Du LAU

blason de la famille du Lau
blason de la famille du Lau
blason de la famille du Lau
D'or au laurier à trois branches de sinople, au lion passant de gueules brochant sur le fût de l'arbre, à la bordure d'azur chargée de quinze besants d'argent.
(Chérin)
D'or à un lion de gueules passant au pied d'un laurier à trois branches de sinople, et une bordure d'azur chargée de 12 besants d'argent.
(Cabinets d'Hozier)
D'or à l'arbre tigé et feuillé de sinople, au lion rampant de gueules, à l'orle d'azur chargée de 18 tourteaux d'argent, posés 5, 5, 5, et 3
(PO 1667).

blason de Jean du Caux
D'or à un chêne de sinople, un lion de gueules passant au pied de l'arbre, et une bordure d'argent chargée de tourteaux d'azur sans nombre.

A noter aussi dans l'armorial de Charles d'Hozier, un blason pratiquement identique, attribué à Jean du Caux, seigneur de "Sellettes" et de la Brangerie. Il s'agit bien évidemment d'une erreur, le nom de cette famille étant bien : Du LAU.

Famille noble et ancienne qui serait originaire du Béarn. Elle est venue du Périgord, se fixer en Angoumois, où elle a formé plusieurs branches.

Noms isolés :
- Du LAU Marie. Elle épousa par contrat du 13 mai 1607 Joseph Odet, écuyer, seigneur du Fouilloux (Agris).
Il fit, en 1626, son testament par lequel il donnait l'usufruit de ses biens à sa femme, à charge de nourrir et entretenir leurs enfants, devant Ferrand, notaire à Agris.
- Du LAU Gabriel, écuyer, seigneur de Ronsenac. Il avait épousé Catherine de Montmoreau, dont il eut :
  1) Gabrielle, baptisée à Ronsenac, le 16 mai 1618.
2) Jean, baptisé à Ronsenac, le 10 avril 1621.
- Du LAU Madeleine, dame du Breuil de Dignac. Elle fut marraine en l'église de Dignac, le 3 octobre 1632.
- Du LAU Henri, écuyer, seigneur de Cellettes.
Il avait épousé, à Agoulême (paroisse du Petit Saint-Cybard), le 20 mai 1727, Jeanne Piet, veuve en premières noces de Louis Limousin, sieur du Maine-Blanc, et en secondes noces de Jean Birot, sieur des Bournis. Elle était fille de Pierre, bourgeois de Châteauneuf, et de Marie Guillemeteau. ((*) Note envoyée par M. Antoine DORCIER).
En mai 1732, fondée de procuration dudit Henri Du LAU, son mari, elle faisait sommation, devant Jeheu, notaire à Angoulême, à Noël Limousin, sieur d'Auteville, conseiller du roi au présidial d'Angoumois, et à Pierre Limousin, prêtre, prieur de Saint-Seurin, d'avoir à exécuter une sentence contre eux rendue et à son profit, le 9 mars précédent.
- Du LAU Marie. Elle avait épousé Pierre de Fayolle, chevalier, seigneur de Chadeuil.
Leur fils, Pierre reçut, le 15 juin 1733, une bourse pour le séminaire de Poitiers.
- Du LAU Marie-Anne-Alexandrine. Elle épousa, vers 1845, Jean de Juglart de Lardinie.

Branche de la COSTE et de CHAMPNIERS :
V) Du LAU Armand, seigneur de la Coste, Cressac et la Roche, fils aîné d'Amanieu et de Jeanne de Royère.
Il épousa avant 1481 Marguerite de Livenne, fille de Pierre, seigneur de Verdille et de Vouzan, et de Jeanne Tizon.
Elle fit son testament le 30 janvier 1509, du consentement de son mari, devant Gaddali, prêtre et notaire.
Arnaud était décédé avant le 30 janvier 1510 et sa veuve avant le 3 mai 1539.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Hélie, prêtre, curé de Sainte-Anne au diocèse de Maillezais. Nommé dans le testament de sa mère, il était décédé à la date du 28 juin 1556.
3) Guillaume, seigneur de Domezac en Angoumois, capitaine de Montignac. Nommé dans le testament de sa mère, il était décédé à la date du 28 juin 1556, d'après une transaction.
4) Jean, moine de Brantôme. Il était aussi nommé dans le testament de sa mère.
5) Jeanne, qui épousa Pierre d'Escudier (Escudico).
6) autre Jeanne, qui épousa Elie de Merle.

VI) Du LAU François, écuyer, seigneur de la Coste, héritier universel de sa mère par son testament du 30 janvier 1509.
Il épousa, par contrat passé à Montignac par Itier, notaire de Saint-Jean d'ANGELY et de Montignac, Jeanne Prévost, fille de Rolland, écuyer, seigneur de Touchimbert, et de feue Guillemine de La Haye. Son père lui promit en dot 2000 livres, et lui cèda l'hôtel noble de Salvert, tenu noblement à foi et hommage au devoir d'un gant blanc, ou 10 deniers à muance de seigneur et d'homme. Jeanne lui apporta aussi l'hôtel noble de Jalesne.
François transigea, le 3 mai 1539, avec son frère Guillaume au sujet des successions de leurs père et mère, et lui cèda le repaire de Salvert, en la châtellenie de Montignac.
Il était décédé avant le 20 juin 1555, date à laquelle sa veuve reçut de François, leur fils, assignation de l'usufruit, sa vie durant, de la métairie de Varachou, paroisse de Biras.
Elle rendit hommage de Salvert, le Ier mars 1569, et fit son testament devant Grand, notaire, le 14 novembre 1569, demandant à être inhumée dans le temple de Biras, au tombeau de son mari, et instituant son héritier universel Gaston Du LAU, son petit-fils et filleul.
Ils avaient eu :
  1) François, qui suit.
2) Bernard, qui fera la branche de Cellettes.
3) Jean, décédé avant le 14 novembre 1569.
4) Anne, décédée avant le 28 juin 1556.
5) Sibille, qui épousa le Ier décembre 1550, devant Tarrade, notaire, Jean, alias Jeanot, de Montmoreau, écuyer, seigneur de la Brèche et de Ronsenac. Ils donnèrent quittance à François et Bernard Du LAU, leurs frères et beaux-frères, les 11 avril 1559 et Ier septembre 1560, devant Racaud, notaire à Angoulême.
6) Jeanne, qui épousa le 8 mai 1541 Bertrand Laurent.

VII) Du LAU François, écuyer, seigneur de la Coste en Périgord, de la Vouture (Cressac-Charente), et de la Carrelière (Pérignac-Charente).
Il fut nommé héritier universel par son père.
Le 10 juin 1553, il vendit Salvert à Jacques Benoist, président à Bordeaux, et le 28 juin 1556, il transigea avec son frère Bernard au sujet des successions de leur père, de leurs oncles Guillaume et Hélie, de leur soeur Anne et de celle, à venir, de leur mère.
Il cèda à son frère les repaires nobles de la Vouture et de la Carrelière, tenus à foi et hommage du chapitre de Blanzac et de l'évêque d'Angoulême.
Il épousa par contrat du 6 janvier 1542, passé par Creissat, notaire à Bertric en Périgord, Marque, alias Marguerite de La Fillolie, fille de Jean, écuyer, seigneur de Burie en Périgord, et de Gabrielle d'Aubusson.
Il fit son testament à la Coste le 15 février 1562, instituant pour ses légataires Jeanne Prévost, sa mère, Jean, André, Bernard et Gabriel, ses enfants, et pour son héritier universel Gaston, son fils aîné, lui substituant ses frères. Ce testament fut ouvert le 22 mars 1564.
Il laissait pour enfants :
  1) Gaston, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche des Ecuyers.
3) André, écuyer, seigneur des Rousselières, légataire de son père.
Il épousa en premières noces, par contrat du 28 juin 1571, passé par Marsin, notaire au Peyrat, Anne de La Nauve, dame de la Faye en Angoumois; et en secondes noces, habitant le lieu du Peyrat, paroisse de Villebois, par contrat du 14 août 1585, passé au repaire nobles des Ecuyers, paroisse de Chamart en Périgord, devant Couterault, notaire, Anne de Guibourt, fille de feu Jean, seigneur de Morlut, de l'avis de Gaston Du LAU, son frère aîné. Elle eut en dot 3000 écus, valant 9000 livres.
4) Bernard, seigneur de Boussac, légataire de son père.
5) Gabriel, nommé dans le testament de son père.
6) Françoise, qui épousa Jean Foucault, écuyer, seigneur de Cubzac.
Il assista au testament de son beau-frère Gaston Du LAU, le 11 janvier 1600. Cependant, on trouve aux P.O 1665, qu'Etienne de Laurière, écuyer, seigneur de Ferrand, veuf d'Hélis de La Porte, se remaria le 7 février 1571 avec Françoise Du LAU, veuve d'Annet de Belcier, écuyer, seigneur de Fontenilles.
7) Adrienne. Elle épousa Bernard Jay, écuyer, seigneur de Beaufort et de Saint-Germain. Il fut exécuteur testamentaire de son beau-frère Gaston Du LAU le 17 novembre 1595.
8) Louise, qui épousa Jacques des Halles, écuyer, seigneur d'Estourneau.
9) Esther. D'après Woelmont, c'est elle qui épousa Jean Foucault, écuyer, seigneur de Cubzac, par contrat du 24 septembre 1578.
Les filles furent légataires de leur père pour la somme de 2000 livres.

VIII) Du LAU Gaston, écuyer, seigneur de la Coste, héritier universel de son père le 15 février 1562.
Jeanne Prévost, son aïeule et marraine le nomma son héritier universel le 14 novembre 1569.
Il fut invité, par une lettre du roi de Navarre, du 15 septembre 1578, à se trouver, le 25 dudit mois, à Bergerac, pour aller au devant du roi de France et de la reine.
Il épousa par contrat passé en la maison noble du Broussilhon, alias Roussillon, paroisse de Saint-Germain sur Seudre, Marthe de Blois, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Roussillon, et de feue Hardouine de Jarrie. Elle était protestante.
Il fit son testament à la Coste, le 17 novembre 1585, instituant Daniel, son fils aîné, son héritier universel et léguant 400 livres à chacun de ses enfants. Ce testament fut ouvert par le juge de la cour de Périgueux le 11 janvier 1600.
Il avait assisté au mariage de sa fille Elisabeth le 5 août 1595.
Marthe de Blois fit son testament à la Coste le 12 mai 1631, nommant ses 6 enfants dont 3 étaient décédés depuis la mort de son mari, et instituant son petit-fils Gaston son héritier universel. Elle mourut le 16 juillet 1632 et son testament fut ouvert le 19.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Daniel, qui suit.
2) Gaston, écuyer, seigneur de Meynassé, nommé dans les testaments de ses père et mère. Il est dit décédé dans ce dernier.
Il avait épousé Marguerite Saunier, fille de Guyon, sieur du Roc, et d'Anne de Chazelles, le 27 mai 1614. De cette union naquirent :
  a) Antoine, nommé en 1631.
b) Marthe, nommée en 1631. Elle était filleule de Marthe de Blois.
3) Elisabeth, nommée dans le testament de son père.
Elle épousa par contrat du 5 août 1595, Louis Vigier, écuyer, seigneur de Saint-Georges, devant Roignon, notaire. Elle était décédée avant 1631.
4) Marie, qui épousa le 16 septembre 1597, par contrat passé à Ferrière, par Lamothe, notaire, Bernard Saunier, écuyer, seigneur de Ferrière. Elle ne vivait plus en 1631.
5) Marthe, qui épousa, par contrat du 21 octobre 1601, passé à la Coste, François Saunier, écuyer, seigneur de Monplaisir.
6) Renée. Elle épousa en premières noces, par contrat du 10 septembre 1628, Jean Grimaud de Brunzac, écuyer, seigneur de Doume; et en secondes noces Gaston de Croizier.

