de FLEURY |
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D'argent à l'aigle éployée de sable. (Cette aigle a possédée deux têtes, au XIXème et XXème siècle, suite à une interprétation erronée du terme "éployée", qui ne signifie pas "bicéphale", mais les ailes relevées en position haute). |
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D'argent à l'aigle à deux têtes de sable. |
D'azur à l'aigle éployée d'or, membrée, becquée et languée de gueules. (Armorial de Mervache, datant du XVIème siècle) |
Au musée de Niort, il y a une clé de voûte sculptée (style Renaissance), qui porte un blason chargé d'une aigle simple éployée, avec ces mots : KAROLVS FLOVRY. (Probablement le prieur de Fontblanche) (Philippe de Fleury). Dans l'armorial du Poitou de 1700, on trouve divers blasons donnés d'office qui sont de pure fantaisie. Les anciens cachets portent tous une aigle simple, soit les ailes levées, soit les ailes abaissées. |
Famille d'ancienne noblesse, qui pendant 4 siècles habita la Raffinière (Brux - Vienne), au comté de Civray. Plusieurs de ses branches se sont établies en Saintonge et en Angoumois. La filiation de la tige principale se trouve prouvée depuis la fin du XIVème siècle, par des pièces authentiques mentionnées dans l'Inventaire des titres de Couhé-Vérac, les preuves de page de la Grande Ecurie d'Eustache de Fleury du Vert, en 1690, remontant à 1442. Diverses généalogies plus ou moins complètes ont été imprimées à Angoulême (1879), et dans le Supplément des registres de d'Hozier. Certaines notes de famille parlent d'une origine étrangère au Poitou (Normandie), mais aucun document n'a été retrouvé à ce sujet. La forme ancienne du nom était FLORY, FLOURY. La forme de FLEURY commence à se trouver au XVIIème siècle. |
Noms isolés : |
- FLOURY Jean, prieur de Fontblanche, près de la Mothe Saint-Héraye, eut un procès le 28 octobre 1475, avec Charlot d'Orfeuille, écuyer, seigneur de Foucaut. |
- FLOURY Charles, prieur de Fontblanche, reçut un aveu de Méry d'Orfeuille, écuyer, seigneur de Foucaut, le 13 août 1506. |
Branche de la RAFFINIÈRE (Brux - Vienne) : |
I) FLEURY Michel, seigneur de la Raffinière. Il fit aveu de ce fief au seigneur de Couhé, le 3 août 1413 et le Ier septembre de la même année (Archives de la Vienne, Registre 196). Comme la Raffinière appartenait en 1412 à Pierre Joubert, seigneur de Fayolle, il est fort probable que Michel FLOURY ait épousé une fille de ce seigneur. Il semble qu'il eut pour fils : |
II) FLEURY Jean, écuyer, seigneur de la Raffinière. Le 16 janvier 1442, il fit aveu au seigneur de Couhé, pour la Raffinière et le fief des Mourtes ? (Le 8 mars 1450). Il fit sans doute d'autres aveux les 2 septembre 1458 et 20 juin 1483. Il se maria probablement vers 1440, et dut avoir pour fils : |
III) FLEURY Jean, écuyer, seigneur de la Raffinière. Il fit aveu au seigneur de Couhé en 1491. Il acquit en 1490 le fief de Mortaigne, ou Aiguisefesson à Fossemagne, près de Melle. En 1491, il servit au ban du Poitou. Dans le rôle des bans, il était dit habitant la châtellenie de Celles. Il vivait encore le 2 septembre 1556, date du second mariage de son fils cadet, auquel il donna la Boulaye, paroisse de Baussais (Deux-Sèvres). Vers 1480, il épousa Jacquette Lauvergnat, de la famille des seigneurs de Langes, près de Lusignan. De cette union naquirent, au moins :
