Du LAU |
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D'or
au laurier à trois branches de sinople, au lion passant de
gueules brochant sur le fût de l'arbre, à la bordure
d'azur chargée de quinze besants d'argent. (Chérin) |
D'or à un lion de
gueules passant au pied d'un laurier à trois branches de sinople,
et une bordure d'azur chargée de 12 besants d'argent. (Cabinets d'Hozier) |
D'or à l'arbre tigé et
feuillé de sinople, au lion rampant de gueules, à l'orle
d'azur chargée de 18 tourteaux d'argent, posés 5, 5,
5, et 3 (PO 1667). |
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D'or à un
chêne de sinople, un lion de gueules passant au pied de l'arbre,
et une bordure d'argent chargée de tourteaux d'azur sans nombre. |
A noter aussi dans l'armorial de Charles d'Hozier, un blason pratiquement identique, attribué à Jean du Caux, seigneur de "Sellettes" et de la Brangerie. Il s'agit bien évidemment d'une erreur, le nom de cette famille étant bien : Du LAU. |
Famille noble et ancienne qui serait originaire du Béarn. Elle est venue du Périgord, se fixer en Angoumois, où elle a formé plusieurs branches. |
Noms isolés : |
- Du LAU Marie. Elle épousa par
contrat du 13 mai 1607 Joseph Odet, écuyer, seigneur du Fouilloux
(Agris). Il fit, en 1626, son testament par lequel il donnait l'usufruit de ses biens à sa femme, à charge de nourrir et entretenir leurs enfants, devant Ferrand, notaire à Agris. |
- Du LAU Gabriel, écuyer, seigneur de
Ronsenac. Il avait épousé Catherine de Montmoreau, dont
il eut :
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- Du LAU Madeleine, dame du Breuil de Dignac. Elle fut marraine en l'église de Dignac, le 3 octobre 1632. |
- Du LAU Henri, écuyer, seigneur de Cellettes.
Il avait épousé, à Agoulême (paroisse du Petit Saint-Cybard), le 20 mai 1727, Jeanne Piet, veuve en premières noces de Louis Limousin, sieur du Maine-Blanc, et en secondes noces de Jean Birot, sieur des Bournis. Elle était fille de Pierre, bourgeois de Châteauneuf, et de Marie Guillemeteau. ((*) Note envoyée par M. Antoine DORCIER). En mai 1732, fondée de procuration dudit Henri Du LAU, son mari, elle faisait sommation, devant Jeheu, notaire à Angoulême, à Noël Limousin, sieur d'Auteville, conseiller du roi au présidial d'Angoumois, et à Pierre Limousin, prêtre, prieur de Saint-Seurin, d'avoir à exécuter une sentence contre eux rendue et à son profit, le 9 mars précédent. |
- Du LAU Marie. Elle avait épousé Pierre
de Fayolle, chevalier, seigneur de Chadeuil. Leur fils, Pierre reçut, le 15 juin 1733, une bourse pour le séminaire de Poitiers. |
- Du LAU Marie-Anne-Alexandrine. Elle épousa, vers 1845, Jean de Juglart de Lardinie. |
Branche de la COSTE et de CHAMPNIERS : |
V) Du LAU Armand, seigneur de
la Coste, Cressac et la Roche, fils aîné d'Amanieu et de
Jeanne de Royère. Il épousa avant 1481 Marguerite de Livenne, fille de Pierre, seigneur de Verdille et de Vouzan, et de Jeanne Tizon. Elle fit son testament le 30 janvier 1509, du consentement de son mari, devant Gaddali, prêtre et notaire. Arnaud était décédé avant le 30 janvier 1510 et sa veuve avant le 3 mai 1539. Ils avaient eu pour enfants :
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VI) Du LAU François, écuyer,
seigneur de la Coste, héritier universel de sa mère par
son testament du 30 janvier 1509. Il épousa, par contrat passé à Montignac par Itier, notaire de Saint-Jean d'ANGELY et de Montignac, Jeanne Prévost, fille de Rolland, écuyer, seigneur de Touchimbert, et de feue Guillemine de La Haye. Son père lui promit en dot 2000 livres, et lui cèda l'hôtel noble de Salvert, tenu noblement à foi et hommage au devoir d'un gant blanc, ou 10 deniers à muance de seigneur et d'homme. Jeanne lui apporta aussi l'hôtel noble de Jalesne. François transigea, le 3 mai 1539, avec son frère Guillaume au sujet des successions de leurs père et mère, et lui cèda le repaire de Salvert, en la châtellenie de Montignac. Il était décédé avant le 20 juin 1555, date à laquelle sa veuve reçut de François, leur fils, assignation de l'usufruit, sa vie durant, de la métairie de Varachou, paroisse de Biras. Elle rendit hommage de Salvert, le Ier mars 1569, et fit son testament devant Grand, notaire, le 14 novembre 1569, demandant à être inhumée dans le temple de Biras, au tombeau de son mari, et instituant son héritier universel Gaston Du LAU, son petit-fils et filleul. Ils avaient eu :
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VII) Du LAU François,
écuyer, seigneur de la Coste en Périgord, de la Vouture
(Cressac-Charente), et de la Carrelière (Pérignac-Charente).