IX) Du LAU Daniel, écuyer, seigneur de la Coste, puis chevalier, seigneur de Montardy et d'Allemans, du chef de sa femme.
Il épousa par contrat passé au château de Montardy, devant Hugon, notaire, le 10 septembre 1600, Sibille Jaubert, dame d'Allemans et des Rivières, veuve de François de Gimel, écuyer, seigneur de Cazenat, et fille de feu Denis, chevalier, seigneur d'Allemans, et de Marguerite Jaubert, seule héritière de ce nom. Elle stipula que l'un de ses enfants porterait le nom de son mari et d'elle.
Daniel mourut avant le 12 mai 1631. Sa veuve assista, le 4 novembre 1642, au contrat de mariage de son fils Isaac et est nommée dans le partage de leurs biens le 8 mai 1643.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Gaston, écuyer, seigneur de la Coste, héritier universel de Marthe de Blois, son aïeule, le 12 mai 1631. Il transigea avec ses frères le 8 mai 1643. Il mourut sans alliance.
2) François, écuyer, seigneur d'Allemans, qui mourut sans alliance.
3) Daniel, écuyer, seigneur de Feydit, qui mourut aussi sans alliance.
4) Isaac, qui suit.
5) Jean, qui fera la branche de la Coste.
6) autre Jean, écuyer, seigneur de la Rousselière, mort sans alliance en 1643. Selon Woelmont, il épousa le 28 juillet 1647, Madeleine Petit.
7) autre Isaac, écuyer, seigneur de la Roche, enseigne au régiment de Lambertie en 1637. Il était en 1645, marié avec Marie Montozon. Il vivait encore le 19 août 1673.
8) Sibille, dame de Montardit. Elle mourut peu après son père et sa mère, et ses soeurs héritèrent de sa légitime des biens paternels et de 10000 livres à elle léguées par feu Sibille Jaubert, dame de Carlus, sa tante, par son testament du 7 février 1615.
9) Claude, demoiselle de la Roche.
10) Madeleine, qui épousa N. de Rançonnet, seigneur d'Escoire.
11) Adrienne, qui épousa avant le 9 novembre 1638, Denis de Chantemerle, écuyer, seigneur de Peissac. Sa mère lui donna, par contrat, 13000 livres, et Gaston Du LAU, son frère, lui donna aussi 10000 livres. Par ce même contrat, Sibille Jaubert donnait à Jean Du LAU, seigneur de Savignac, son 5ème fils, 20000 livres.
Les 7 frères furent maintenus en leur noblesse, le 2 mai 1636, par les commissaires généraux pour le régalement des tailles en Guyenne.

X) Du LAU Isaac, chevalier, seigneur de Montardy (Montardit), Allemans et Feydit.
Il partagea avec ses frères et soeurs les successions de leurs père et mère, le 6 mai 1643.
Il avait épousé, par contrat du 4 novembre 1642, passé au château de Saint-Seurin, devant de La Barussias, notaire en Angoumois, avec dispense de parenté du pape, sa cousine au 3ème degré, Gabrielle Jaubert de Saint-Gelais, fille de feu François, chevalier, seigneur dudit lieu et de Saint-Seurin, et de Françoise, alias Suzanne Raymond. La future eut 36000 livres de dot et Sibille Jaubert fit donation à son fils de tous ses biens, à charge de payer leur légitime à ses frères et à Isaac 150000 livres pour toutes ses prétentions. Gaston Du LAU lui donna aussi 10000 livres et François tous ses biens sous réserve de sa nourriture et entretien dans sa maison, ou de 300 livres de rente viagère.
Il fut maintenu en sa noblesse avec ses frères Jean, Isaac et Daniel, par M. de Montozon, le 10 décembre 1666.
Il fit son testament le 10 juillet 1675, demandant de payer à sa fille Toinette-Marie, demoiselle de Brassac, 2000 livres que son frère, sieur de la Roche, lui avait légué par testament. Armand, son fils aîné, recevra la moitié de ses biens, Suzanne avec Claude Raymond, 8000 livres, Armand son second fils, François, Sibille, Anne-Toinette et Louise, chacun 8000 livres. Toinée, épouse de Poncet de La Faye, déposa ce testament le 23 décembre 1684. Isaac fit un codicille le 28 novembre 1676.
Il eut pour enfants :
  1) Armand, qui suit.
2) autre Armand, légataire de son père.
3) François, écuyer, seigneur de Bouex et de Méré. Ces deux seigneuries furent saisies sur lui les 6 et 7 novembre 1681, à la requête de Jacques d'Abzac, écuyer, seigneur de Mayac.
Il épousa par contrat du 23 novembre 1673, Marie de La Cropte, fille de Jean-Pierre, chevalier, seigneur de Bourzac, et d'Isabeau Jaubert de Saint-Gelais.
4) Sibille, demoiselle de Montardit, qui demeura sans alliance.
5) Suzanne, qui épousa avant le 20 juillet 1675 Claude de Raymond, chevalier, seigneur de Narbonne.
6) Toinette-Marie, qui épousa avant le 20 juillet 1675, Poncet de La Faye, chevalier, seigneur du Maine.
7) Louise, qui épousa avant le 23 décembre 1684, François de Massacré, chevalier, seigneur de la Richardie.
Woelmont donne encore trois enfants en plus :
8) Louis, mort jeune avant le 10 juillet 1673.
9) Gabriel, chevalier, seigneur de Savignac, né en 1671 et décédé en 1702.
Il avait fait son testament à Montardit le 9 avril 1702.
Il avait épousé vers 1690 Marie-Sibille du Mas de Payzac, dame de Château-Rocher en Poitou, dont il eut :
  a) Philippe, chevalier, marié en premières noces en 1718 avec Marie de Jonvelle, dont il eut un fils mort jeune; et en secondes noces avec Elisabeth Le Mercier d'Hautefaye, fille de Jean, chevalier, seigneur de Luzeras, et de Madeleine de Burthier.
Elle se remaria, vers 1730, avec Philippe de Morel, chevalier, seigneur de la Vauzelle.
b) Armand-François, chevalier, seigneur de Châteaurocher, cornette au régiment d'Aubusson-Cavalerie de 1711.
Il épousa en premières noces N. de Fonsèques, dame de Guyen en Poitou; et en secondes noces Louise de Moussier. Il mourut sans postérité après 1756.
c) Suzanne, qui épousa par contrat du 12 février, alias 30 septembre 1722, Charles Roux, chevalier, seigneur de Reilhac et de Lusson.
10) Marie, religieuse au monastère de Fontaines en Périgord. Il avait prit l'habit le 20 février 1664 et fit profession le 18 mars 1665.

XI) Du LAU Armand, chevalier, dit le marquis d'Allemans, baron de Champniers, seigneur de Montardy.
Le 6 mai 1677, il accepta la démission en sa faveur de François Le Febvre, seigneur de Mormant, de la charge d'Ecuyer de la Reine.
Il épousa, par contrat du 19 janvier 1675, passé au château de Champniers, par Gaudais, notaire, Suzanne Du LAU, fille d'Armand, chevalier, seigneur Du LAU, et de Sibille Jaubert de Saint-Gelais (branche cadette).
Il donna quittance le 3 juin 1678, de 5000 livres à son frère et assista, le 10 avril 1696, à une donation faite par Sibille Jaubert de Saint-Gelais à Suzanne Du LAU, sa fille.
Il rendit aveu au roi pour la seigneurie de Champniers le 18 août 1718.
Le 29 mars, alias mai 1725, il fit avec sa femme, un testament mutuel à Champniers, demandant à être inhumés dans leurs tombeaux de l'église de Champniers, nommant leurs enfants. Leurs filles, Marie-Catherine, Anne et autre Anne, ainsi qu'Armand-François étant sourds-muets, ils nommaient pour leur curateur Jean-Armand. Ils lèguaient à Jean-Louis, Jean et Sibille-Marie chacun 6000 livres. Ladite Sibille-Marie avait été dotée le 7 décembre 1700, lors de son mariage de 24000 livres, dont il restait à payer 14000 livres. Cette somme sera payée par leur héritier; à Jean-Louis 1600 livres et à Claude-Martin, chevalier de Malte, 300 livres de rente viagère; aux dits Jean et Sibille-Marie, 16000 livres.
Ils constituaient leur héritier universel Jean-Armand, leur 2ème fils.
Armand mourut le 16 janvier 1726.
Il avait eu pour enfants :
  1) Armand-François, chevalier, seigneur de Montardy, né le 2 novembre 1675, sourd-muet.
2) François, né le 3 septembre 1677.
Il dut mourir jeune, car il n'en est pas question dans le testament de ses père et mère.
3) Jean-Armand, qui suit.
4) Jean-Louis, chevalier, seigneur de Champniers.
Il naquit le 21 septembre 1680, et devint capitaine de cavalerie au régiment d'Ayen.
Il avait d'abord servi dans la marine où il devint lieutenant de vaisseau et la quitta vers 1705. Il fut chevalier de Saint-Louis en 1726.
Il avait épousé Marie Racon, avec laquelle il est nommé dans le testament de son père.
Ils eurent :
  a) Suzanne-Marie, qui épousa par contrat du 14 octobre 1753 Antoine-François, comte d'Aigurande, capitaine de cavalerie.
5) Claude-Martin, chevalier de Malte. Il naquit le 11 novembre 1681, reçu en 1700.
6) Jean, né le 25 mars 1682, chevalier, seigneur de Brassac, comte d'Allemans, brigadier des armées du roi, gouverneur de Cognac en 1745, puis de Doullens, commandeur de Saint-Louis.
Il épousa en premières noces Louise de Gennetines, puis en secondes noces, à Paris, le 24 avril 1745, Jeanne-Louise de Chérisey, fille de Louis, chevalier, seigneur de Chérisey, et d'Anne-Louise Paget.
Il eut de ce second mariage :
  a) Anne-Louise, née le 5 juillet 1746 à Metz. Religieuse, elle mourut à Versailles en 1824.
b) Jean-Adélaïde-Edmé, né le 11 juillet 1750.
Il fit ses preuves pour les Ecoles militaires le 12 mai 1761. Capitaine de dragons, il émigra.
Il devint chevalier de Saint-Louis le 5 janvier 1817.
c) N. né en 1752, lieutenant des vaisseaux du roi, il mourut à la Martinique en 1783.
d) François-Marie, né le 26 octobre 1758.
7) Sibille-Marie, qui épousa le 7 décembre 1700 Jean-Armand Du LAU, chevalier, seigneur de la Coste (Branche de la Coste).
8) Marie-Catherine, demoiselle de Champniers, sourde-muette.
9) Anne, demoiselle de Brassac, sourde-muette.
10) autre Anne, demoiselle Du LAU, aussi sourde-muette.
11) autre Sibille-Marie, née le 15 juin 1693.
12) Le comte de Saint-Saud, lui donne une autre fille, Suzanne, qui épousa Alexis de Fayard, chevalier, seigneur des Combes.