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IV) FLEURY Hugues, écuyer, seigneur de la Raffinière, de la Jouinière, Mortaigne, du Marchais et des Fosses, près de Benon. Il servit au ban du Poitou le 27 août 1521, puis le 27 juin 1522. Il fit hommage de ses fiefs le Ier mars 1525, et le 15 janvier 1536 pour Mortaigne, relevant de Melle (Archives Nationales P. 1147). Il rendit aveu pour la Jouinière (Thorigné), relevant de Melle, le 4 février 1548, et pour la Raffinière le Ier août 1549. Le 25 août 1556, il partagea avec son frère. Par suite d'une confusion, il fut dit qu'il avait épousé en premières noces le 18 février 1504 Jacqueline de Lavergnette, mais il semble qu'il épousa seulement, sans doute en 1504, Isabeau (alias Esther) de Parthenay, dame du Marchais et des Fosses Aigrefeuille, près de Benon, fille de Jean, écuyer, seigneur de Langevinière, et de Huguette de Voullon (Ledain - Gâtine). Elle amena aussi la seigneurie de la Brande (Aigrefeuille d'Aunis). Elle décéda avant le Ier mars 1525, jour où Hugues fit aveu au comte de Benon, comme tuteur de ses enfants, qui étaient :
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V) FLEURY Mathurin, écuyer, seigneur de la Brande, du Marchais et des Fosses. Il servit au ban de 1534, et fit aveu à Benon le 17 avril 1546. Il fit un accord avec son oncle Philippe, le 20 décembre 1555, lui cédant des armes, en reconnaissance de ses soins pendant une maladie provenant sans doute de blessures reçues à la guerre (Bibliothèque Nationale, preuves des pages, grande écurie). Il épousa en 1531 (Dugouet, notaire à La Rochelle), Anne Furgon. De cette union naquirent :
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VI) FLEURY Claude, écuyer, seigneur de la Raffinière, Mortaigne. Il fit un accord et partagea avec son frère Charles, et avec son oncle Philippe, le 10 août 1561. Le 24 décembre 1565, il fit aveu à Melle, pour Mortaigne (Archives de la Vienne C. 448), et le 17 juillet 1578, au seigneur de Couhé. En 1598, il fut reconnu noble par les commissaires du Roi. Il épousa le 24 août 1561 (Mousset et Chambret, notaires à Montreuil-Bonnin), Louise des Francs, et eurent pour enfant, au moins : |
VII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de la Raffinière, de la Salle, etc. Il obtint du seigneur de Couhé, le 16 juillet 1601, la permission de fortifier la Raffinière, et fit hommage de ce fief le 3 mai 1607. Il épousa en premières noces le 30 janvier 1601, Louise de La Barre, fille de François, écuyer, seigneur de Vaution, et de Marie Landry. Ils eurent pour enfants, au moins :
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VIII) de FLEURY Jacques, écuyer, seigneur de la Raffinière, la Salle. Il fit aveu à Couhé en 1641. Le 19 juillet 1635, il transigea avec le curé de Brux, au sujet des dîmes de la Raffinière. Dans cet acte furent mentionnés un aveu fait le Ier décembre 1412 par Pierre Joubert, écuyer, au seigneur de Couhé; un autre de Hugues FLEURY en 1549, etc. Il épousa en premières noces le 18 octobre 1628, Marie de Mallevau, ou Mallevault, fille de René, écuyer, seigneur de la Mangotière, et de Nicole Regnauld. Il ne semble pas qu'ils eurent de descendance. Jacques épousa en secondes noces le 6 janvier 1644 (Arnaudeau et Pinet, notaires à Niort), Susanne du Fay, fille de René, écuyer, seigneur de Boisroulet, et de Susanne de Malortie. (Elle se remaria le 20 août 1657 avec Jacques de Mauvise, écuyer, seigneur des Richardières). De cette union naquirent :
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IX) de FLEURY Jean, chevalier, seigneur de la Raffinière, des Minières, Fontenilles.