Il fut nommé héritier universel par son père. Le 10 juin 1553, il vendit Salvert à Jacques Benoist, président à Bordeaux, et le 28 juin 1556, il transigea avec son frère Bernard au sujet des successions de leur père, de leurs oncles Guillaume et Hélie, de leur soeur Anne et de celle, à venir, de leur mère. Il cèda à son frère les repaires nobles de la Vouture et de la Carrelière, tenus à foi et hommage du chapitre de Blanzac et de l'évêque d'Angoulême. Il épousa par contrat du 6 janvier 1542, passé par Creissat, notaire à Bertric en Périgord, Marque, alias Marguerite de La Fillolie, fille de Jean, écuyer, seigneur de Burie en Périgord, et de Gabrielle d'Aubusson. Il fit son testament à la Coste le 15 février 1562, instituant pour ses légataires Jeanne Prévost, sa mère, Jean, André, Bernard et Gabriel, ses enfants, et pour son héritier universel Gaston, son fils aîné, lui substituant ses frères. Ce testament fut ouvert le 22 mars 1564. Il laissait pour enfants :
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VIII) Du LAU Gaston, écuyer,
seigneur de la Coste, héritier universel de son père le
15 février 1562. Jeanne Prévost, son aïeule et marraine le nomma son héritier universel le 14 novembre 1569. Il fut invité, par une lettre du roi de Navarre, du 15 septembre 1578, à se trouver, le 25 dudit mois, à Bergerac, pour aller au devant du roi de France et de la reine. Il épousa par contrat passé en la maison noble du Broussilhon, alias Roussillon, paroisse de Saint-Germain sur Seudre, Marthe de Blois, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Roussillon, et de feue Hardouine de Jarrie. Elle était protestante. Il fit son testament à la Coste, le 17 novembre 1585, instituant Daniel, son fils aîné, son héritier universel et léguant 400 livres à chacun de ses enfants. Ce testament fut ouvert par le juge de la cour de Périgueux le 11 janvier 1600. Il avait assisté au mariage de sa fille Elisabeth le 5 août 1595. Marthe de Blois fit son testament à la Coste le 12 mai 1631, nommant ses 6 enfants dont 3 étaient décédés depuis la mort de son mari, et instituant son petit-fils Gaston son héritier universel. Elle mourut le 16 juillet 1632 et son testament fut ouvert le 19. Ils avaient eu pour enfants :
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IX) Du LAU Daniel, écuyer,
seigneur de la Coste, puis chevalier, seigneur de Montardy et d'Allemans,
du chef de sa femme. Il épousa par contrat passé au château de Montardy, devant Hugon, notaire, le 10 septembre 1600, Sibille Jaubert, dame d'Allemans et des Rivières, veuve de François de Gimel, écuyer, seigneur de Cazenat, et fille de feu Denis, chevalier, seigneur d'Allemans, et de Marguerite Jaubert, seule héritière de ce nom. Elle stipula que l'un de ses enfants porterait le nom de son mari et d'elle. Daniel mourut avant le 12 mai 1631. Sa veuve assista, le 4 novembre 1642, au contrat de mariage de son fils Isaac et est nommée dans le partage de leurs biens le 8 mai 1643. Ils avaient eu pour enfants :
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X) Du LAU Isaac, chevalier, seigneur
de Montardy (Montardit), Allemans et Feydit. Il partagea avec ses frères et soeurs les successions de leurs père et mère, le 6 mai 1643. Il avait épousé, par contrat du 4 novembre 1642, passé au château de Saint-Seurin, devant de La Barussias, notaire en Angoumois, avec dispense de parenté du pape, sa cousine au 3ème degré, Gabrielle Jaubert de Saint-Gelais, fille de feu François, chevalier, seigneur dudit lieu et de Saint-Seurin, et de Françoise, alias Suzanne Raymond. La future eut 36000 livres de dot et Sibille Jaubert fit donation à son fils de tous ses biens, à charge de payer leur légitime à ses frères et à Isaac 150000 livres pour toutes ses prétentions. Gaston Du LAU lui donna aussi 10000 livres et François tous ses biens sous réserve de sa nourriture et entretien dans sa maison, ou de 300 livres de rente viagère. Il fut maintenu en sa noblesse avec ses frères Jean, Isaac et Daniel, par M. de Montozon, le 10 décembre 1666. Il fit son testament le 10 juillet 1675, demandant de payer à sa fille Toinette-Marie, demoiselle de Brassac, 2000 livres que son frère, sieur de la Roche, lui avait légué par testament. Armand, son fils aîné, recevra la moitié de ses biens, Suzanne avec Claude Raymond, 8000 livres, Armand son second fils, François, Sibille, Anne-Toinette et Louise, chacun 8000 livres. Toinée, épouse de Poncet de La Faye, déposa ce testament le 23 décembre 1684. Isaac fit un codicille le 28 novembre 1676. Il eut pour enfants :
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XI) Du LAU Armand, chevalier,
dit le marquis d'Allemans, baron de Champniers, seigneur de Montardy.