XII) Du LAU Jean-Armand, chevalier, seigneur comte d'Allemans, né à Champniers le 8 septembre 1679.
Il fut page du roi, chevalier de Saint-Louis, capitaine dans le régiment du Roi-Infanterie.
Il épousa par contrat passé au préau de l'abbaye Notre-Dame de Ligueux (Dordogne), le 13 novembre 1712, Antoinette-Julie de Beaupoil de Saint-Aulaire, demoiselle de Lanmary, fille de feu Louis, chevalier, seigneur marquis de Lanmary, baron d'Angerville, grand et Ier échanson de France, et de Jeanne-Marie Perrault.
Elle mourut en novembre 1718.
Le 2 avril 1735, il acquit de Françoise de Pompadour, veuve du marquis de Courcillon, la terre d'Augignac.
Il fut parrain à Brassac de Jean-Armand-Marie, son petit-fils, le 20 août 1739.
Il mourut à Champniers le 9 septembre 1746, âgé de 67 ans, ayant eu pour enfants :
  1) Jean-Armand, né en 1713, et décédé à Paris le 17 août 1728.
2) Suzanne-Anne, née le 30 novembre 1714.
Elle épousa le 27 mai 1731 René-Louis Chapt de Rastignac, dit le comte de Puyguilhem.
3) Jean-Louis-Antoine, qui suit.
4) Henri-Louis, né le 6 août 1718, chevalier, seigneur de Montardy, capitaine au régiment de Conti-Cavalerie, puis lieutenant-colonel au même régiment, chevalier de Saint-Louis.
Il avait épousé à Saint-Sulpice de Paris, le 12 mai 1776, Jeanne-Marie Du LAU, veuve de Jean-François de La Rue-Lannoy, maréchal des camps et armées du roi, et fille d'Armand, chevalier, seigneur de la Coste, et de Françoise de Salleton.
Il mourut en 1748, sans postérité, et sa veuve également la même année.

XIII) Du LAU Jean-Louis-Antoine, chevalier, marquis d'Allemans, baron de Champniers, né le 19 avril 1716, à Montardy.
Lieutenant au régiment du Roi-Infanterie, il quitta le service en 1735, après une grave blessure.
Il fut chevalier de Saint-Louis.
Il épousa en premières noces, par contrat du 27 octobre 1738, passé au château de Belabre, devant Pineault et Augier, notaire de la sénéchaussée de Montmorillon, Marie-Madeleine Le Coigneux, fille de feu Jacques, chevalier, seigneur marquis de Belabre, brigadier des armées du roi, et de Marie-Anne Neyret de La Ravoye.
Elle eut de sa mère une dot de 100000 livres, plus un don de 20000 livres, et elle renonça à la succession de sa mère.
Le futur était héritier universel de son père, sous réserve d'une pension viagère de 1000 livres et de son logement, nourriture et entretien, et en cas de séparation, de 3000 livres de pension, de sa demeure dans le château de Champniers et de la somme de 5000 livres dont il pourrait disposer.
Devenu veuf, il épousa en secondes noces, en 1764, Jeanne-Louise de Chérisey, veuve de Jean Du LAU, chevalier, comte Du LAU, oncle de Jean-Louis-Antoine, et fille de feu Louis, liueutenant général des armées du roi, et d'Anne-Louise Paget.
Le 25 février 1763, il fit don des terres d'Augignac, Champniers, Piegut, Pluviers et Saint-Barthélémy, à sa fille Madeleine-Antoinette, par son contrat de mariage avec Louis-Gabriel de La Ramière.
Il mourut à Paris le 19 janvier 1789.
Il avait eu de son premier mariage :
  1) Jean-Armand-Marie, qui suit.
2) Henri-Charles, abbé Du LAU, né en 1749, vicaire général de Rouen.
Il fut nommé le 24 octobre 1780, à l'abbaye de Saint-Sever de Gap, OSB, au diocèse d'Aire, et évêque de Grenoble le 16 janvier 1789.
Il émigra en Italie, puis en Suisse, et en 1801, refusa d'adhérer au concordat, mais il mourut avant la signature de ce concordat, à Gratz, en Syrie, le 4 avril 1804.
3) Madeleine-Antoinette, qui épousa, par contrat du 25 février 1763, Louis-Gabriel de La Ramière. Par ce contrat, son père lui donna de nombreuses terres.
4) Louise-Victoire, demoiselle de Bertric, qui resta sans alliance.
5) Pierre-Marie, qui fera la branche cadette de la Coste et de Champniers.

XIV) Du LAU Jean-Armand-Marie, comte, puis marquis d'Allemans, baron de Milly, seigneur de Lanmary et de Chabanne.
Il naquit le 18 août 1739, et fut baptisé le 20 en l'église de Brassac. Il eut pour parrain Jean-Armand Du LAU, son aïeul.
Premier enseigne au régiment des Gardes-Françaises, il obtint le 30 mai 1762, la charge de sous-lieutenant dans le même régiment.
Il épousa, par contrat des 4 et 6 février 1770, passé devant Boulard et Baron, notaires au Châtelet de Paris, Marie-Claude de Murat, fille de Claude-François, comte de Murat, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment du Roi-Infanterie, et de Marie de Mascrany. Le roi et la famille royale signèrent au contrat le 4, à Versailles.
Il émigra à Londres, où il s'établit libraire, et mourut à Paris en 1820. Sa veuve mourut également à Paris le 11 septembre 1834.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Henriette-Louise, née à Paris le 20 novembre 1770.
Elle épousa vers 1786, Nicolas-Marie Amelin, seigneur de Beau-Repaire, sous-lieutenant à la suite au régiment de Condé-Dragons.
2) Jean-Armand-Marie, qui suit.
3) Louis-Hubert-Camille, marquis Du LAU d'Allemans, né à Paris le Ier février 1774, chevalier de Malte de minorité, capitaine de dragons.
Il épousa en 1797, Anne-Joséphine de Vissac de La Tude, fille de Jean-Marie, chevalier, seigneur de Maugré, capitaine au régiment de Languedoc-Infanterie, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Joséphine-Henriette Crozé.
Elle mourut à la Chapelle-Gauthier, le 25 mars 1859. Il était décédé au même lieu, le 11 juin 1854, sans laissé de postérité.
4) Henri, comte Du LAU, né en 1777, et décédé en 1839, sans avoir eu d'alliance.

XV) Du LAU Jean-Armand-Marie, chevalier, comte, puis marquis d'Allemans, né à Paris le Ier juin 1772, et baptisé le lendemain en l'église Saint-Sulpice.
Il reçut, le 16 juin 1787, un certificat pour obtenir un brevet de sous-lieutenant.
Il émigra, fit les campagnes à l'armée des Princes et rentra en France à la paix d'Amiens.
Il fut colonel d'infanterie en 1814 et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi.
Il épousa en premières noces, en 1806, Adélaïde-Barbe de Moustier, fille de Charles, marquis de Moustier, seigneur de Bonnal, etc..., et de Gabrielle-Elisabeth-Françoise de Montbel; et en secondes noces le 25 mars 1819, Anne-Marguerite-Françoise-Gabrielle-Pauline de Champagne-Bouzey, fille de Claude-Antoine-Louis, marquis de Champagne, comte de Bouzey, et de N. de Choisy de Maigreville.
Elle mourut à Paris le 16 avril 1856.
Il était décédé à Paris, en juin 1846, sans laissé de postérité.

Branche cadette de la COSTE et de CHAMPNIERS :
XIV) Du LAU Pierre-Marie, vicomte d'Allemans, seigneur d'Angerville.
Il naquit à Champniers le 24 mars 1752, et fut garde du corps du roi, dans la compagnie écossaise, le 13 avril 1766.
Il devint capitaine de dragons au régiment de Condé en 1771, mestre de camp en second au régiment d'Agénois avec lequel il fit la campagne d'Amérique, maréchal des camps et armées du roi le 25 août 1791.
Il émigra et fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes.
Il alla à Saint-Domingue en 1794 et fut nommé membre du conseil britannique de l'île. Rentré en France en 1801, il fut lieutenant général honoraire le 13 août 1814.
Il épousa à paris, le 30 avril 1776, Catherine-Marie-Elisabeth de Vergès, fille d'un avocat général de la cour de Paris. Il mourut subitement le 26 juillet 1816.
Ils eurent pour enfants :
  1) Jean-Armand-Pierre-Elisabeth, né le 11 mars 1777 à Paris, et décédé à Saint-Domingue en 1800.
2) Louis-Jacques-Auguste, qui suit.
3) Amédée, né et décédé en 1780.
4) Laure, née en 1782, et décédée en 1793.
5) Zoé-Aglaé-Elisabeth-Jeanne-Marie, née à Paris le 11 janvier 1780.
Elle épousa le 11 novembre 1800 Omer-Charles-Antoine, comte de Villaines, ancien officier supérieur des gardes du corps du roi.
Elle était décédée le 3 juin 1829.

XV) Du LAU Louis-Jacques-Auguste, comte d'Allemans, né le 9 mars 1778.
Il fut garde du corps du roi, puis capitaine d'état-major.
Il suivit Louis XVIII à Gand. Il était chevalier de Saint-Louis, de la Légion d'Honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne.
Il devint chef du nom en 1857, après la mort de ses cousins germains.
Il avait épousé, en 1799, Marie-Madeleine-Pierre-Thérèse-Françoise Masson de La Véronnière, qui mourut en 1832.
Lui-même décéda au château de Montardy en mai 1864, laissant pour enfants :
  1) Pierre-Marie-François-Auguste-Alfred, né à Elisabeth-Town, aux Etats-Unis, le 7 février 1801.
Il fut garde du corps du roi et fit la campagne d'Espagne en 1823 comme officier d'ordonnance du comte de Rastignac.
Il devint ensuite lieutenant aux chasseurs de la Marne, puis de la garde royale.
Il était chevalier de la Légion d'Honneur et de Saint-Ferdinand d'Espagne.
Il épousa en 1827 Françoise-Mathilde Legrand de Boislandry, fille de Damien-Orphée, vicomte de Boislandry, maréchal de camp, gouverneur de Strasbourg, et de Françoise Pollin du Moncel.
Elle mourut à Périgueux le 28 septembre 1855, âgé de 46 ans.
Lui-même mourut à Paris le 16 avril 1861, âgé de 59 ans.
De leur union naquirent :
  a) Armand, né en 1829, décédé à Montardy la même année.
b) Mathilde-Louise-Thérèse, né au même lieu le 9 octobre 1831, et décédée à Paris le 23 août 1911, âgée de 79 ans, sans alliance.
c) Alfred-Thérèse-Armand, marquis Du LAU d'Allemans, né à Montardy le 6 mars 1833.
Il fut officier de mobiles en 1870, attaché à l'état-major du général Le Flo, ministre de la guerre.
Il mourut à Paris le 17 février 1919, âgé de 86 ans, sans alliance, et fut inhumé dans le cimetière de Celles (Dordogne).
d) Camille-Pauline, née à Saint-Germain en Laye en 1836, et décédée en 1837.
e) Marie-Françoise-Mathilde, alias Louise-Mathilde-Marie, née à Paris le 4 février 1840.
Elle épousa le 30 mars 1865 à Paris, Pierre-Marie-Berenger, comte, puis marquis de Nattes, capitaine aux premiers chasseurs d'Afrique.
Elle mourut à l'hôpital de Vendôme, le 23 juillet 1912, âgée de 73 ans, des suites d'un accident d'automobile.
2) Marie-Elisabeth-Thérèse-Hélène, née à Elisabeth-Town en 1804, et décédée le 18 mars 1846, sans alliance.
3) François-Louis-Arthur, qui suit.