Il fut maintenu dans sa noblesse par M. de Barentin, le 3 septembre 1667. En 1668-1671, il eut à cause de sa femme, un procès avec les religieuses de la Trinité de Poitiers, au sujet d'arrérages de rente. (Archives de la Vienne, Trinité, 17 et 18). Il épousa en premières noces le 18 juin 1664 Madeleine Régnier de La Planche, fille de Pierre, écuyer, seigneur de la Planche, et de Catherine Collin (Archives de la Vienne, En 251 bis). De cette union naquirent :
Ils eurent pour enfants :
Il décéda peu de temps après et fut inhumé dans l'église de Brux, où son tombeau est encore visible. |
X) de FLEURY Olivier, écuyer, seigneur de la Raffinière et des Minières.
Il épousa le 31 octobre 1696 à Blanzais (Vienne), Jacquette Françoise Cacault, fille de Jacques, seigneur de la Garde, conseiller du Roi au siège de Civray; et de Françoise Texereau. Il décéda jeune, le 11 décembre 1704, laissant plusieurs enfants, à qui on nomma un curateur le 22 décembre 1704 (Greffes de Civray). Ces enfants furent :
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XI) de FLEURY Jean-Louis, chevalier, seigneur de la Raffinière et des Minières, né le 25 septembre 1702. Il était âgé de 2 ans lorsqu'il fut mis en tutelle le 22 décembre 1704. Il fut maintenu noble en 1715. Le 25 octobre 1749, il vendit le Breuillac de Caunay (Archives de la Vienne C. 413). Il fut inhumé dans l'église de Brux le 8 décembre 1752. Il avait épousé à Taizé-Aizie, le 28 février 1729, Madeleine Jourdain de Boistillé, fille de René, écuyer, seigneur de Boistillé, et de Marie Jacquette Bricault. De cette union naquirent :
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XII) de FLEURY Gabriel Philippe, chevalier, seigneur de la Raffinière, des Minières, etc. Il assista le 8 décembre 1752 à l'inhumation de son père dans l'église de Brux. En 1777, il était en procès devant le juge sénéchal de Couhé-Vérac. Il vendit la Raffinière, après en avoir reconstruit le château à la place du donjon. Ses biens furent saisis en 1784 à la requête de César d'Hémery, chevalier, seigneur de la Martinière (Archives de la Vienne E. 591). Il décéda sans postérité. |
Branche de BEAUREGARD : |
X) de FLEURY Joachim, écuyer, seigneur de Blanzac. Il naquit au château de la Raffinière en 1685. Il soutint avec son frère Pierre, seigneur de Lhoumède, contre les enfants de Madeleine Régnier de La Planche, première femme de leur père, au sujet de la dot de Susanne de Goret, leur mère, un procès qui fut définitivement gagné au Parlement de Paris le 5 août 1779. Il décéda à Blanzac, et fut inhumé dans l'église d'Asnoix (Vienne), le 10 novembre 1746. Il avait épousé à Genouillé, le 24 février 1727, Jeanne Bénigne Chitton, fille de feu Louis, écuyer, seigneur de Chilloc, et de Susanne Chitton. De cette union naquirent :
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XI) de FLEURY Louis Charles, chevalier, seigneur de Blanzac, Beauregard, né à Asnoix le 4 novembre 1735. Il comparut en 1789 à la réunion de la noblesse du Poitou. Il épousa le 26 janvier 1761, dans la chapelle du château de Beauvais (Châtain - Vienne), Marie Charlotte (alias Marie Anne) de Montfreboeuf, fille de Louis, chevalier, seigneur de Beauregard, et de Marie Charlote Pascault du Buissonnet. Il fut inhumé à Asnoix le 9 août 1891. Outre plusieurs enfants décédés en bas-âge, il eut de son mariage :