Le 6 mai 1677, il accepta la démission en sa faveur de François Le Febvre, seigneur de Mormant, de la charge d'Ecuyer de la Reine. Il épousa, par contrat du 19 janvier 1675, passé au château de Champniers, par Gaudais, notaire, Suzanne Du LAU, fille d'Armand, chevalier, seigneur Du LAU, et de Sibille Jaubert de Saint-Gelais (branche cadette). Il donna quittance le 3 juin 1678, de 5000 livres à son frère et assista, le 10 avril 1696, à une donation faite par Sibille Jaubert de Saint-Gelais à Suzanne Du LAU, sa fille. Il rendit aveu au roi pour la seigneurie de Champniers le 18 août 1718. Le 29 mars, alias mai 1725, il fit avec sa femme, un testament mutuel à Champniers, demandant à être inhumés dans leurs tombeaux de l'église de Champniers, nommant leurs enfants. Leurs filles, Marie-Catherine, Anne et autre Anne, ainsi qu'Armand-François étant sourds-muets, ils nommaient pour leur curateur Jean-Armand. Ils lèguaient à Jean-Louis, Jean et Sibille-Marie chacun 6000 livres. Ladite Sibille-Marie avait été dotée le 7 décembre 1700, lors de son mariage de 24000 livres, dont il restait à payer 14000 livres. Cette somme sera payée par leur héritier; à Jean-Louis 1600 livres et à Claude-Martin, chevalier de Malte, 300 livres de rente viagère; aux dits Jean et Sibille-Marie, 16000 livres. Ils constituaient leur héritier universel Jean-Armand, leur 2ème fils. Armand mourut le 16 janvier 1726. Il avait eu pour enfants :
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XII) Du LAU Jean-Armand, chevalier,
seigneur comte d'Allemans, né à Champniers le 8 septembre
1679. Il fut page du roi, chevalier de Saint-Louis, capitaine dans le régiment du Roi-Infanterie. Il épousa par contrat passé au préau de l'abbaye Notre-Dame de Ligueux (Dordogne), le 13 novembre 1712, Antoinette-Julie de Beaupoil de Saint-Aulaire, demoiselle de Lanmary, fille de feu Louis, chevalier, seigneur marquis de Lanmary, baron d'Angerville, grand et Ier échanson de France, et de Jeanne-Marie Perrault. Elle mourut en novembre 1718. Le 2 avril 1735, il acquit de Françoise de Pompadour, veuve du marquis de Courcillon, la terre d'Augignac. Il fut parrain à Brassac de Jean-Armand-Marie, son petit-fils, le 20 août 1739. Il mourut à Champniers le 9 septembre 1746, âgé de 67 ans, ayant eu pour enfants :
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XIII) Du LAU Jean-Louis-Antoine,
chevalier, marquis d'Allemans, baron de Champniers, né le 19 avril
1716, à Montardy. Lieutenant au régiment du Roi-Infanterie, il quitta le service en 1735, après une grave blessure. Il fut chevalier de Saint-Louis. Il épousa en premières noces, par contrat du 27 octobre 1738, passé au château de Belabre, devant Pineault et Augier, notaire de la sénéchaussée de Montmorillon, Marie-Madeleine Le Coigneux, fille de feu Jacques, chevalier, seigneur marquis de Belabre, brigadier des armées du roi, et de Marie-Anne Neyret de La Ravoye. Elle eut de sa mère une dot de 100000 livres, plus un don de 20000 livres, et elle renonça à la succession de sa mère. Le futur était héritier universel de son père, sous réserve d'une pension viagère de 1000 livres et de son logement, nourriture et entretien, et en cas de séparation, de 3000 livres de pension, de sa demeure dans le château de Champniers et de la somme de 5000 livres dont il pourrait disposer. Devenu veuf, il épousa en secondes noces, en 1764, Jeanne-Louise de Chérisey, veuve de Jean Du LAU, chevalier, comte Du LAU, oncle de Jean-Louis-Antoine, et fille de feu Louis, liueutenant général des armées du roi, et d'Anne-Louise Paget. Le 25 février 1763, il fit don des terres d'Augignac, Champniers, Piegut, Pluviers et Saint-Barthélémy, à sa fille Madeleine-Antoinette, par son contrat de mariage avec Louis-Gabriel de La Ramière. Il mourut à Paris le 19 janvier 1789. Il avait eu de son premier mariage :
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XIV) Du LAU Jean-Armand-Marie,
comte, puis marquis d'Allemans, baron de Milly, seigneur de Lanmary et
de Chabanne. Il naquit le 18 août 1739, et fut baptisé le 20 en l'église de Brassac. Il eut pour parrain Jean-Armand Du LAU, son aïeul. Premier enseigne au régiment des Gardes-Françaises, il obtint le 30 mai 1762, la charge de sous-lieutenant dans le même régiment. Il épousa, par contrat des 4 et 6 février 1770, passé devant Boulard et Baron, notaires au Châtelet de Paris, Marie-Claude de Murat, fille de Claude-François, comte de Murat, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment du Roi-Infanterie, et de Marie de Mascrany. Le roi et la famille royale signèrent au contrat le 4, à Versailles. Il émigra à Londres, où il s'établit libraire, et mourut à Paris en 1820. Sa veuve mourut également à Paris le 11 septembre 1834. Ils avaient eu pour enfants :
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XV) Du LAU Jean-Armand-Marie,
chevalier, comte, puis marquis d'Allemans, né à Paris le
Ier juin 1772, et baptisé le lendemain en l'église Saint-Sulpice. Il reçut, le 16 juin 1787, un certificat pour obtenir un brevet de sous-lieutenant. Il émigra, fit les campagnes à l'armée des Princes et rentra en France à la paix d'Amiens. Il fut colonel d'infanterie en 1814 et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Il épousa en premières noces, en 1806, Adélaïde-Barbe de Moustier, fille de Charles, marquis de Moustier, seigneur de Bonnal, etc..., et de Gabrielle-Elisabeth-Françoise de Montbel; et en secondes noces le 25 mars 1819, Anne-Marguerite-Françoise-Gabrielle-Pauline de Champagne-Bouzey, fille de Claude-Antoine-Louis, marquis de Champagne, comte de Bouzey, et de N. de Choisy de Maigreville. Elle mourut à Paris le 16 avril 1856. Il était décédé à Paris, en juin 1846, sans laissé de postérité. |
Branche cadette de la COSTE et de CHAMPNIERS : |
XIV) Du
LAU Pierre-Marie, vicomte d'Allemans, seigneur d'Angerville.