XVI) Du LAU François-Louis-Arthur, comte Du LAU d'Allemans, né à Elisabeth-Town le 3 septembre 1806.
Il fut page de la chambre du roi en 1819, sous-lieutenant aux lanciers de la garde royale en 1824, officier d'ordonnance du duc de Raguse en 1830.
Il épousa le 16 mai 1835 Marie-Césarine-Clémence de Durfort-Civrac, fille de Guy-Emeric-Anne, duc de Lorge, et d'Anne-Antoinette-Eléonore de Jaucourt.
Elle mourut au château de Fontpertuis en Sologne, le 6 décembre 1844, âgée de 36 ans.
Il mourut à Paris le 16 avril 1870, âgé de 63 ans. Ils avaient eu :
  1) Thérèse, née en 1838, et décédée à Paris le 25 octobre 1855, âgée de 26 ans.
2) Guy-Armand-Marie-Gaston, qui suit.

XVII) Du LAU Guy-Armand-Marie-Gaston, comte Du LAU d'Allemans.
Il épousa à Paris le 12 juin 1863 Constance-Françoise-Pauline de Suzannet, fille de Louis-Constant-Alexandre, dit le comte de Suzannet, pair de France, et de Pauline-Louise-Marie-Françoise-Elisabeth-Fortunée Piscatory de Vaufreland.
Il est décédé à Paris le 15 juillet 1890, âgé de 50 ans.
Ils eurent pour enfants :
  1) Louise-Marie-Pauline-Thérèse, née à Paris le 22 décembre 1884.
Elle épousa le 4 novembre 1909 à Paris, Anne-Marie-Joseph-François, comte de Gabriel-Thoron.
2) Ludovic-Emmanuel-Armand, qui suit.

XVIII) Du LAU Ludovic-Emmanuel-Armand, comte, puis marquis Du LAU d'Allemans en 1919, à la mort de son oncle, à la mode de Bretagne, Alfred-Thérèse-Armand.
Il fut chevalier de la Légion d'Honneur.
Il épousa le 9 mai 1923 à Paris en l'église Saint-Honoré d'Eylau, Marie-Françoise de Ludre, fille de Frédéric-Louis-Marie-René, marquis de Ludre-Frolois, député de Mortagne, conseiller général de l'Orne, et de Charlotte-Louise-Solange Bianchi. Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, décédé.
2) Henri, qui épousa Hélène de Witt, fille de Serge et de la princesse Marie-Clotilde Napoléon, d'où :
  a) Jean.
b) Alexandrine.
c) Astrid.
3) Hélène.
4) Jacqueline, qui épousa N. Sananès.
5) René.
6) François.
7) Jeanne-Marie.

Branche de CELLETTES :
VII) Du LAU Bernard, écuyer, seigneur de la Vouture et de la Carrelière en 1556.
Il transigea le 28 juin 1556 avec son frère aîné, François, au sujet des successions de leur père, échue, de leur mère, à venir, et de celles de leurs oncles Guillaume, seigneur de Domezac, et d'Elie, curé de sainte-Anne, et de leur soeur Anne.
Il épousa par contrat du 18 mai 1557, passé par Millot, notaire, alias Pierre Cossart, notaire à Bar sur Seine, Anne Le Briseur, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Gergnage en Champagne, sommelier de bouche du roi, et de feue Bénigne de Laurensanne, alias Gabrielle de Richebourg, sa deuxième femme, (alias Anne de Brisseulh, fille de Jacques et de Bénigne de Louveciennes).
Il fut exécuteur testamentaire de son frère aîné en 1562.
Il fit avec sa femme un testament mutuel le 21 mai 1586, à Verteuil, devant Micheau, notaire du comté de La Rochefoucauld. Ils demandaient à être inhumés en l'église de Cellettes, instituaient leur héritier universel Josias, leur fils aîné, et donnaient 1000 écus à leurs soeurs Marthe et Marie quand elles auraient 17 ans, et à Isaac quand il aurait 25 ans, à condition de céder leurs droits à leur frère aîné, plus 50 écus à Marthe et Marie lors de leur mariage.
Il était décédé avant 1588, ayant eu :
  1) Josias, qui suit.
2) Isaac, légataires de leurs père et mère.
3) Marthe, légataires de leurs père et mère.
4) Marie, légataires de leurs père et mère.

VIII) Du LAU Josias, écuyer, seigneur de Cellettes et de la Vouture.
Il épousa par contrat passé devant Marot, notaire à Saint-Jean d'ANGELY, le 7 août 1583, alias 1588, Esther Goumard, alias Joumard, fille de feu Guy, écuyer, seigneur d'Agonnay, et de Jeanne de Mortagne. Elle eut en dot 7333 écus.
Il fut fait écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du prince de Condé en 1596.
Il fut maintenu en sa noblesse par jugement rendu à Saint-Jean d'ANGELY par les délégués pour le régalement des tailles de cette élection, le 11 février 1599.
Le 21 décembre 1614, par le contrat de mariage de leurs fils Isaac avec Esther de Livenne, ils s'obligèrent à payer les sommes de 600 et 1800 livres dues à Gabriel Houlier, sieur de la Pouyade par les parents de la dite Esther. Josias Du LAU paya ces sommes le 25 janvier 1620, devant Gervais, notaire, à Charlotte Laisné, femme de Gabriel Houlier, écuyer, sieur de la Pouyade, conseiller du roi au présidial d'Angoulême.
Il eut pour enfants :
  1) Henri, qui suit.
2) Isaac, écuyer, seigneur de la Vouture, qui épousa par contrat du 21 décembre 1614 Esther de Livenne, fille de Gabriel, écuyer, seigneur de Bouex, et de Suzanne de Sainte-Maure.
Il mourut en 1621, et elle se remaria avec Isaac d'Abzac, chevalier, seigneur de Mayac, ayant eu :
  a) François, chevalier, seigneur de Bouex, Méré et du Breuil, né posthume en 1622.
Sa tutelle fut donnée à sa mère et à Esther Goumard, son aïeule. Les comptes furent rendus en 1642.
Il épousa Marie de La Cropte, par contrat du 18 novembre 1673, fille de Jean-Pierre, chevalier, comte de Boursac, et d'Isabeau Jaubert de Saint-Gelais.
Il mourut sans postérité.

IX) Du LAU Henri, chevalier, seigneur de Cellettes, Champniers (Charente), Chambon (Eymouthiers), etc... gentilhomme de la chambre du roi.
Il épousa en premières noces, par contrat du 6 décembre 1611, passé devant Chardavoine, notaire en Saintonge, Henriette de Pons, fille de feu Jacques, chevalier, baron de Mirambeau, Champniers, etc, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Marie de La Porte. Henri eut 60000 livres de son père et renonça à ses droits en faveur d'Isaac, son frère, et aux biens de ses père et mère dans le comté de La Rochefoucauld, la baronnie de Montignac et la principauté de Marcillac.
Il fut maintenu dans sa noblesse par sentence rendue à Périgueux, le 10 mai 1631, par les commissaires généraux pour la recherche de la noblesse.
Il avait fait hommage au roi pour le château de Champniers le 6 juillet 1624.
Henriette de Pons fit son testament le 8 mai 1636, nommant pour son exécuteur testamentaire Gédéon de Preyssac, seigneur baron de Lisle, son beau-frère. Elle donnait l'usufruit de se biens à son mari et une part dans ses meubles et acquets, la troisième partie de ses biens à celui de leurs enfants qu'il indiquerait et constituait ses héritiers universels, Gabriel, Armand, Henri, Isaac, Philippe, Claude, Julie-Marie, Catherine et Madeleine, leurs enfants.
Devenu veuf, Henri se remaria en secondes noces, par contrat du 9 mai 1646, passé en la maison noble de Chenon, par Amiaud, notaire en Angoumois, avec Elisabeth de Polignac, dame de Saint-Hermine et de Chenon, fille de François, chevalier, seigneur de Fontaines, et de Louise de Lanes.
Henri fit son testament le Ier juin 1654, demandant à être inhumé en la chapelle de Champniers, près de sa première femme. Il donnait à Armand, son second fils, tous ses biens en Angoumois et l'instituait son héritier.
Il confirmait la donation faite par Henriette de Pons à l'un de ses enfants du tiers de tous ses biens, par son testament du 8 mai 1635, et si Armand refusait cette donation, il lui substituait Isaac, leur 3ème fils, et après lui Philippe, le 4ème. Cette donation faite à condition qu'Armand paierait à Gabriel, son frère aîné, 15000 livres pour tous ses droits de succession paternelle et maternelle, et comme il n'était pas capable de gouverner ses biens, il sera tenu de l'entretenir jusqu'à ce qu'il puisse le faire.
Il avait marié son fils Philippe et lui avait donné la seigneurie de Chambon.
Il avait aussi marié feu Claude, sa fille aînée, et elle n'avait plus rien à prétendre.
Il révoquait ses autres testaments entre autre la donation qu'il avait faite de la seigneurie de Champniers à son fils Armand.
Il était mort en 1656.
Il avait eu de son premier mariage :
  1) Gabriel, chevalier, seigneur de Champniers, vivant en 1655.
2) Armand, chevalier, seigneur de Champniers et de Cellettes.
Il fut premier capitaine au régiment de Pons-Infanterie, sergent de bataille en 1643.
Il servit en Catalogne en 1644, et fut lieutenant-colonel au régiment de Saintonge en Catalogne en 1646, maréchal de camp en 1647, colonel du régiment d'Enghien en 1650, gouverneur de Saintes en 1651.
Il était du parti du prince de condé.
Il transigea avec ses frères et soeurs pour les successions de ses père et mère, et le 21 octobre 1654, devant Micheau, notaire de la baronnie de Verteuil, fit un accord avec Elisabeth de Polignac. Il lui promit 1052 livres et lui céda 116 livres à prendre sur les intérêts des sommes dues par François de Polignac, chevalier, seigneur de Fontaine.
Le 10 décembre 1666, avec son frère Philippe, il fut maintenu en sa noblesse par M. de Montozon, subdélégué à Périgueux de l'intendant de Guyenne.
Il épousa par contrat du 30 mai 1655, passé au château de Saint-Seurin, devant Le Boradras, notaire, Sibille Jaubert de Saint-Gelais, fille de feu François, chevalier, seigneur de Saint-Seurin et d'Allemans, et de Suzanne de Raymond. Le 10 septembre 1661, ils cédèrent à Isaac Du LAU et à Sara Salbert, la maison noble de Cellettes, suivant le testament de leur père.
Ils eurent pour enfants :
  a) Suzanne, dame de Champniers et d'Allemans, qui épousa, par contrat du 19 janvier 1675, avec dispense du pape, son cousin Armand Du LAU.
b) Jeanne, qui épousa par contrat du 29 août 1685, passé à Champniers par Gandois, notaire dudit lieu, Pierre-Henri de La Laurencie, chevalier, seigneur de Villeneuve La Comtesse.
3) Henri, légataire de sa mère en 1636. Il demeura sans alliance.
Il semblerait que ce soit lui qui fut inhumé à Cellettes le 4 novembre 1710. Il est dit écuyer, seigneur de Cellettes et de Chambon.
4) Isaac, qui suit.
5) Philippe, qui fera la branche de Chambon.
6) Claude, qui épousa par contrat passé à Champniers le 9 janvier 1630, par Marsillaud, notaire, Gabriel de Lambertie, écuyer, seigneur du Bouchet.
Elle se remaria, par contrat du Ier juin 1643, avec Desse d'Aubusson, baron d'Auriac.
7) Catherine, demoiselle de Chambon.
8) Marie-Julie, demoiselle de Cellettes.
Le 24 janvier 1650, les deux soeurs déclarèrent, devant Marsillaud, juge ordinaire de la baronnie de Champniers, qu'étant sur le point d'entrer comme novices au couvent de Tusson, elles désiraient auparavant être émancipées, ce que leur père leur accorda. elle furent reçues audit couvent le 29 février suivant.
9) Madeleine, qui épousa par contrat du 26 septembre 1599 (?), passé devant Roi, notaire à Villebois, Jean Raymond, écuyer, seigneur du Breuil de Dignac.
Elle fit faire, le 19 mai 1623, un inventaire des effets de leur communauté, et, le 26 août suivant, rendit dénombrement à la vicomté d'Aunay.