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XII) de FLEURY Louis Pierre Gilbert, comte de Fleury, chevalier, seigneur de Beauregard, né au château de Beauregard le Ier août 1769. Il comparut en 1789 à la réunion de la noblesse du Poitou. Ayant émigré en 1792, il fit toutes les campagnes de l'armée de Condé, et se signala par sa bravoure à Ober-Kamlach, où il fut grièvement blessé. Il rentra ensuite en France, où il fut nommé capitaine et chevalier de Saint-Louis en 1814. Il décéda le 3 décembre 1828. Il avait épousé aux Jaudonnières (Vieux-Cérier), le 3 novembre 1790, Louise Dorothée d'Angély de Rochebrune, fille de François et de Marie Denise de Chergé de Villognon. De cette union naquirent :
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XIII) de FLEURY Louis François Ferdinand, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 3 mai 1803. Il épousa à La Rochefoucauld le 21 janvier 1830, Marie Adèle de Livron, fille de Jean Jacques Abraham, marquis de Livron, et de Jeanne Henriette Joséphine du Lau. Il décéda à Béziers le 13 novembre 1863, laissant pour enfants :
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XIV) de FLEURY Jean Louis Arthur, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 29 décembre 1830. Il exerça le métier de docteur en médecine. Il décéda à Angoulême le 31 août 1892. Il avait épousé à Voulgézac le 17 mai 1858, Marie Thérèse Desmazeaud, fille de Marcellin Joachim, ancien magistrat, et de Marie Mesneau de Saint-Paul. De cette union naquirent :
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Branche cadette de BEAUREGARD : |
XIII) de FLEURY Jean Baptiste Edouard, comte de Fleury, né au château de Beauregard le 28 novembre 1805. Il entre dans l'Université et fut d'abord recteur à Niort, puis lors de la suppression des recteurs départementaux en 1849, inspecteur d'académie à Mont de Marsan, où il resta près de 18 ans, enfin à Besançon. Poète, travailleur infatigable, membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest, etc., il écrivit plusieurs ouvrages de mérite, entre autres : "Les émigrés", "La vie de Sainte-Radegonde", etc. Ce fut un savant distingué et pendant longtemps, il entretint une correspondance suivie avec Montalembert, Louis Veuillot et plusieurs autres grands écrivains. Il collabora aussi au journal l'Univers. Il décéda au Vieux-Cérier le 5 novembre 1895. Il avait épousé le 16 octobre 1827, Blanche Catherine Coyteux du Portal, fille de Pierre et de Blanche Brumauld de Villeneuve. De cette union naquirent :
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XIV) de FLEURY Pierre Henri Armand, né à Ruffec le 22 avril 1830. Il fut professeur à l'école de médecine, et médecin des hôpitaux de Bordeaux. Il a écrit plusieurs ouvrages de médecine. Il épousa le 29 octobre 1859 à Bordeaux, Alix Marie Thérèse Charpentier, fille de Paul, et d'Eugénie Dubois. De cette union naquirent :
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XV) de FLEURY Jean Baptiste Paul Louis Edouard Maurice, né à Bordeaux le 20 octobre 1860. Ancien interne des hôpitaux de Paris, il fut médecin, et fut décoré chevalier de la Légion d'Honneur. Il écrivit plusieurs ouvrages de philosophie médicale et d'hygiène morale, entre autres : "Introduction à la médecine de l'esprit", "Les grands symptômes neurasthéniques", "Le corps et l'âme de l'enfant", " L'âme du criminel". Il épousa à Bordeaux le 10 mars 1888, Marie Louise Joséphine Andrée Tonneins, fille de Bernard Charles Hippolyte, et d'Eugénie de Tournier. Ils eurent pour enfant : |
XVI) de FLEURY Jean. |
Branche de LHOUMÈDE (Alloue): |
X) FLEURY Pierre, écuyer, seigneur de Fontenille, Lhoumède (Alloue), baptisé à Brux le 3 septembre 1687. Il servit en 1712 à l'armée des Flandres, dans le régiment d'Esclainvilliers-Cavalerie. Il épousa le 27 février 1713 Marguerite Jourdain, fille de Louis, écuyer, seigneur de Lhoumède, et de Marie Barbier. De cette union naquirent, au moins :