Il naquit à Champniers le 24 mars 1752, et fut garde du corps du roi, dans la compagnie écossaise, le 13 avril 1766. Il devint capitaine de dragons au régiment de Condé en 1771, mestre de camp en second au régiment d'Agénois avec lequel il fit la campagne d'Amérique, maréchal des camps et armées du roi le 25 août 1791. Il émigra et fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes. Il alla à Saint-Domingue en 1794 et fut nommé membre du conseil britannique de l'île. Rentré en France en 1801, il fut lieutenant général honoraire le 13 août 1814. Il épousa à paris, le 30 avril 1776, Catherine-Marie-Elisabeth de Vergès, fille d'un avocat général de la cour de Paris. Il mourut subitement le 26 juillet 1816. Ils eurent pour enfants :
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XV) Du
LAU Louis-Jacques-Auguste, comte d'Allemans, né le
9 mars 1778. Il fut garde du corps du roi, puis capitaine d'état-major. Il suivit Louis XVIII à Gand. Il était chevalier de Saint-Louis, de la Légion d'Honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne. Il devint chef du nom en 1857, après la mort de ses cousins germains. Il avait épousé, en 1799, Marie-Madeleine-Pierre-Thérèse-Françoise Masson de La Véronnière, qui mourut en 1832. Lui-même décéda au château de Montardy en mai 1864, laissant pour enfants :
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XVI) Du
LAU François-Louis-Arthur, comte Du LAU d'Allemans,
né à Elisabeth-Town le 3 septembre 1806. Il fut page de la chambre du roi en 1819, sous-lieutenant aux lanciers de la garde royale en 1824, officier d'ordonnance du duc de Raguse en 1830. Il épousa le 16 mai 1835 Marie-Césarine-Clémence de Durfort-Civrac, fille de Guy-Emeric-Anne, duc de Lorge, et d'Anne-Antoinette-Eléonore de Jaucourt. Elle mourut au château de Fontpertuis en Sologne, le 6 décembre 1844, âgée de 36 ans. Il mourut à Paris le 16 avril 1870, âgé de 63 ans. Ils avaient eu :
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XVII) Du
LAU Guy-Armand-Marie-Gaston, comte Du LAU d'Allemans. Il épousa à Paris le 12 juin 1863 Constance-Françoise-Pauline de Suzannet, fille de Louis-Constant-Alexandre, dit le comte de Suzannet, pair de France, et de Pauline-Louise-Marie-Françoise-Elisabeth-Fortunée Piscatory de Vaufreland. Il est décédé à Paris le 15 juillet 1890, âgé de 50 ans. Ils eurent pour enfants :
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XVIII) Du
LAU Ludovic-Emmanuel-Armand, comte, puis marquis Du LAU
d'Allemans en 1919, à la mort de son oncle, à la
mode de Bretagne, Alfred-Thérèse-Armand. Il fut chevalier de la Légion d'Honneur. Il épousa le 9 mai 1923 à Paris en l'église Saint-Honoré d'Eylau, Marie-Françoise de Ludre, fille de Frédéric-Louis-Marie-René, marquis de Ludre-Frolois, député de Mortagne, conseiller général de l'Orne, et de Charlotte-Louise-Solange Bianchi. Ils eurent pour enfants :
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Branche de CELLETTES : |
VII) Du
LAU Bernard, écuyer, seigneur de la Vouture et de
la Carrelière en 1556. Il transigea le 28 juin 1556 avec son frère aîné, François, au sujet des successions de leur père, échue, de leur mère, à venir, et de celles de leurs oncles Guillaume, seigneur de Domezac, et d'Elie, curé de sainte-Anne, et de leur soeur Anne. Il épousa par contrat du 18 mai 1557, passé par Millot, notaire, alias Pierre Cossart, notaire à Bar sur Seine, Anne Le Briseur, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Gergnage en Champagne, sommelier de bouche du roi, et de feue Bénigne de Laurensanne, alias Gabrielle de Richebourg, sa deuxième femme, (alias Anne de Brisseulh, fille de Jacques et de Bénigne de Louveciennes). Il fut exécuteur testamentaire de son frère aîné en 1562. Il fit avec sa femme un testament mutuel le 21 mai 1586, à Verteuil, devant Micheau, notaire du comté de La Rochefoucauld. Ils demandaient à être inhumés en l'église de Cellettes, instituaient leur héritier universel Josias, leur fils aîné, et donnaient 1000 écus à leurs soeurs Marthe et Marie quand elles auraient 17 ans, et à Isaac quand il aurait 25 ans, à condition de céder leurs droits à leur frère aîné, plus 50 écus à Marthe et Marie lors de leur mariage. Il était décédé avant 1588, ayant eu :
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VIII) Du
LAU Josias, écuyer, seigneur de Cellettes et de la
Vouture. Il épousa par contrat passé devant Marot, notaire à Saint-Jean d'ANGELY, le 7 août 1583, alias 1588, Esther Goumard, alias Joumard, fille de feu Guy, écuyer, seigneur d'Agonnay, et de Jeanne de Mortagne. Elle eut en dot 7333 écus. Il fut fait écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du prince de Condé en 1596. Il fut maintenu en sa noblesse par jugement rendu à Saint-Jean d'ANGELY par les délégués pour le régalement des tailles de cette élection, le 11 février 1599. Le 21 décembre 1614, par le contrat de mariage de leurs fils Isaac avec Esther de Livenne, ils s'obligèrent à payer les sommes de 600 et 1800 livres dues à Gabriel Houlier, sieur de la Pouyade par les parents de la dite Esther. Josias Du LAU paya ces sommes le 25 janvier 1620, devant Gervais, notaire, à Charlotte Laisné, femme de Gabriel Houlier, écuyer, sieur de la Pouyade, conseiller du roi au présidial d'Angoulême. Il eut pour enfants :