X) Du LAU Isaac, chevalier, seigneur de Cellettes, que son frère aîné, Armand, lui avait cédée le 10 septembre 1663.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. d'Aguesseau le 24 février 1667, et avec son fils Jean, par M. Begon le 30 avril 1699. Le 28 mai 1671, il reçut transport de diverses créances de son frère Philippe.
Il épousa par contrat du 23, alias 27 septembre 1659, passé au logis du Breuil, paroisse de Villars (Charente), par Tallebot, notaire, Sara Salbert, fille de Zacharie, écuyer, seigneur de Soulignonne, et de Léa de Bessay.
Le 26 juin 1697, il fit donation à son fils Jean. Ils eurent pour enfants :
  1) Jean, qui suit.
2) Henri, enseigne des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis en 1726.
Il avait épousé Marie-Anne Poirel de La Niorderie, et en était veuf lorsqu'il fut inhumé à Saint-Barthélémy de La Rochelle, le 10 mai 1758, âgé de 88 ans, en présence de N. Du LAU de l'Agebâton, son petit-neveu.
3) Louis, écuyer, seigneur de la Court de Cellettes.
Il épousa Claude de Livenne, fille de René, écuyer, seigneur de la Motte-Saint-Genis, et de Marie-Anne de Livenne.
Jean de Livenne, son frère, lui donna la nue propriété de ses biens, mais Louis Du LAU et Claude de Livenne la cédèrent à Françoise-Julie Horric, sa veuve, par acte du 18 août 1718.
Le 21 juillet 1727, ils firent un arrentement à Isaac-François Faure, sieur de Grandmaison, et à Louise Couronneau, sa femme, de tout ce qu'ils possédaient à Villognon, fonds et domaines, pour 400 livres de rente seconde, annuelle, amortissable au capital de 8000 livres, un mois après le décès du dernier mourant des cédants (Jeheu, notaire à Angoulême).
Claude de Livenne fit son testament devant Caillaud, notaire à Angoulême, les 7 et 10 avril 1739, élisant sa sépulture en l'église Saint-Martial d'Angoulême et fondant des messes à y célébrer. Elle léguait 1000 livres, une fois payées, à Claude Du LAU, fille de M. de Lagebâton, sa filleule, et pareille somme à autre Claude Du LAU, fille de M. Du LAU de Bécoiseau, son autre filleule. Elle déclarait en outre "comme étant une surprise des plus noires" l'acte sous seings privés passé entre elle et son mari, faussement fabriqué par Gaston du Cladier et son fils, le 4 novembre 1731, les dits sieur et dame Du LAU n'ayant jamais eu l'intention de les favoriser.
Ils étaient tous les deux décédés avant la date du Ier juin 1739, date de l'inventaire de leurs successions à la requête de Philippe Du LAU, écuyer, seigneur de Lagebâton, Armand Du LAU, écuyer, sieur de Bécoiseau, Louis Du LAU, sieur de Soulignonne, Pierre Du LAU, sieur de Lage, en son nom, et en celui de Jean Du LAU, sieur de la Portardière, Henri Du LAU, sieur de Beaumont, Sibille et Marie Du LAU, Jean Du LAU, sieur du Breuil, et Renée, Marguerite et Anne Du LAU, devant Caillaud, notaire à Angoulême.
Le 5 août 1739, devant le même notaire, Jean du Cladier, chevalier, seigneur de Villejésus exerçant les droits de Marie de Livenne, sa femme, et ceux du sieur du Treuil de Beaulieu, et de Marie-Angélique de Livenne, soeurs et seules héritières de leur cousine germaine Claude de Livenne, veuve de Louis Du LAU, l'un et l'autre décédés en avril, transigea avec les précédents nommés au sujet de l'acte du Ier juin 1739.
4) Julie. Vivante en 1681.
5) Marie. Vivante en 1681.

XI) Du LAU Jean, chevalier, seigneur de la Brangerie, Cellettes et l'Age-Bâton (Saint-Projet), épousa, par contrat du 7 juin 1688, passé au lieu noble de l'Age-Bâton, devant Langlard, notaire, Anne Pasquet, veuve de Charles Odet, écuyer, seigneur de l'Age-Bâton et des Ombrais, et fille de feu Henri, sieur de l'Age-Bâton, et de Madeleine de Morel. Le futur était héritier universel de ses père et mère, à condition de donner à Julie, Marie, Henri et Louis, ses cadets, une somme, non indiquée.
Il rendit hommage le dernier jour de février 1699, au nom de sa femme, pour l'Age-Bâton, au duc de La Rochefoucauld.
Il fut maintenu en sa noblesse le 30 avril suivant, avec son père, par M. Begon.
Le 10 avril 1706, Madeleine de Morel, mère d'Anne Pasquet, sa fille aînée, leur vendit, devant Gauvry, notaire à l'Age-Bâton, les lieux de l'Age-Bâton, à elle échue par partage du 30 mai 1686, moyennant 700 livres.
Jean était décédé avant le contrat de mariage de son fils Jean, le 8 mai 1740.
De son union avec Anne Pasquet naquirent :
  1) Philippe, qui suit.
2) Armand, chevalier, seigneur de Maillou-Lage et de Bécoiseau, lieutenant de cavalerie dans le régiment d'Ecoyeux.
Il épousa, par contrat du 9 mars 1724, passé en la maison de Bécoiseau, paroisse de Juillé, devant Nivaud et Mondion, notaires, Marie Engaigne, veuve de Jean de Chamborand, chevalier, seigneur du Peugelier, et fille de Jean, seigneur de Bécoiseau, avocat en parlement, et de Jeanne Lériget.
Ils eurent :
  a) Claude, qui eut 1000 livres par le testament de Claude de Livenne, sa tante et marraine, le 7 avril 1739.
b) Jean, écuyer, seigneur de Maillou, qui épousa peut-être Marie-Anne-Victoire Jyanin-Dumazet, d'où :
  b1) Louis-Fernand, comte Du LAU, né à Cellettes en 1829, et qui mourut à l'Age-Bâton, (qu'il avait hérité de son cousin Philippe), le 3 août 1900, sans postérité de son mariage avec Louise-Augustine-Léonie de Meyjoussinas-Durepaire, fille de Pierre-Alain et d'Emilie Durocher des Faveries, décédée à l'Age-Bâton le 25 juillet 1901.
3) Pierre, écuyer, seigneur de la Brangerie et de Lage.
Il fut nommé lieutenant de la compagnie de Terrasson du bataillon de milice de la généralité de Limoges.
Il épousa par contrat du 20 juin 1740, passé par Mouron, au bout du grand pont de Mansle, Jeanne André, veuve d'Henri Ory, procureur fiscal de la châtellenie de Mansle.
Il est dit décédé dans le contrat de mariage de son fils André, alias Henri, chevalier, seigneur de Lage, le 9 avril 1768.
Il eut au moins pour enfants :
  a) André, alias Henri, né à Cellettes le 21 août 1742.
Il épousa le 9 avril 1768, Jeanne de Lord, fille de Pierre, marchand au bourg de Ligné, et de Marie Sarrazin.
Par ce contrat, ils reconnaissaient leurs enfants naturels Henri et Marie, et les légitimaient.
  a1) Henri, né le 21 octobre 1764, et baptisé le même jour dans l'église Saint-Saturnin de Cellettes.
a2) Marie, âgée de 11 mois lors du mariage de ses parents.
a3) Jean, décédé le 13 mai 1779, âgé d'environ 9 ans.
a4) Louis, né le 30 janvier 1777.
a5) Jean, né le 13 juillet 1780.
a6) Marie, décédée le 12 octobre 1782, âgée d'environ 7 ans.
4) Jean, écuyer, seigneur de la Pontardière.
Il épousa par contrat du 8 mai 1740, devant Decoux, notaire à Anais, Marie de La Brunelière, fille de feu François et de Marie Talleyrand de Grignols, et veuve de Jean Naulain, seigneur de Bellegarde. Il eut 3000 livres payables en 4 ans par son frère pour la succession de son père et renonça au reste en faveur de son frère.
5) Marie, baptisée à Anais le 17 juillet 1692.
6) Henri, né le 7 décembre 1694.
7) François-Louis (d'après Woelmont), écuyer, seigneur de Soulignonne.
Il épousa le 18 mai 1759 (Juzaux, notaire), Jeanne de Fornel, fille de Jacques, seigneur de la Grelière, capitaine au régiment de l'Isle de France, et de Marie Virouleau. (Note envoyée par MR Antoine DORCIER).
Ils eurent :
  a) Armand-Louis, chevalier, seigneur de Soulignonne et des Bournis (Yvrac).
Il fut représenté à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois en 1789.
Il épousa Marie-Agathe Du LAU, fille de Louis et de Jeanne Garnier de La Davinière.
Elle mourut en 1829, veuve, et sans postérité.
b) Nicolas-Maurive, comte Du LAU, chevalier, ancien capitaine au régiment d'Aunis-Infanterie.
Il épousa vers 1788, Thérèse de Vassoigne, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Bréchinie, et de Marie-Claude Prévost de Londigny, dont il eut :
  b1) Pierre-Maurice, comte Du LAU, né à Grassac, le 12 janvier 1789. Ancien colonel de gendarmerie, officier de la Légion d'Honneur, il épousa en 1837 Marie-Françoise-Charlotte-Théodosie de Fougères, fille de Félix, marquis de Fougères, lieutenant-colonel d'infanterie, ancien consul de France à Baltimore en 1816.
Elle décéda à Montmorillon le 4 septembre 1873, âgée de 64 ans.
Pierre-Maurice mourut à Angoulême, le 15 mars 1875, sans postérité.