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XI) de FLEURY Jean, écuyer, seigneur de Lhoumède, y résidant en 1746. Il servit dans les gendarmes de la Reine, et fut lieutenant de cavalerie. Il épousa le 18 janvier 1755 Françoise Madeleine de Chergé de Villognon, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Villognon, et de Marie Renaud. De cette union naquirent, au moins :
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XII) de FLEURY Henri Philippe, écuyer, seigneur de Lhoumède, chevalier de Saint-Lazare, baptisé le 3 janvier 1756. Il fut reçu à l'école militaire le 15 juillet 1768. Capitaine en 1783, il fut nommé commandant de place à Cambrai en l'an VI. Il décéda à Poitiers le 15 mars 1828. Il avait épousé le 30 mai 1808 Susanne Thérèse Henry, fille de François, et de Jeanne Dromains. Ils eurent pour enfant :
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Branche du BOIS de LUCHÉ (Rom - Deux-Sèvres), et du VERT (Auvert - Deux-Sèvres) : |
IV) FLEURY Philippe, écuyer, seigneur du Bois de Luché. Il partagea avec son frère aîné le 25 août 1556, et eut ainsi le Bois de Luché. Il épousa en premières noces le 2 septembre 1526, Charlotte de Breuil, fille de François, écuyer, seigneur de Traversay, et de Jeanne de Parmet. Il épousa ensuite en secondes noces en 1540, Guyonne Chevallier, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Coindardière, et de Perrette des Francs. De ce second mariage naquirent, au moins :
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V) de FLEURY Artus, écuyer, seigneur du Bois de Luché et de Sazay. Il servit comme homme d'armes des ordonnances du Roi, et reçut le 9 juin 1581, un certificat de François de Barbezières, seigneur de Chémeraut, capitaine de 50 hommes d'armes, attestant les services qu'il avait rendus dans sa compagnie. Il fut aveu à Hérisson le 15 octobre 1591, pour les Roches de Sazay (Brie - Deux-Sèvres) (Fiefs de Thouars). Le 20 novembre 1598, il fut reconnu noble par les commissaires du Roi en Poitou, sur le vu de ses titres remontant à 1458. Il épousa le 30 avril 1575 Adrienne Gazeau, dame du Vert, fille de Philippe, écuyer, seigneur des Fontaines et du Vert, et de Renée de Saligny. Elle lui apporta par ce mariage la terre des Fontaines (Saint-Séverin sur Boutonne). De cette union naquirent :
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VI) de FLEURY René, chevalier, seigneur du Bois de Luché, du Vert (autrefois Auvert), et des Fontaines en Saint-Séverin sur Boutonne. Il partagea avec Françoise et Antoinette, ses soeurs, le 19 novembre 1620. Le 10 mars 1645, il fit aveu et paya 26 livres de devoir pour l'avènement du roi Louis XIV, à cause d'un fief et droit d'usage dans la forêt de Chizé. Il épousa le 11 septembre 1623 Félice Bardonin, fille de François, écuyer, seigneur de Bois-Buchet, et de Gabrielle Brouart. Ils eurent au moins :
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VII) de FLEURY François, chevalier, seigneur châtelain haut justicier du Vert, des Fontaines et des Côtes. Il fut lieutenant de la noblesse du pays d'Aunis et de l'île de Ré, sous le commandement du duc de Gadagne, en 1674. Le 25 février 1675, à la suite de divers procès , il exigea de François FLEURY, écuyer, seigneur de Villeneuve, une déclaration portant que ce dernier était d'une autre famille que les seigneurs de la Raffinière, et portait des armes différentes. Ledit seigneur de Villeneuve descendait de Charles FLEURY, sieur des Brandes et de Gabrielle Meusnier, et non pas de Charles de FLEURY, écuyer, seigneur de la Brande, marié avec Louise Linger, lequel n'avait laissé qu'une fille unique du nom de Judith. Il rendit hommage le 6 avril 1656 au seigneur de Surgères, et fut maintenu noble par M. Barentin le Ier septembre 1667. Il épousa le 26 avril 1662 Gabrielle Maron, fille de Jacques, écuyer, seigneur de la Bonardelière, et de Elisabeth Imbert. De cette union naquirent, au moins :
