le Marquis, et en eut, au moins : |
XIV) de
MONTALEMBERT Jacques, seigneur de la Motte des Rochers. Il épousa Françoise Hellandière. Ils eurent pour enfant :
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Branche de SAINT-GRAVÉ : |
XII) de
MONTALEMBERT Jean. Il épousa Jeanne de Chambellé, et en eut, entre autres : |
XIII) de
MONTALEMBERT Pierre, seigneur de Saint-Gravé. Il épousa Françoise Renouil, et eurent pour enfants :
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XIV) de
MONTALEMBERT Pierre, seigneur de Saint-Gravé. Il fut major du régiment d'Auvergne, et maréchal de bataille. Il fut maintenu noble par la chambre de réformation de Bretagne, le 17 novembre 1668. Il épousa Madeleine de Gouyon, et eurent pour enfants :
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XV) de
MONTALEMBERT Charles, seigneur de Saint-Gravé. Il devint capitaine de dragons, et fut tué en Flandres. |
Branche de MONTMAYER : |
XIV) de
MONTALEMBERT Jacques. Il fut conseiller au parlement de Rennes. Il épousa Françoise Moisan, et de cette union naquirent :
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XV) de
MONTALEMBERT Pierre-François, seigneur de Montmayer. Il fut conseiller au parlement de Rennes. Il fit enregistrer ses armes, et celles de Julienne-Françoise Povetard, son épouse, en 1698. Ils eurent pour enfants, entre autres :
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Branche de NUCHÈZE : |
VIII) de
MONTALEMBERT Jacques, chevalier, seigneur de Ferrières. Il épousa avant 1433, Catherine de Nuchèze, dame dudit lieu, fille et héritière de Guillaume, chevalier, seigneur de Nuchèze, et de Marie Châteigner. Il rendit en 1442, un aveu au seigneur d'Airvault pour ses terres de Boisbenoist et Roche-Vineuse, etc..., au nom de ses enfants, qui étaient :
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IX) de
MONTALEMBERT Christophe, seigneur de Nuchèze et de Roche-Vineuse. Il en rendit hommage au seigneur d'Airvault, en 1551. Il épousa Pernelle de Dercé, et eurent pour enfants :
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Noms non reliés : |
- de MONTALEMBERT Françoise. Elle épousa François des Ruaux, fils de Jean, seigneur de Maussac (vivant en 1521), et de Marguerite de Lorigné. |
- de MONTALEMBERT Jeanne, dame du Teil, apporta cette seigneurie, par son mariage, à René Le Comte, écuyer, seigneur de la Grange, le 2 juillet 1623. |
- BEAUCHET-FILLEAU:
Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou. - Eric PERCY MARINIER : Histoire et généalogie de la maison de Regnauld de La Soudière. - abbé Adolphe MONDON : Notes historiques sur la baronnie de Marthon, en Angoumois. - abbé TRICOIRE : Le château d'Ardenne. - de BREMOND d'ARS : Extrait du cahier du rôle du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoumois, 1635. |