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IX) Du
LAU Henri, chevalier, seigneur de Cellettes, Champniers
(Charente), Chambon (Eymouthiers), etc... gentilhomme de la chambre
du roi. Il épousa en premières noces, par contrat du 6 décembre 1611, passé devant Chardavoine, notaire en Saintonge, Henriette de Pons, fille de feu Jacques, chevalier, baron de Mirambeau, Champniers, etc, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Marie de La Porte. Henri eut 60000 livres de son père et renonça à ses droits en faveur d'Isaac, son frère, et aux biens de ses père et mère dans le comté de La Rochefoucauld, la baronnie de Montignac et la principauté de Marcillac. Il fut maintenu dans sa noblesse par sentence rendue à Périgueux, le 10 mai 1631, par les commissaires généraux pour la recherche de la noblesse. Il avait fait hommage au roi pour le château de Champniers le 6 juillet 1624. Henriette de Pons fit son testament le 8 mai 1636, nommant pour son exécuteur testamentaire Gédéon de Preyssac, seigneur baron de Lisle, son beau-frère. Elle donnait l'usufruit de se biens à son mari et une part dans ses meubles et acquets, la troisième partie de ses biens à celui de leurs enfants qu'il indiquerait et constituait ses héritiers universels, Gabriel, Armand, Henri, Isaac, Philippe, Claude, Julie-Marie, Catherine et Madeleine, leurs enfants. Devenu veuf, Henri se remaria en secondes noces, par contrat du 9 mai 1646, passé en la maison noble de Chenon, par Amiaud, notaire en Angoumois, avec Elisabeth de Polignac, dame de Saint-Hermine et de Chenon, fille de François, chevalier, seigneur de Fontaines, et de Louise de Lanes. Henri fit son testament le Ier juin 1654, demandant à être inhumé en la chapelle de Champniers, près de sa première femme. Il donnait à Armand, son second fils, tous ses biens en Angoumois et l'instituait son héritier. Il confirmait la donation faite par Henriette de Pons à l'un de ses enfants du tiers de tous ses biens, par son testament du 8 mai 1635, et si Armand refusait cette donation, il lui substituait Isaac, leur 3ème fils, et après lui Philippe, le 4ème. Cette donation faite à condition qu'Armand paierait à Gabriel, son frère aîné, 15000 livres pour tous ses droits de succession paternelle et maternelle, et comme il n'était pas capable de gouverner ses biens, il sera tenu de l'entretenir jusqu'à ce qu'il puisse le faire. Il avait marié son fils Philippe et lui avait donné la seigneurie de Chambon. Il avait aussi marié feu Claude, sa fille aînée, et elle n'avait plus rien à prétendre. Il révoquait ses autres testaments entre autre la donation qu'il avait faite de la seigneurie de Champniers à son fils Armand. Il était mort en 1656. Il avait eu de son premier mariage :
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X) Du
LAU Isaac, chevalier, seigneur de Cellettes, que son frère
aîné, Armand, lui avait cédée le 10
septembre 1663. Il fut maintenu dans sa noblesse par M. d'Aguesseau le 24 février 1667, et avec son fils Jean, par M. Begon le 30 avril 1699. Le 28 mai 1671, il reçut transport de diverses créances de son frère Philippe. Il épousa par contrat du 23, alias 27 septembre 1659, passé au logis du Breuil, paroisse de Villars (Charente), par Tallebot, notaire, Sara Salbert, fille de Zacharie, écuyer, seigneur de Soulignonne, et de Léa de Bessay. Le 26 juin 1697, il fit donation à son fils Jean. Ils eurent pour enfants :
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XI) Du
LAU Jean, chevalier, seigneur de la Brangerie, Cellettes
et l'Age-Bâton (Saint-Projet), épousa, par contrat
du 7 juin 1688, passé au lieu noble de l'Age-Bâton,
devant Langlard, notaire, Anne Pasquet, veuve de Charles Odet, écuyer,
seigneur de l'Age-Bâton et des Ombrais, et fille de feu Henri,
sieur de l'Age-Bâton, et de Madeleine de Morel. Le futur était
héritier universel de ses père et mère, à condition
de donner à Julie, Marie, Henri et Louis, ses cadets, une
somme, non indiquée. Il rendit hommage le dernier jour de février 1699, au nom de sa femme, pour l'Age-Bâton, au duc de La Rochefoucauld. Il fut maintenu en sa noblesse le 30 avril suivant, avec son père, par M. Begon. Le 10 avril 1706, Madeleine de Morel, mère d'Anne Pasquet, sa fille aînée, leur vendit, devant Gauvry, notaire à l'Age-Bâton, les lieux de l'Age-Bâton, à elle échue par partage du 30 mai 1686, moyennant 700 livres. Jean était décédé avant le contrat de mariage de son fils Jean, le 8 mai 1740. De son union avec Anne Pasquet naquirent :
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XII) Du
LAU Philippe, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton,
Siguret, Soulignonne. Il fut brigadier des gardes de la marine à Rochefort. Il épousa par contrat du 26 janvier 1726, passé au château de Vaux, par Comte, notaire, Marie de Montalembert, fille puînée de Pierre, chevalier, seigneur de Vaux et de Plessac, et de Françoise-Angélique Poussard. Il eut en dot l'Age-Bâton, le fief de Rignac (La Rochette), et Soulignonne, à condition de payer, à la mort de ses père et mère, 3000 livres à l'un de ses cadets. La future eut 15000 livres. Le 21 juin 1743, il partagea avec Jeanne de Montalembert, sa belle-soeur, devant de Paris, notaire à Saint-Maixent, la succession de Françoise-Angélique Poussard, sa belle-mère. Il eut pour enfants :
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XIII) Du