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VIII) de FLEURY Eustache, écuyer, seigneur châtelain du Vert, né le 13 novembre 1672. Il fut reçu page de la Grande Ecurie le 2 mars 1690. Le 26 juillet 1699, il fut maintenu noble avec sa mère, à La Rochelle. Il vendit la terre et le château du Vert à M. Galard de Chauvin, ainsi que la terre des Fontaines (Saint-Séverin sur Boutonne) à Angélique Bernard, et se retira à Bordeaux, où il paraît être décédé sans postérité. |
Branche de VILLENOUVELLE (Villeneuve La Comtesse - canton de Loulay) : |
VII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villedeseaux (Vert - Deux-Sèvres), Villenouvelle. Il fut maintenu noble par M. Barentin, en 1667. Il semble qu'il se maria deux fois : en premières noces le 12 mai 1659, avec Marie de Massougne, fille de Jean, écuyer, seigneur de Loisellière, et de Jeanne Thibault. De cette union naquirent, au moins :
Il passa un acte avec Marie Teillé, le Ier février 1686. Elle était l'une des Dames de la Miséricorde de Niort, vers 1700. (Archives des Deux-Sèvres E. 1134). |
VIII) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villenouvelle. Il servit au ban du Poitou en 1689, et fut inscrit d'office à l'Armorial de Niort en 1700. Il fut maintenu noble en Poitou le 19 mai 1699, ainsi que le 2 mars 1715 D'après une note qui paraît être erronée, il se serait marié trois fois. En tout cas, il épousa le 27 avril 1689 Marie de Beauchamps, fille de Charles, écuyer, seigneur de Charbonnières, et de Marie Groussard. Ils eurent pour enfants, au moins :
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IX) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de la Villenouvelle. Il eut par acte du 19 avril 1717, (à moins que ce ne soit son père), la métairie du Grand-Marreau, cédée par François de Verteuil, écuyer, seigneur de Boismasson. Le 8 août 1721, il y eut un retrait lignager sur cette métairie, au profit de Marie de Verteuil, épouse de Henry Jacques Chevallier de Villemorin, demeurant à Boismasson, au bourg de Coivert. En 1723, Louise de Massougnes, veuve de François Giron, marchand, lui céda le logis du Tabarit (canton de Loulay). Il semble qu'il le revendit vers 1740. Il épousa en premières noces vers 1715 Marie Campet, fille de Eléonor, écuyer, seigneur d'Estray, et de Anne Moré. Elle testa le 24 avril 1720. De cette union naquit :
Elle fut inhumée le 18 septembre 1760, ayant eu pour enfant :
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X) de FLEURY Gabriel, écuyer, seigneur de Villenouvelle. En 1784, il était époux de Marguerite de La Bonnetie. Il semble être décédé sans postérité. |
- BEAUCHET FILLEAU : Dictionnaires des familles de l'ancien Poitou. - renseignements généalogiques et héraldiques fournis par M. Philippe de FLEURY. - Jean-Paul GAILLARD et Bruno SÉPULCHRE : Article sur le Roulle (Saint-Sulpice de Ruffec), et sur Saint-Médard (Verteuil), dans Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente; Editions Bruno Sépulchre. - Frédéric CHASSEBOEUF : Châteaux, manoirs et logis de la Charente-Maritime. Editions Patrimoines et Médias. |