XII) Du LAU Philippe, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton, Siguret, Soulignonne.
Il fut brigadier des gardes de la marine à Rochefort.
Il épousa par contrat du 26 janvier 1726, passé au château de Vaux, par Comte, notaire, Marie de Montalembert, fille puînée de Pierre, chevalier, seigneur de Vaux et de Plessac, et de Françoise-Angélique Poussard. Il eut en dot l'Age-Bâton, le fief de Rignac (La Rochette), et Soulignonne, à condition de payer, à la mort de ses père et mère, 3000 livres à l'un de ses cadets. La future eut 15000 livres.
Le 21 juin 1743, il partagea avec Jeanne de Montalembert, sa belle-soeur, devant de Paris, notaire à Saint-Maixent, la succession de Françoise-Angélique Poussard, sa belle-mère.
Il eut pour enfants :
  1) Marie-Anne, née le 27 et baptisée à Cellettes le 28 août 1729.
2) Marie-Julie, baptisée le 29 août 1730 à Cellettes.
Elle fut religueuse hospitalière à La Rochefoucauld.
3) Jeanne-Claude, baptisée à Cellettes le 19 mars 1732.
Elle épousa vers 1764 Pierre Delage de Luget, trésorier de France au bureau des finances.
4) Louis, qui suit.
5) Marie, baptisée le Ier octobre 1733, à Cellettes.
6) Jeanne, baptisée le 26 février 1735 à Cellettes.
7) autre Jeanne, baptisée le 2 février 1736, à Cellettes.

XIII) Du LAU Louis, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton, Soulignonne et Montgoumard (Bunzac), du chef de sa femme.
Il fut garde-marine en 1756, puis enseigne et lieutenant des vaisseaux du roi.
Il passa au service de terre en 1771 avec le grade de major d'infanterie.
Il était chevalier de Saint-Louis.
Il épousa par contrat du 19 mars 1767, passé par Juzaud, (notaire à La Rochefoucauld), Françoise-Jeanne Garnier de La Davinière, fille de Jean, chevalier, seigneur de la Davinière, et de feue Suzanne Thomas de Montgoumard. (Note envoyée par Mr Antoine DORCIER).
Elle mourut le 31 juillet 1806, et Louis le 3 janvier 1816.
Ils avaient eu pour enfants :
  1) Henri, qui fit ses preuves pour les Ecoles Militaires.
Il mourut sans alliance.
2) Jean-Baptiste-Alexis, né à Montgoumard le 31 décembre 1767, et baptisé le même jour en l'église de Bunzac.
Il mourut le 19 janvier 1769.
3) Philippe, qui suit.
4) Marie-Sophie, née à Montgoumard et baptisée le même jour, le Ier avril 1770.
Elle épousa le 5 mai 1790 Pierre François de Champagnac de La Jaunie, chevalier, fils de Jean François, seigneur de la Jaunie, et de Marie Françoise de Tessières.
Elle mourut à Angoulême le 8 août 1850.
5) Marie-Agathe, née et baptisée à Montgoumard, le 13 avril 1772.
Elle épousa son cousin Armand-Louis Du LAU de Soulignonne.
6) Jeanne-Henriette-Joséphine, née le 20 mai 1773.
Elle épousa en 1801 Jean-Jacques-Abraham de Livron, et mourut en 1829.
7) peut-être aussi Louis, comte Du LAU, seigneur de l'Age-Bâton, né en 1763 (?), qui épousa Françoise-Céleste Garnier, fille d'André, écuyer, seigneur de la Boissière, et de Françoise de Salignac.

XIV) Du LAU Philippe, chevalier, seigneur de l'Age-Bâton et de Montgoumard, né le 14 mars 1774, et baptisé le lendemain en l'église Saint-Symphorien de Bunzac.
Il fit ses preuves pour les Ecoles Militaires le 31 août 1784, devant d'Hozier.
Il émigra et à son retour en France, fut conseiller général de la Charente.
Il épousa à Bordeaux, Marie-Antoinette-Adélaïde (dite Anaïs) du Boullet, fille de Gabriel, écuyer, seigneur de la Broue, capitaine d'infanterie à Sainte-Lucie (Antilles), et d'Angélique Shallue. Elle était veuve en secondes noces d'Elie-Florent Pasquet de La Revanchère.
Philippe mourut à Angoulême le 13 avril 1839, instituant pour son héritier universel, son cousin, Louis Du LAU du Breuil.
Sa veuve décéda le 20 avril 1887.
Ils avaient eu un fils unique, mort jeune, avant son père.

Branche des ECUYERS :
VIII) Du LAU Jean, écuyer, seigneur des Ecuyers, en Périgord, des Champs et de Landrodie (Landraudie, Gardes - Charente).
Il était légataire de son père le 6 février 1562.
Il transigea avec Gaston, son frère aîné, le 11 juillet 1567.
Il épousa par contrat du 5 octobre 1579, Marie de La Rochefoucauld, fille de Jean-François, comte de La Rochefoucauld et de Roucy, prince de Marcillac, seigneur de Verteuil, chevalier de l'ordre du Roi, gouverneur et lieutenant général en Champagne, et de Charlotte de Roye, sa première femme. Elle eut en dot 10000 livres dont son frère François s'obligea à payer la moitié et de prendre l'autre moitié à ses autres frères et soeurs.
Jean ne vivait plus à la date du 7 décembre 1625, ayant eu pour enfants :
  1) François, qui suit.
2) Jean, qui fera la branche de Landraudie.
3) autre François, chevalier, seigneur des Champs, et du Breuil, gouverneur de Marthon.
Il épousa par contrat du 29 avril 1634, passé au château de La Rochefoucauld, Claire-Esther de Hautmont, fille de feu Moïse, chevalier, et de Judith de La Porte.
Ils eurent :
  a) Catherine, qui épousa en premières noces le 11 janvier 1657 Joseph de Lambertie, écuyer, seigneur du Bois.
Il fut tué au siège de Chirac.
Elle épousa alors en secondes noces le 9 octobre 1662 Jacques Gourdin, écuyer, seigneur de Puygibaud et du Breuil.
4) Madeleine, qui épousa Jean Raymond.

IX) Du LAU François, écuyer, seigneur du Breuil et des Champs, gentilhomme ordinaire du duc de La Rochefoucauld, gouverneur de Marthon.
Il épousa par contrat du 18 octobre 1638 Jeanne Thomas, fille de Michel, seigneur de Puyriaud, et de Jeanne Chapiteau.
Elle eut en dot la métairie du Maine Gautier, paroisse de Marthon, et celle de Boueix, dans l'enclave de la Feuillade.
Il ne vivait plus en 1675, et avait eu :
  1) Jean, écuyer, seigneur du Breuil, du Buis et du Maine Gautier.
Il fut maintenu en sa noblesse par M. Rouillé le 19 septembre 1704.
Il avait épousé par contrat du 18 septembre 1674 Isabeau Chauvet, fille de Claude, chevalier, seigneur de Fredaigne, et de Suzanne de Roffignac, et veuve de Salomon Chapiteau, écuyer, seigneur de Rémondias.
Il mourut le 30 août 1725.
De leur union naquirent :
  a) Jean, écuyer, seigneur de Bouex, sans alliance.
2) Laurent, qui suit.
3) Jeanne, baptisée à Marthon le Ier janvier 1640.
Elle épousa par contrat du 15 juin 1665 François du Reclus, écuyer, seigneur du Breuil, et de Puyfeteau, veuf de Françoise Chauvet.
4) Marie, baptisée à Marthon le 15 novembre 1643.
5) Michel, baptisé à Marthon le 6 février 1648.

X) Du LAU Laurent, seigneur du Breuil, du Maine Gautier et de Bourchemin.
Il épousa par contrat du 2 mai 1675, passé à Paris, Madeleine de Bourchemin, fille de François, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Madeleine de Guiton.
Ils eurent :
  1) Louis-Laurent, qui suit.
2) Bernard-François, seigneur du Breuil, capitaine de cavalerie, maréchal des logis des gendarmes Dauphin, en 1726.
Le 27 mai 1730, en son nom, et en celui de son frère et de sa soeur, il transigea, devant Jeheu, notaire à Angoulême, avec François du Reclus, écuyer, prêtre, chantre de la cathédrale d'Angoulême, pour lui et pour Laurent du Reclus, écuyer, seigneur du Breuil, et Catherine du Reclus, ses frère et soeur, au sujet de la succession de leur oncle, Jean Du LAU, sieur des Buis, décédé le 30 septembre 1725.
Il mourut sans alliance.
3) Marie-Geneviève, qui, le 27 mai 1730, était veuve de Pierre de Trudelle, écuyer, seigneur de Chantemarne.

XI) Du LAU Louis-Laurent, écuyer, seigneur de Bourchemin, baron Du LAU.
Il servit depuis 1692, deux ans comme garde marine, puis comme enseigne et lieutenant dans le régiment de Sourches, douze ans en qualité de gendarme, de brigadier, de maréchal de camp et sous-aide major de la gendarmerie, suivant certificat de M. d'Auger, major de la gendarmerie, du 25 mars 1713.
Il fut chevalier de Saint-Louis du 15 décembre 1710.
Etant sous-aide major, il obtint la commission de maréchal de camp de cavalerie, le Ier décembre 1718, et eut une pension de 800 livres sur l'Ordre de Saint-Louis, par lettre du 28 juin 1729.
Il épousa par contrat du 14 mars 1726, Bonne-Françoise d'Ingelgen, fille d'Henri-Guillaume, chevalier, conseiller au parlement de Metz, et d'Anne de Boucault.
Ils eurent :
  1) Armand-Louis-Joseph, baptisé au Mans le 25 août 1730.
Il fut reçu page du duc d'Orléans en juin 1745.
Il fut capitaine de cavalerie au régiment de Royal-Cravates, et chevalier de Saint-Louis en 1771.
Il assista à l'assemblée de la noblesse de la province du Maine en 1789 et émigra à Jersey en 1791.

Branche de la COSTE :
X) Du LAU Jean, écuyer, seigneur de Saugnac et de la Coste.
Il transigea avec ses frères, le 8 mai 1643, au sujet de la succession de leur père et leur mère, et fut maintenu en sa noblesse, avec ses frères, par les commissaires généraux départis pour le règlement des tailles en Guyenne le 2 mai 1635, et le 10 décembre 1666, par le sieur de Montozon, subdélégué de l'intendant de Guyenne.
Il avait épousé, par contrat du 9 novembre 1638, Eléonore de Beauchamp, dame de Cherbonnières, fille de feu Hélie, écuyer, seigneur de Grandfief, et d'Antoinette Chesnel.
Il vivait encore en 1686.
Ils eurent pour enfants :
  1) Armand, qui suit.
2) Louise, qui épousa par contrat de 1669, François de Raymond, chevalier, seigneur d'Aulagne.
3) Sibille, qui épousa par contrat du 28 janvier 1674, François-Sicaire Amelin, chevalier, seigneur d'Estourneau.