LAU Louis, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton, Soulignonne
et Montgoumard (Bunzac), du chef de sa femme. Il fut garde-marine en 1756, puis enseigne et lieutenant des vaisseaux du roi. Il passa au service de terre en 1771 avec le grade de major d'infanterie. Il était chevalier de Saint-Louis. Il épousa par contrat du 19 mars 1767, passé par Juzaud, (notaire à La Rochefoucauld), Françoise-Jeanne Garnier de La Davinière, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Davinière, et de feue Suzanne Thomas de Montgoumard. (Note envoyée par Mr Antoine DORCIER). Elle mourut le 31 juillet 1806, et Louis le 3 janvier 1816. Ils avaient eu pour enfants :
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XIV) Du
LAU Philippe, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton et
de Montgoumard, né le 14 mars 1774, et baptisé le
lendemain en l'église Saint-Symphorien de Bunzac. Il fit ses preuves pour les Ecoles Militaires le 31 août 1784, devant d'Hozier. Il émigra et à son retour en France, fut conseiller général de la Charente. Il épousa à Bordeaux, Marie-Antoinette-Adélaïde (dite Anaïs) du Boullet, fille de Gabriel, écuyer, seigneur de la Broue, capitaine d'infanterie à Sainte-Lucie (Antilles), et d'Angélique Shallue. Elle était veuve en secondes noces d'Elie-Florent Pasquet de La Revanchère. Philippe mourut à Angoulême le 13 avril 1839, instituant pour son héritier universel, son cousin, Louis Du LAU du Breuil. Sa veuve décéda le 20 avril 1887. Ils avaient eu un fils unique, mort jeune, avant son père. |
Branche des ECUYERS : |
VIII) Du
LAU Jean, écuyer, seigneur des Ecuyers, en Périgord,
des Champs et de Landrodie (Landraudie, Gardes - Charente). Il était légataire de son père le 6 février 1562. Il transigea avec Gaston, son frère aîné, le 11 juillet 1567. Il épousa par contrat du 5 octobre 1579, Marie de La Rochefoucauld, fille de Jean-François, comte de La Rochefoucauld et de Roucy, prince de Marcillac, seigneur de Verteuil, chevalier de l'ordre du Roi, gouverneur et lieutenant général en Champagne, et de Charlotte de Roye, sa première femme. Elle eut en dot 10000 livres dont son frère François s'obligea à payer la moitié et de prendre l'autre moitié à ses autres frères et soeurs. Jean ne vivait plus à la date du 7 décembre 1625, ayant eu pour enfants :
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IX) Du
LAU François, écuyer, seigneur du Breuil et
des Champs, gentilhomme ordinaire du duc de La Rochefoucauld, gouverneur
de Marthon. Il épousa par contrat du 18 octobre 1638 Jeanne Thomas, fille de Michel, seigneur de Puyriaud, et de Jeanne Chapiteau. Elle eut en dot la métairie du Maine Gautier, paroisse de Marthon, et celle de Boueix, dans l'enclave de la Feuillade. Il ne vivait plus en 1675, et avait eu :
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X) Du
LAU Laurent, seigneur du Breuil, du Maine Gautier et de
Bourchemin. Il épousa par contrat du 2 mai 1675, passé à Paris, Madeleine de Bourchemin, fille de François, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Madeleine de Guiton. Ils eurent :
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XI) Du
LAU Louis-Laurent, écuyer, seigneur de Bourchemin,
baron Du LAU. Il servit depuis 1692, deux ans comme garde marine, puis comme enseigne et lieutenant dans le régiment de Sourches, douze ans en qualité de gendarme, de brigadier, de maréchal de camp et sous-aide major de la gendarmerie, suivant certificat de M. d'Auger, major de la gendarmerie, du 25 mars 1713. Il fut chevalier de Saint-Louis du 15 décembre 1710. Etant sous-aide major, il obtint la commission de maréchal de camp de cavalerie, le Ier décembre 1718, et eut une pension de 800 livres sur l'Ordre de Saint-Louis, par lettre du 28 juin 1729. Il épousa par contrat du 14 mars 1726, Bonne-Françoise d'Ingelgen, fille d'Henri-Guillaume, chevalier, conseiller au parlement de Metz, et d'Anne de Boucault. Ils eurent :
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Branche de la COSTE : |
X) Du
LAU Jean, écuyer, seigneur de Saugnac et de la Coste. Il transigea avec ses frères, le 8 mai 1643, au sujet de la succession de leur père et leur mère, et fut maintenu en sa noblesse, avec ses frères, par les commissaires généraux départis pour le règlement des tailles en Guyenne le 2 mai 1635, et le 10 décembre 1666, par le sieur de Montozon, subdélégué de l'intendant de Guyenne. Il avait épousé, par contrat du 9 novembre 1638, Eléonore de Beauchamp, dame de Cherbonnières, fille de feu Hélie, écuyer, seigneur de Grandfief, et d'Antoinette Chesnel. Il vivait encore en 1686. Ils eurent pour enfants :
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XI) Du
LAU Armand, chevalier, seigneur de la Coste. Il épousa par contrat du 19 août 1670, alias 1673, devant Audebert, notaire à Périgueux, Marie Gerbaud, dame de la Martinière, fille de feu Joseph, sieur de la Girardie, conseiller du roi, assesseur de la maréchaussée de Périgueux, et de Marie Mallet. Ils firent leur testament le 23 octobre 1686, à la Coste, devant Chabrier, notaire à Bourdeille, en présence de son père. Ce testament fut ouvert le 19 janvier 1688, à la requête de sa veuve. Il instituait leur fils aîné, Isaac, leur héritier et lui substituait Jean-Armand et Bernard, leurs autres enfants. Marie Gerbaud fit un nouveau testament le 19 août 1699. Elle mourut le même jour, âgée de 64 ans et fut inhumée en l'église Saint-Sulpice, en présence d'Armand, chevalier, seigneur de la Coste, page en la Grande Ecurie, et de Bernard, ses fils. De leur union étaient nés :