XI) Du LAU Armand, chevalier, seigneur de la Coste.
Il épousa par contrat du 19 août 1670, alias 1673, devant Audebert, notaire à Périgueux, Marie Gerbaud, dame de la Martinière, fille de feu Joseph, sieur de la Girardie, conseiller du roi, assesseur de la maréchaussée de Périgueux, et de Marie Mallet.
Ils firent leur testament le 23 octobre 1686, à la Coste, devant Chabrier, notaire à Bourdeille, en présence de son père. Ce testament fut ouvert le 19 janvier 1688, à la requête de sa veuve. Il instituait leur fils aîné, Isaac, leur héritier et lui substituait Jean-Armand et Bernard, leurs autres enfants. Marie Gerbaud fit un nouveau testament le 19 août 1699.
Elle mourut le même jour, âgée de 64 ans et fut inhumée en l'église Saint-Sulpice, en présence d'Armand, chevalier, seigneur de la Coste, page en la Grande Ecurie, et de Bernard, ses fils.
De leur union étaient nés :
  1) Isaac, chevalier, capitaine de cavalerie, mort en 1691, alias 1696.
2) Jean-Armand, qui suit.
3) Bernard, chevalier, seigneur de la Coste, mort en 1703.
4) Marie, décédée en 1691.
5) Suzanne, qui épousa par contrat du 13 juin 1701, Alexis de Fayard, écuyer, seigneur des Combes.

XII) Du LAU Jean-Armand, chevalier, seigneur de la Coste.
Il naquit le 30 mars et fut baptisé le Ier avril 1683, à Saint-Sylvain de Périgueux.
Il eut pour parrain et marraine Isaac et Marie Du LAU, ses frère et soeur.
Il fit ses preuves pour la Grande Ecurie et y était page en 1699, lors de la mort de sa mère.
Il épousa par contrat du 7 décembre 1700, avec dispense du pape, sa cousine, Marie-Sibille Du LAU, fille d'Armand, chevalier, seigneur d'Allemans, et de Suzanne Du LAU.
Il testa le 9 novembre 1729, et portait le titre de marquis d'Allemans.
Il mourut dans la nuit du 7 au 8 janvier 1752.
Ils avaient eu 11 enfants :
  1) Armand, qui suit.
2) Jean-Armand, religieux à Chamillade en 1729. C'est probablement lui qui, nommé abbé d'Allemans, docteur en théologie, fut curé de Saint-Sulpice de Paris de 1748 à 1777.
Il fut nommé à l'abbaye de Corneville, ordre de Saint-Augustin, diocèse de Rouen, le 4 juin 1764.
3) Jean, dit l'abbé Du LAU en 1729, grand vicaire du diocèse de Pamiers en 1737.
4) Claude-Louis, chevalier de Malte en 1729, tué en 1732.
5) Jean-Louis, dit l'abbé de la Coste, abbé de Saint-Romain de Blaye, ordre de Saint-Augustin, vicaire général de Meaux, évêque de Digne le 20 octobre 1742.
Il mourut à Paris le 15 septembre 1746, âgé de 33 ans.
6) Philippe, chevalier de Malte, dit le chevalier de la Roche.
Il mourut sur les vaisseaux de la religion en 1734.
7) Suzanne, religieuse à Leymé en 1729.
8) Sibille-Marie, mariée, le 4 février 1729, avec Henri de Foucauld de Pontbriand, chevalier, seigneur de Lascoux.
9) Antoinette-Julie, morte en 1732, sans alliance.
10) Marie, morte en 1729.
11) autre Suzanne, qui épousa par contrat du 27 avril 1741, passé devant Lavaré, notaire à Périgueux, Pierre-Joseph Chevalier de Cablanc, chevalier, seigneur de Cablanc, etc...

XIII) Du LAU Armand, chevalier, seigneur de la Coste, de Savignac et de la Roche.
Il épousa par contrat du 28 mai 1733 Françoise de Salleton, fille de Jean-François, seigneur de la Borie et des Ysars, et de Marie de Giry.
Ils eurent :
  1) Jeanne-Marie, née le 20 janvier 1736.
Elle épousa en premières noces Jean-François, comte de la Rue de Lannoys, chevalier de Saint-Louis, lieutenant aux gardes françaises avec brevet de colonel, par contrat du 21 février, signé par Leurs Majestés, et célébration du 10 mars 1762; et en secondes noces à Saint-Sulpice de Paris, le 12 mai 1778, son parent Henri Du LAU d'Allemans, chevalier, seigneur de Montardy, Coutures, Celles, etc.
2) Jean-Baptiste, qui suit.
3) Jean-Marie l'Evangéliste, dit l'abbé Du LAU, né le 30 octobre 1738.
Il fut agent général du clergé pour la province de Bordeaux, le 23 mars 1770, et fut nommé à l'abbaye d'Yvry, OSB, diocèse d'Evreux, le 27 mai 1774, et archevêque d'Arles le 3 mars 1775.
Il fut sacré le Ier octobre suivant.
Député du clergé de la sénéchaussée d'Arles aux Etats Généraux de 1789.
Il fut massacré aux Carmes de Paris dans la nuit du 2 au 3 septembre 1792.
4) et 5) deux autres filles mortes jeunes. (Woelmont dit que deux fils et une fille moururent jeunes).

XIV) Du LAU Jean-Baptiste, comte Du LAU, chevalier, seigneur de la Coste, la Roussière, etc.. né le 15 juin 1737.
Il fut mousquetaire en 1752, et nommé lieutenant au régiment du roi-infanterie en 1753.
Le Roi lui accorda en 1754 une expectative pour être colonel dans les grenadiers de France.
Nommé colonel du régiment des grenadiers de France le 6 octobre 1759.
Il fut fait prisonnier à l'affaire du 24 juin 1762, près de Cassel.
Il était chevalier de Saint-Louis en 1770, reçu chevalier de Saint-Lazare le 15 juillet 1784, maréchal de camp, gentilhomme d'honneur de Monsieur.
Inspecteur d'infanterie et commandeur de Saint-Louis, de Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint-Lazare, il vota pour les Etats-Généraux de 1789.
Il fut nommé lieutenant général et grand Croix de Saint-Louis en 1814.
Il resta sans alliance.

Branche de CHAMBON :
X) Du LAU Philippe, écuyer, seigneur de Chambon (Eymouthiers), de Cellettes et de Puyfaud.
Il fut maintenu en sa noblesse avec son frère Armand, le 10 décembre 1666, par M. de Montozon, subdélégué à Périgueux de l'intendant de Guyenne.
Il se maria trois fois. En premières noces, par contrat du 29 août 1652, passé au château d'Oriac, sénéchaussée de Montmorillon, par Dalesme, notaire, avec Anne de Rieublanc, fille de feu Blaise, seigneur de Saint-Junien, et d'Anne d'Aubusson.
Le 26 septembre 1658, elle devait être décédée car un inventaire était fait de leurs biens.
Il épousa en secondes noces le 9 septembre 1660, par contrat passé à Vilhonneur, par Jean Restier, notaire en Angoumois, avec Anne du Saud (alias Dussaud), fille d'Antoine, écuyer, seigneur de Villars et de Vilhonneur, et de feue Jeanne Bouchard d'Aubeterre.
Il épousa ensuite en troisièmes noces, par contrat du 23 septembre 1669, passé au bourg de Mansle, par Isaac Couste, notaire en Angoumois, Marie de Grimouard, fille de feu Jacques, écuyer, seigneur de la Bosdie, conseiller du roi, et de Marthe Briand. Marie Briand, veuve d'Elie de Cescaud, sa tante, lui donna 3000 livres et tous ses meubles.
Le 26 mai 1674, administrateur de ses enfants et d'Anne de Rieublanc, sa premières femme, il transigea avec Léonard de Rieublanc, sieur du Bos, son beau-frère. Blaise, leur père, avait doté sa fille Anne, par son testament du 18 mai 1652, de 20000 livres et de 500 livres d'habits, à condition qu'elle renonce à la succession de ses parents en faveur de Léonard.
Le 24 mai 1671, comme tuteur de Marie et de Gabrielle, ses filles et d'Anne Dussaud, il avait composé avec Jean Dussaud, écuyer, seigneur de Vilhonneur, au sujet des charges grèvant la succession de feu Jean Dussaud et d'Anne Bouchard d'Aubeterre, devant Jeheu, notaire à Angoulême, et il transigea à nouveau avec lui, le 7 juin 1686, devant le même notaire.
Il transigea sur procès, toujours devant le même notaire, le 14 mai 1686, avec Armand Du LAU, écuyer, seigneur de Saint-Junien, son fils aîné, et Gabrielle Du LAU, femme de Jean Chamborant, chevalier, seigneur du Boucheron, sa fille.
Il décéda le 9 mars 1693. Le 20 juin 1693, Marie Grimouard, veuve, transigea devant Jeheu, notaire à Angoulême, comme tutrice de ses enfants, avec Armand Du LAU, fils du Ier lit, et lui abandonna, et à Gabrielle sa soeur, la maison et seigneurie de Chambon, fiefs et arrière-fiefs en dépendant moyennant quoi ils la déchargèrent de la somme de 15000 livres à lui échue par la mort d'Anne de Rieublanc, sa mère, et de celle de 1000 livres à laquelle Gabrielle, sa soeur du second lit, avait été taxée. Elle fit son testament le 24 avril 1714, devant le même notaire.
Philippe avait eu de son premier mariage :
  1) Armand, qui suit.
2) Gabrielle, qui épousa François (Jean) de Chamborant, chevalier, seigneur du Boucheron, par contrat du 31 janvier 1682, passé par Bounisseau, notaire à Saint-Amand de Boixe.
Elle renonça à la succession de sa mère et de défunts Sibille, Henri et Jean Du LAU, ses frères et soeur.
3) Sibille.
4) Henri.
5) Jean. Ils nommés dans le contrat ci-dessus, et décédés à cette époque.
Philippe eut de son second mariage :
6) autre Gabrielle, qui, le 20 février 1694, transigea devant Jeheu, notaire à Angoulême, étant majeure et pensionnaire à l'abbaye de Saint-Ausonne d'Angoulême, avec Marie Grimouard, au sujet de l'administration des personnes et biens de la dite Gabrielle, fille de Philippe Du LAU et d'Anne Dussaud, sa seconde femme, pendant sa minorité.
Elle était religieuse en cette abbaye le 28 mai 1636.
7) Marie.
8) autre Gabrielle, religieuse à Saint-Jean d'ANGELY.
Philippe eut de son troisième mariage :
9) Henri, qui fera la branche cadette de Cellettes.
10) Anne, baptisée à Cellettes le 28 septembre 1672.
11) Julie, baptisée à Cellettes le 16 mai 1673.
12) Auguste, baptisé à Cellettes le 17 mai 1673.
13) Woelmont lui donne un autre fils, mort au berceau.

XI) Du LAU Armand, chevalier, seigneur de Chambon, Saint-Junien, Nanteuil (Dordogne).
Il épousa par contrat du 6 mars 1678 Thérèse de Lage, fille de François et de Françoise Thomas, devant Bouthin, notaire.
Il était décédé avant le 4 août 1726, laissant :
  1) Jean-Joseph.
2) Pierre-Henri.
3) Gabrielle, baptisée à Eymouthiers le 23 janvier 1682. Elle fut religieuse.
4) Suzanne, qui épousa en 1728 François de Maumont, écuyer, seigneur des Grangilles.
5) Thérèse.
6) Rose.
7) Henri, qui suit.