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XII) Du
LAU Jean-Armand, chevalier, seigneur de la Coste. Il naquit le 30 mars et fut baptisé le Ier avril 1683, à Saint-Sylvain de Périgueux. Il eut pour parrain et marraine Isaac et Marie Du LAU, ses frère et soeur. Il fit ses preuves pour la Grande Ecurie et y était page en 1699, lors de la mort de sa mère. Il épousa par contrat du 7 décembre 1700, avec dispense du pape, sa cousine, Marie-Sibille Du LAU, fille d'Armand, chevalier, seigneur d'Allemans, et de Suzanne Du LAU. Il testa le 9 novembre 1729, et portait le titre de marquis d'Allemans. Il mourut dans la nuit du 7 au 8 janvier 1752. Ils avaient eu 11 enfants :
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XIII) Du
LAU Armand, chevalier, seigneur de la Coste, de Savignac
et de la Roche. Il épousa par contrat du 28 mai 1733 Françoise de Salleton, fille de Jean-François, seigneur de la Borie et des Ysars, et de Marie de Giry. Ils eurent :
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XIV) Du
LAU Jean-Baptiste, comte Du LAU, chevalier, seigneur de
la Coste, la Roussière, etc.. né le 15 juin 1737. Il fut mousquetaire en 1752, et nommé lieutenant au régiment du roi-infanterie en 1753. Le Roi lui accorda en 1754 une expectative pour être colonel dans les grenadiers de France. Nommé colonel du régiment des grenadiers de France le 6 octobre 1759. Il fut fait prisonnier à l'affaire du 24 juin 1762, près de Cassel. Il était chevalier de Saint-Louis en 1770, reçu chevalier de Saint-Lazare le 15 juillet 1784, maréchal de camp, gentilhomme d'honneur de Monsieur. Inspecteur d'infanterie et commandeur de Saint-Louis, de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint-Lazare, il vota pour les Etats-Généraux de 1789. Il fut nommé lieutenant général et grand Croix de Saint-Louis en 1814. Il resta sans alliance. |
Branche de CHAMBON : |
X) Du
LAU Philippe, écuyer, seigneur de Chambon (Eymouthiers),
de Cellettes et de Puyfaud. Il fut maintenu en sa noblesse avec son frère Armand, le 10 décembre 1666, par M. de Montozon, subdélégué à Périgueux de l'intendant de Guyenne. Il se maria trois fois. En premières noces, par contrat du 29 août 1652, passé au château d'Oriac, sénéchaussée de Montmorillon, par Dalesme, notaire, avec Anne de Rieublanc, fille de feu Blaise, seigneur de Saint-Junien, et d'Anne d'Aubusson. Le 26 septembre 1658, elle devait être décédée car un inventaire était fait de leurs biens. Il épousa en secondes noces le 9 septembre 1660, par contrat passé à Vilhonneur, par Jean Restier, notaire en Angoumois, avec Anne du Saud (alias Dussaud), fille d'Antoine, écuyer, seigneur de Villars et de Vilhonneur, et de feue Jeanne Bouchard d'Aubeterre. Il épousa ensuite en troisièmes noces, par contrat du 23 septembre 1669, passé au bourg de Mansle, par Isaac Couste, notaire en Angoumois, Marie de Grimouard, fille de feu Jacques, écuyer, seigneur de la Bosdie, conseiller du roi, et de Marthe Briand. Marie Briand, veuve d'Elie de Cescaud, sa tante, lui donna 3000 livres et tous ses meubles. Le 26 mai 1674, administrateur de ses enfants et d'Anne de Rieublanc, sa premières femme, il transigea avec Léonard de Rieublanc, sieur du Bos, son beau-frère. Blaise, leur père, avait doté sa fille Anne, par son testament du 18 mai 1652, de 20000 livres et de 500 livres d'habits, à condition qu'elle renonce à la succession de ses parents en faveur de Léonard. Le 24 mai 1671, comme tuteur de Marie et de Gabrielle, ses filles et d'Anne Dussaud, il avait composé avec Jean Dussaud, écuyer, seigneur de Vilhonneur, au sujet des charges grèvant la succession de feu Jean Dussaud et d'Anne Bouchard d'Aubeterre, devant Jeheu, notaire à Angoulême, et il transigea à nouveau avec lui, le 7 juin 1686, devant le même notaire. Il transigea sur procès, toujours devant le même notaire, le 14 mai 1686, avec Armand Du LAU, écuyer, seigneur de Saint-Junien, son fils aîné, et Gabrielle Du LAU, femme de Jean Chamborant, chevalier, seigneur du Boucheron, sa fille. Il décéda le 9 mars 1693. Le 20 juin 1693, Marie Grimouard, veuve, transigea devant Jeheu, notaire à Angoulême, comme tutrice de ses enfants, avec Armand Du LAU, fils du Ier lit, et lui abandonna, et à Gabrielle sa soeur, la maison et seigneurie de Chambon, fiefs et arrière-fiefs en dépendant moyennant quoi ils la déchargèrent de la somme de 15000 livres à lui échue par la mort d'Anne de Rieublanc, sa mère, et de celle de 1000 livres à laquelle Gabrielle, sa soeur du second lit, avait été taxée. Elle fit son testament le 24 avril 1714, devant le même notaire. Philippe avait eu de son premier mariage :
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XI) Du
LAU Armand, chevalier, seigneur de Chambon, Saint-Junien,
Nanteuil (Dordogne). Il épousa par contrat du 6 mars 1678 Thérèse de Lage, fille de François et de Françoise Thomas, devant Bouthin, notaire. Il était décédé avant le 4 août 1726, laissant :
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XII) Du
LAU Henri, chevalier, seigneur de Chambon, Nanteuil, Mandeville.