XII) Du LAU Henri, chevalier, seigneur de Chambon, Nanteuil, Mandeville.
Il naquit le 25 décembre 1698, et fut baptisé le 12 février suivant à Eymouthiers.
Il épousa par contrat du 4 août 1726, passé à Bourzac, paroisse de Nanteuil, par du Verrier et Dexant, notaires, Anne de Ribeyreys, demoiselle de Cintrac, fille de Charles-Guillaume, chevalier, seigneur de Ribeyreys et de Cintrac, et de Marguerite de Lamberterie. Elle eut en dot tous les meubles et immeubles de ses père et mère qui s'en réservèrent l'usufruit. Ils recevraient chez eux les futurs, sinon leur donneraient la jouissance des domaines de Cintrac.
De leur union naquirent :
  1) Thérèse.
2) Suzanne.
3) Anne.
4) Armand-Joseph, qui suit.
5) Henriette, baptisée le 14 août 1739, qui épousa François de Chauveron, chevalier, seigneur de Saint-Séverin de Pavancelles, major de cavalerie.
6) Jean-Jacques-Armand, né à Eymouthiers le 30 décembre 1738, alias 26 août 1748, sous-lieutenant au régiment de Normandie en 1767, lieutenant en 1774, capitaine d'infanterie en 1777, capitaine de dragons en 1780, attaché au régiment de Monsieur Dragons, mestre de camp en second du régiment de Champagne en 1784, chevalier de Saint-Louis en 1785.
Il mourut en émigration, sans postérité.

XIII) Du LAU Armand-Joseph, chevalier, seigneur de Chambon, ondoyé le 22 juillet 1733.
Il reçut les compléments de cérémonies du baptème le 12 avril 1735 à Eymouthiers.
Il fut lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie en 1754, capitaine au même régiment en 1756, lieutenant-colonel au régiment de Soissonnais et chevalier de Saint-Louis en 1768, brigadier des armées du roi le Ier mars 1780, maréchal des camps et armées du roi en 1784.
Il épousa en premières noces, par contrat du 4 décembre 1754, passé au château d'Eschoisy par Delafont et Mouron, notaires en Angoumois, Marie-Madeleine-Marguerite-Suzanne-Charlotte de Lesmerie d'Eschoisy, fille de Jean-Jacques, chevalier, seigneur comte d'Eschoisy, Luxé, Juillé, etc...lieutenant du roi en la province d'Angoumois, et de feue Marie-Françoise-Suzanne-Louise de Vandé, demeurant au château d'Eschoisy, paroisse de Celletes. La future eut en dot les biens échus de sa mère. Elle mourut le 7 avril 1767.
Il épousa en secondes noces en 1770, Augustine-Jeanne Lhoste de Beaulieu, fille de Marie-Antoine-Léonor, écuyer, seigneur de Beaulieu, maître des comptes à Paris, et de Jeanne-Marguerite Le Comte.
Il eut de son premier mariage :
  1) Jean-Jacques, né le 6 août 1755. Il fut sous-lieutenant au régiment de Normandie en 1778, et mourut sans alliance.
2) Claudine-Césarine-Marie, née le 28 septembre 1756 et baptisée le 29 à Eymouthiers.
Elle fit ses preuves pour Saint-Cyr et fut reçue le 12 septembre 1768.
Elle épousa par contrat du 2 juin 1782, signé à Versailles par Leurs Majestés et la famille royale, Jean-Baptiste d'Eliney d'Elva, maréchal de camp.
3) Jean-Joseph-Philippe-Jacques, né le 11 août 1757.
4) François-Armand, né le 22 juillet 1758.
5) Jean-Armand-François, né le 31 août 1759.
6) Jean, né le 6 février 1762.
7) Henri-Gaston, né le 17 juillet 1764.
8) Jean-Gaston-Joseph, né et décédé en 1766.
Il eut ensuite de son second mariage :
9) Antoine-Charles, né à Paris le 27 mai 1771.
10) Adélaïde-Jeanne, née en 1772. Elle fut chanoinesse du chapitre noble de l'Argentière.
11) Adélaïde-Anne-Philippine. Elle fut aussi chanoinesse de l'Argentière, et fut mariée en 1796, avec Jean Du LAU de Cellettes.
12) Antoinette-Jeanne-Pauline, née à Paris le 25 novembre 1776. C'est peut-être la même que Mme Du LAU de La Trille, chanoinesse de l'ordre de Malte en l'abbaye de Saint-Antoine de Viennois, en 1789.
13) Agathe-Emilie, née à Paris le 20 décembre 1779, chanoinesse du chapitre de l'Argentière en 1789.

Branche cadette de CELLETTES :
XI) Du LAU Henri, écuyer, seigneur de Chambon et de Cellettes.
Il épousa par contrat du 29 juillet 1701, passé à la Faurie (Rioux-Martin), par Hilaire, notaire, Isabelle du Cladier, fille de feu Jean, écuyer, seigneur de Neuville, et de feue Marthe de Grimouard. Marie de Grimouard, mère du futur, l'institua héritier de tous ses biens à condition de donner à Anne et Julie, ses soeurs, à chacune 15000 livres, et si la dite dame se sépare de son fils, il lui versera une rente de 200 livres et la laissera jouir de la métairie de Vérrine. Françoise de Grimouard donnait à son neveu le tiers de ses biens et lui payera une rente de 75 livres.
Le 23 mai 1733, étant veuf, il faisait une constitution dotale de 3000 livres au profit de Marie-Thérèse, sa fille, sur le point d'entrer dans la communauté des soeurs de l'Hôtel-Dieu de Notre-Dame des Anges d'Angoulême.
De leur union naquirent :
  1) Armand-Joseph, baptisé à Cellettes le 13 février 1703.
2) Marie-Thérèse, née le 29 juin et baptisée le Ier juillet 1704.
Elle fit ses preuves pour entrer à Saint-Cyr, et le 23 mai 1733, entrait aux Hospitalières d'Angoulême. Elle en était supérieure le 16 mai 1750.
3) Henri-Gaston, chevalier, seigneur de Cellettes, né le 30 septembre 1705.
Il fut capitaine de grenadiers, chevalier de Saint-Louis.
Il fut blessé au siège de Berg-op-Zoom en 1747, et à la bataille de Clostercamp en 1760.
Le 19 janvier 1741, avec Henri, son frère, Marie-Thérèse Du LAU, hospitalière à Angoulême, et Louis Pasquet, son beau-frère, ils cédèrent à Jean Du LAU, le jeune, leur frère, la métairie de Coudouin, paroisse de Brie, en Saintonge, devant Caillaud, notaire à Angoulême.
Il fut inhumé le 19 novembre 1787, à Cellettes, âgé de 82 ans.
4) Jean, né le 6 et baptisé à Cellettes le 17 janvier 1706, chevalier, seigneur de Cellettes, décédé au dit lieu le 18 avril 1787, âgé de 81 ans, sans postérité.
5) Jeanne, qui épousa par contrat du 21 février 1735, Louis Pasquet, écuyer, sieur de la Rochebertier, en présence de Jean, son frère aîné.
6) autre Jean, qui suit.

XII) Du LAU Jean, chevalier, seigneur de Coudouin et de Verrine (Mansle).
Il épousa, par contrat du 12 avril 1741, (passé devant Caillaud, notaire à Angoulême), et à l'église le 25 avril 1741 (*), Marie Le Roy, fille de Gaston, chevalier, seigneur de Lenchère, et de feue Angélique Frougeard, en présence de Jean et de Jeanne Du LAU, ses frère et soeur.
Le 19 janvier 1741, ses frères et soeur lui avaient cédé la métairie de Coudouin, en Saintonge.
Il était décédé avant le 16 juin 1749, date à laquelle sa veuve partageait avec ses cohéritiers la succession de Gaston Le Roy de Lenchère, son père, devant Caillaud, notaire à Angoulême.
Il avait eu pour enfant :

XIII) Du LAU Jean-Gaston, chevalier, vicomte Du LAU, né en 1745.
Ancien colonel au régiment de Saintonge, chevalier de Saint-Louis, il assista à l'assemblée de la noblesse d'Angoumois en 1789.
Il épousa en 1796, sa cousine, Adélaïde-Philippine-Anne, alias Marguerite-Adélaïde Du LAU, fille de Joseph et d'Augustine Lhoste de Beaulieu, sa seconde femme, chanoinesse de l'Argentière.
Elle mourut veuve à Cellettes, le 18 novembre 1847, âgée de 73 ans, ayant eu :
  1) Suzanne-Eléonore-Joséphine, qui épousa par contrat du 27 novembre 1814 André-Jules Horric du Fraisneau de La Motte-Saint-Genis, garde du corps, lieutenant de cavalerie.
2) Augustin-Gaston, qui suit.
3) Marie-Louise-Philippine, née à Cellettes le 6 août 1803.

XIV) Du LAU Augustin-Gaston, vicomte Du LAU, né en 1798.
Il fut officier de cavalerie, et épousa le 26 juillet 1826, Madeleine-Clémentine de Cressac, fille de Bathélémy-Eutrope, vicomte de Cressac, et de Lucie de La Marque.
Elle était décédée le 15 octobre 1877.
Ils avaient un fils unique :
  1) Bathélémy-Adrien, mort en 1858, sans alliance.

Branche de LANDRAUDIE :
IX) Du LAU Jean, seigneur de Landrodie.
Il épousa par contrat du 7 décembre 1625 Jeanne Rousseau, fille de feu Gilles, chevalier, seigneur de la Mercerie, et de Barbe de Massacré.
Etant veuve, elle fut maintenue en sa noblesse avec Isaac et François Du LAU, le 24 janvier 1667, par les commissaires de la généralité de Limoges.
Ils avaient eu :
  1) Hélie, chevalier, seigneur de Landrodie.
Il épousa le 12 août 1655, Anne Texier, fille de François, seigneur de Barreyrat, et de Marie du Faure.
Il mourut sans postérité.
2) François, qui suit.
3) autre François, seigneur de Landrodie, qui épousa par contrat du 24 mai 1669, Isabeau Bertrand, fille de Jean, écuyer, seigneur de Laurière, et de feue Marguerite Deschamps.

X) Du LAU François, chevalier, seigneur d'Amberat.
Il épousa par contrat du 31 octobre 1683, Marie de Juglard, fille de feu Henri, seigneur de Lage, et de Madeleine de Chazelles.
Ils eurent :

XI) Du LAU François, chevalier, seigneur de la Grange, lieutenant de grenadiers au régiment de Laonnois.
Il se distingua à la bataille de Malplaquet.
Il épousa en 1722, sa parente Madeleine de Chazelles, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Bouege, et de Jeanne Domenge. Ils eurent pour enfants :
  1) Léonard, alias Louis, qui suit.
2) Marguerite, qui épousa par contrat passé devant Jeheu, notaire à Angoumême, le 25 janvier 1754, après procuration donnée par son père à Jean de La Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Maumont, pour consentir à ce mariage, François de Viaud, écuyer, seigneur de la Charbonnière. Elle eut en dot 50000 livres qui lui étaient dues par plusieurs personnes, et une valeur de 1000 livres en meubles.

XII) Du LAU Léonard, alias Louis, chevalier, seigneur de la Grange.
Il épousa par contrat du 15 octobre 1750, Madeleine de Lastre, veuve de Joseph Cadiot, écuyer, seigneur de Pontenier, et fille de feu Charles et de Marie de Curzay.
Sa postérité, si elle existe, n'est pas connue.

- Extrait du cahier du rôle du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoumois (1635) : De Bremond d'Ars
- Marquis Horric de la Motte Saint Genis "les anciens seigneurs de Bouex."
- Beauchet-Filleau : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou.
- Armorial général de France, généralité de Limoges : dressé par Charles d'Hozier.
- (*) Notes envoyées par Mr Antoine DORCIER.
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