Il naquit le 25 décembre 1698, et fut baptisé le 12 février suivant à Eymouthiers. Il épousa par contrat du 4 août 1726, passé à Bourzac, paroisse de Nanteuil, par du Verrier et Dexant, notaires, Anne de Ribeyreys, demoiselle de Cintrac, fille de Charles-Guillaume, chevalier, seigneur de Ribeyreys et de Cintrac, et de Marguerite de Lamberterie. Elle eut en dot tous les meubles et immeubles de ses père et mère qui s'en réservèrent l'usufruit. Ils recevraient chez eux les futurs, sinon leur donneraient la jouissance des domaines de Cintrac. De leur union naquirent :
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XIII) Du
LAU Armand-Joseph, chevalier, seigneur de Chambon, ondoyé le
22 juillet 1733. Il reçut les compléments de cérémonies du baptème le 12 avril 1735 à Eymouthiers. Il fut lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie en 1754, capitaine au même régiment en 1756, lieutenant-colonel au régiment de Soissonnais et chevalier de Saint-Louis en 1768, brigadier des armées du roi le Ier mars 1780, maréchal des camps et armées du roi en 1784. Il épousa en premières noces, par contrat du 4 décembre 1754, passé au château d'Eschoisy par Delafont et Mouron, notaires en Angoumois, Marie-Madeleine-Marguerite-Suzanne-Charlotte de Lesmerie d'Eschoisy, fille de Jean-Jacques, chevalier, seigneur comte d'Eschoisy, Luxé, Juillé, etc...lieutenant du roi en la province d'Angoumois, et de feue Marie-Françoise-Suzanne-Louise de Vandé, demeurant au château d'Eschoisy, paroisse de Celletes. La future eut en dot les biens échus de sa mère. Elle mourut le 7 avril 1767. Il épousa en secondes noces en 1770, Augustine-Jeanne Lhoste de Beaulieu, fille de Marie-Antoine-Léonor, écuyer, seigneur de Beaulieu, maître des comptes à Paris, et de Jeanne-Marguerite Le Comte. Il eut de son premier mariage :
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Branche cadette de CELLETTES : |
XI) Du
LAU Henri, écuyer, seigneur de Chambon et de
Cellettes. Il épousa par contrat du 29 juillet 1701, passé à la Faurie (Rioux-Martin), par Hilaire, notaire, Isabelle du Cladier, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de Neuville, et de feue Marthe de Grimouard. Marie de Grimouard, mère du futur, l'institua héritier de tous ses biens à condition de donner à Anne et Julie, ses soeurs, à chacune 15000 livres, et si la dite dame se sépare de son fils, il lui versera une rente de 200 livres et la laissera jouir de la métairie de Vérrine. Françoise de Grimouard donnait à son neveu le tiers de ses biens et lui payera une rente de 75 livres. Le 23 mai 1733, étant veuf, il faisait une constitution dotale de 3000 livres au profit de Marie-Thérèse, sa fille, sur le point d'entrer dans la communauté des soeurs de l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame des Anges d'Angoulême. De leur union naquirent :
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XII) Du
LAU Jean, chevalier, seigneur de Coudouin et de Verrine
(Mansle). Il épousa, par contrat du 12 avril 1741, (passé devant Caillaud, notaire à Angoulême), et à l'église le 25 avril 1741 (*), Marie Le Roy, fille de Gaston, chevalier, seigneur de Lenchère, et de feue Angélique Frougeard, en présence de Jean et de Jeanne Du LAU, ses frère et soeur. Le 19 janvier 1741, ses frères et soeur lui avaient cédé la métairie de Coudouin, en Saintonge. Il était décédé avant le 16 juin 1749, date à laquelle sa veuve partageait avec ses cohéritiers la succession de Gaston Le Roy de Lenchère, son père, devant Caillaud, notaire à Angoulême. Il avait eu pour enfant : |
XIII) Du
LAU Jean-Gaston, chevalier, vicomte Du LAU, né en
1745. Ancien colonel au régiment de Saintonge, chevalier de Saint-Louis, il assista à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois en 1789. Il épousa en 1796, sa cousine, Adélaïde-Philippine-Anne, alias Marguerite-Adélaïde Du LAU, fille de Joseph et d'Augustine Lhoste de Beaulieu, sa seconde femme, chanoinesse de l'Argentière. Elle mourut veuve à Cellettes, le 18 novembre 1847, âgée de 73 ans, ayant eu :
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XIV) Du
LAU Augustin-Gaston, vicomte Du LAU, né en 1798. Il fut officier de cavalerie, et épousa le 26 juillet 1826, Madeleine-Clémentine de Cressac, fille de Bathélémy-Eutrope, vicomte de Cressac, et de Lucie de La Marque. Elle était décédée le 15 octobre 1877. Ils avaient un fils unique :
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Branche de LANDRAUDIE : |
IX) Du LAU Jean, seigneur de
Landrodie. Il épousa par contrat du 7 décembre 1625 Jeanne Rousseau, fille de feu Gilles, chevalier, seigneur de la Mercerie, et de Barbe de Massacré. Etant veuve, elle fut maintenue en sa noblesse avec Isaac et François Du LAU, le 24 janvier 1667, par les commissaires de la généralité de Limoges. Ils avaient eu :
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X) Du LAU François, chevalier,
seigneur d'Amberat. Il épousa par contrat du 31 octobre 1683, Marie de Juglard, fille de feu Henri, seigneur de Lage, et de Madeleine de Chazelles. Ils eurent : |
XI) Du LAU François, chevalier,
seigneur de la Grange, lieutenant de grenadiers au régiment de
Laonnois. Il se distingua à la bataille de Malplaquet. Il épousa en 1722, sa parente Madeleine de Chazelles, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Bouege, et de Jeanne Domenge. Ils eurent pour enfants :
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XII) Du LAU Léonard, alias
Louis, chevalier, seigneur de la Grange. Il épousa par contrat du 15 octobre 1750, Madeleine de Lastre, veuve de Joseph Cadiot, écuyer, seigneur de Pontenier, et fille de feu Charles et de Marie de Curzay. Sa postérité, si elle existe, n'est pas connue. |